Le coup parfait

Werder Bremen - Olympique Lyonnais 0-3
Wiltord, Diarra et Juninho ont assommé les Allemands mercredi soir au Weserstadion.

Un but rapide de Sylvain Wiltord et deux coups de massue de Mahamadou Diarra et Juninho dans le dernier quart d'heure ont probablement propulsé l'Olympique Lyonnais au tour suivant. Mais le Werder Bremen peut rager. Il a dominé tout le match.

Comme en 1999 ou comme en 2004 ?
Sauf renversement de situation du type de celui du 16e de finale de la Coupe UEFA 1999/00 où l'OL avait gagné 3-0 à l'aller à Gerland avant de perdre 4-0 à Brême, les Français sont en quart de finale de l'UEFA Champions League, comme l'an dernier.

Quelle efficacité
Face au champion d'Allemagne, qui méritait mille fois mieux, le champion de France s'est montré efficace, transformant deux de ses trois occasions avant que Juninho n'estoque le Werder sur coup franc. Lyon, qui renforce sa position de meilleure attaque de la compétition (20 buts), fait plus que jamais partie des favoris

Mieux que prévu
En posant le pied en Basse Saxe, Paul Le Guen n'avait cessé de répéter qu'il était ici d'abord pour ne pas prendre de but. Il voulait aussi, si possible, inscrire celui sur lequel les quatre autres clubs français engagés en Coupe d'Europe se sont cassés les crampons en 2005. Il a fait bien mieux.

Le pari de l'offensive
Pour parvenir à ses fins, le coach lyonnais avait osé aligner Pierre-Alain Frau en pointe, au côté de Sylvain Wiltord. Florent Malouda et Sidney Govou héritaient aussi de tâches offensives. Le pari du 4-2-4 était risqué à l'extérieur. Il allait payer.

Govou se rate, Wiltord marque
Après une première occasion allemande (frappe de 10m de Johan Micoud repoussée par Grégory Coupet, 7e minute), Malouda entamait un long raid sur la droite, centrait à destination de Frau qui remettait dans la course de Govou. Le capitaine lyonnais loupait sa frappe. Elle n'était pas perdue pour tout le monde : Wiltord, excentré sur la gauche, l'expédiait dans le but (0-1, 9e).

Coupet aux poings
L'autre partie du plan de Le Guen consistait donc à ne pas prendre de but. Contrat difficile à tenir lorsque Paul Stalteri centrait pour Tim Borowski qui faisait trembler le petit filet (18e). Gageure qui tenait à la fermeté des poings de Coupet quand le latéral droit canadien trouvait la tête de Miroslav Klose (27e).

Le Werder pousse
Le Werder, privé d'Ivan Klasnic, blessé à l'échauffement, terminait la première période très fort. Une tête au-dessus de Valérien Ismaël sur un corner botté par Micoud (31e), une nouvelle combinaison Stalteri-Borowski hors cadre (38e) permettaient aux 35 000 spectateurs transis par la neige fondue de garder la foi.

Le poteau pour Govou
A la reprise, Lyon serrait encore les rangs, si bien que Klose attendait la 65e minute pour solliciter Coupet, heureux de s'interposer sur une reprise de l'international allemand. Deux minutes plus tard, Lyon obtenait sa deuxième occasion du match : un centre de Lamine Diatta, repris de la tête par Govou, qui bondissait sur le poteau avant de revenir dans les bras d'Andreas Reinke.

Diarra puis Juninho
Un coup de semonce pour les Allemands qui repartaient à l'assaut mais allaient s'incliner encore. Après que Wiltord laissait la place à Jérémy Clément, le héros d'AS Monaco – Lyon mettait Mahamadou Diarra sur orbite. Des 20 m, le milieu malien crucifiait Reinke (0-2, 77e). Le calvaire des hommes de Thomas Schaaf prenait fin à la 80e minute, quand Juninho logeait un coup franc des 30 m dans la lucarne droite de l'infortuné gardien allemand (0-3).

Soirée maudite pour Brême
Battus et abattus, les coéquipiers de Fabian Ernst, se donnaient jusqu'au bout mais ne parvenaient pas à réduire l'écart. Ils auront 90 minutes pour marquer trois buts au moins sans en prendre un à Gerland le 8 mars.

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