Alaba, es-tu là ?

Alors que l'Autriche doit battre l'Islande mercredi pour espérer se qualifier, elle attend beaucoup de sa star David Alaba, qui n'a pas encore brillé dans cet EURO.

©Getty Images

David Alaba et l'Autriche disputent peut-être, mercredi au Stade de France (18h00), leur dernier match à l'UEFA EURO 2016. Mais on a l'impression que le joueur du Bayern Munich n'est pas encore entré dans sa compétition. Contre la Hongrie (0-2), il a d'abord plongé comme son équipe, avant de tenter de surnager face au Portugal (0-0) dans un rôle de meneur de jeu pas vraiment taillé pour lui.

Au pays, les critiques fusent. Sont-elles justifiées ? "Toute l'attention est sur lui, mais ce n'est pas juste parce qu'il fait partie d'une équipe", a déclaré son capitaine Christian Fuchs mardi, assurant que son partenaire allait sortir "un très bon match" à Saint-Denis.

  • L'Islande n'a jamais battu l'Autriche en 3 confrontations (2 nuls, 1 défaite)
  • Les deux équipes doivent s'imposer pour espérer atteindre les huitièmes de finale
  • L'Autriche avait déjà joué au Stade de France lors de la Coupe du monde 1998 (défaite 1-2 contre l'Italie)
  • C'est à Saint-Denis que David Alaba avait fêté sa première sélection avec l'Autriche (1-3 contre la France en octobre 2009)

Son sélectionneur Marcel Koller a lui mis en avant le nombre de matches (46) disputés par son numéro 8 avec le Bayern Munich cette saison. "Il a joué plus de 3 000 minutes ! Aucun de nos joueurs n'a passé autant de temps sur le terrain... Il a des qualités exceptionnelles, mais on ne peut pas toujours être au top. Parfois il faut aussi savoir se préserver, ne pas courir sur tous les ballons..."

À quel poste évoluera David Alaba face à l'Islande ? Une seule certitude : "Il jouera", a annoncé son coach. Pas surprenant vu l'importance du Bavarois dans la qualification de l'Autriche pour cet EURO (4 buts, 3 passes décisives). Au Stade de France, théâtre de sa toute première sélection il y a presque sept ans, Alaba devra assumer son statut pour emmener son équipe en huitièmes de finale.

Les équipes probables
Islande : Halldorsson; Sævarsson, R. Sigurdsson, Arnason, Skulason; Gudmundsson, Gunnarsson, G. Sigurdsson, B. Bjarnason; Sigthorsson, Bödvarsson. 
Incertain :
 Gunnarsson.
Suspendus en cas d'avertissement : Bjarnason, Gudmundsson, Sævarsson
Suspendu : Finnbogason

Autriche : Almer; Klein, Prödl, Dragović, Fuchs; Baumgartlinger, Alaba; Harnik, Schöpf, Arnautović; Janko.
Incertain: Junuzovic (cheville)
Suspendus en cas d'avertissement: Fuchs, Harnik, Hinteregger, Schöpf

Lars Lagerbäck, sélectionneur de l'Islande
Je suis confiant. J'attends des joueurs d'augmenter le niveau d'un cran. Nous devons progresser en attaque. À part cela, je pense que nous avons très bien géré nos matches. Nous abordons chaque rencontre avec l'intention de gagner. C'est notre approche en général, mais nous devons aussi faire en sorte d'éviter les erreurs stupides.

Aron Gunnarsson, milieu de l'Islande
Ces matches, ce sont les matches de nos vies. Il y a beaucoup de pression, il faut savoir la gérer. Toute la nation est fière de nous, et j’espère qu’elle le sera encore plus après le match. On vit une très belle expérience, on rêvait tous de jouer ce genre de compétition quand on était plus jeunes. Maintenant, on veut rester une semaine ou deux, ce serait chouette… On a encore des choses à montrer.

Marcel Koller, sélectionneur de l'Autriche
Ce sera un match très intense, les deux équipes doivent gagner. Les Islandais sont très forts dans le combat, très compacts, mais ils savent aussi produire du jeu. Pour nous, la clé sera de se donner à 100% dans l’effort tout en étant plus précis, plus relâchés. Face au Portugal, on a bien défendu, bien géré les un contre un, mais on n’a pas pu montrer notre potentiel offensif. Demain, il faudra faire les deux.

On devra concrétiser. Peu importe la manière, il faudra marquer ! Les conditions sont favorables, il y a une bonne ambiance dans l’équipe, maintenant il faut traduire ça sur le terrain et gagner ce match. On a bien analysé notre adversaire, sa principale force, c’est la discipline. Mais elle a aussi quelques joueurs qui peuvent faire la différence…

Christian Fuchs, défenseur de l'Autriche
Quand on voit notre état d’esprit et notre attitude contre le Portugal, on peut être optimistes. On n’a peut-être pas été très présents offensivement, mais tactiquement  on leur a posé des problèmes. On a déjà été sous pression lors des éliminatoires, on a montré qu’on pouvait gérer ça. C’est normal qu’il y ait de la pression, puisque seul le vainqueur se qualifiera ! On connaît l’importance de ce match, on se battra jusqu’à la dernière seconde et je suis convaincu que si on se donne à fond, on gagnera.

Suivez le match sur les réseaux sociaux (#ISLAUT)
@EURO2016
L'UEFA EURO 2016 sur Facebook
L'UEFA EURO 2016 sur Instagram

Haut