"Réaliser cet exploit avec ses meilleurs amis..."

Les réactions de Kari Arnason, Heimir Hallgrimsson, Aron Gunnarsson, Marcel Koller et Christian Fuchs après la victoire de l'Islande contre l'Autriche (2-1), synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de l'EURO.

Kari Arnason, milieu de l'Islande
C'est impossible de décrire tout ça... Réaliser cet exploit avec ses meilleurs amis, c'est quelque chose de fantastique ! On est un groupe très uni, c'est merveilleux d'être parvenus à faire ça ensemble. Et avec 10 000 supporters dans les tribunes ! C'est un sentiment incroyable, c'est comme avoir sa famille au match. D'ailleurs je connais 50% des supporters présents (rires), du moins je sais les reconnaître !

Sur le premier but, ma déviation sur une longue touche fait partie des combinaisons qu'on travaille à l'entraînement. Mais je ne vais pas dévoiler tous nos secrets... J'ai toujours supporté l'Angleterre dans les grands tournois, quand on ne se qualifiait pas, alors les affronter en huitièmes de finale, c'est un rêve qui devient réalité. On va jouer contre eux avec un vrai esprit d'équipe, on croit en nos qualités.

Heimir Hallgrimsson, co-sélectionneur de l'Islande
Je pense que tout le monde a pu voir sur le terrain ce que cette victoire signifie pour nous... On a mis toute notre envie dans ce match, on voulait se sacrifier pour la victoire, et parvenir à ce résultat dès notre première participation, c'est quelque chose de formidable. La fête nationale islandaise est le 17 juin, mais on va peut-être devoir changer la date (rires)...

En Islande, on connaît tout du football anglais, alors on n'aura pas forcément besoin de beaucoup analyser notre prochain adversaire. Les Anglais ne connaissent peut-être pas tous nos joueurs, mais nous, on connaît tous leurs joueurs ! C'est une équipe créative, qui joue bien au ballon. On devra faire le match parfait face à eux, mais même en livrant le match de notre vie, on ne sera pas sûrs de gagner. Maintenant, on va profiter... et récupérer ! On va dire aux joueurs d'aller dormir...

Aron Gunnarsson, milieu de l'Islande
Je suis vraiment chamboulé, que peut-on dire après un tel match ? On s'est battus pour notre pays, et cette équipe est vraiment incroyable. Je ne sais pas vraiment comment on a réussi à le faire, mais ce qui s'est passé montre le caractère des Islandais.


Marcel Koller, sélectionneur de l'Autriche
On n'a pas bien joué en première période, on a commis beaucoup trop d'erreurs, il y avait beaucoup trop de déchet dans notre jeu. Ç'a été mieux en seconde, on a retrouvé le visage qu'on avait affiché lors des éliminatoires, mais c'est dommage de n'avoir su le faire que durant 45 minutes... En face, il y avait 10 joueurs dans la surface, comme un mur islandais donc c'était difficile ! On a réussi à trouver quelques brêches, mais pas à marquer plus. Il y avait toujours un pied ou un tibia pour dévier le ballon, on peut appeler ça de la chance ou de la malchance...

Malgré tout, je pense qu'on peut tirer beaucoup d'enseignements de ce tournoi. On a pu se confronter au haut niveau, et ça rendra les joueurs plus forts. Ça restera une expérience enrichissante. On peut se dire qu'on a joué cette compétition, qu'on a fait de notre mieux. Ça ne peut pas toujours fonctionner, c'est pour ça que je dirais que cette défaite est positive.

Christian Fuchs, défenseur de l'Autriche
C'est une très grande déception. On avait de grands objectifs, mais on a eu du mal à marquer des buts dans ces trois matches, et on a commis des erreurs individuelles en défense. On peut dire qu'on n'a pas été à la hauteur de nos espérances, on va analyser cela dans les prochains mois. Mais la déception est énorme.

L'important, c'est de rebondir. Bien sûr, on n'est pas satisfaits de ce qu'on a produit dans ce tournoi, mais avec la façon dont l'équipe s'est développée ces dernièrs années, il y a plein de raisons d'être fiers de nos joueurs. 

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