David Beckham, un exemple à suivre

UEFA.com rend un hommage mérité au vainqueur du Prix du Président de l'UEFA en 2018.

©Getty Images

Désormais âgé de 43 ans, David Beckham est le lauréat du Prix du Président de l'UEFA pour 2018. UEFA.com vous explique pourquoi.

En chiffres

En sélection : 115 matches, 17 buts
En compétitions de clubs de l'UEFA : 119 matches, 17 buts
En compétitions nationales (en Europe) : 484 matches, 92 buts

Un vrai bosseur

Né à Londres, Beckham commençait à supporter Manchester United dès son plus jeune âge, lui qui allait rejoindre les Red Devils en 1991. "On ne comprenait pas son accent", s'exclamait Ryan Giggs lors de l'arrivée de Becks à Old Trafford. "Mais ça se voyait qu'il supportait United, alors on l'a accepté."

Mais "Becks", comme le surnommait ses fans et coéquipiers, était bien rude pour un gars du sud. "C'était un vrai pro", expliquait Paul Ince, ancien coéquipier à MU. "Dès que l'entraînement touchait à sa fin, il sortait les mannequins pour aller s'entraîner à tirer des coups francs seul. Il faisait ça parfois pendant une heure."

"Lors de sa première saison au club, il s'entraînait le matin et l'après-midi avec le groupe, puis revenait le soir pour jouer avec les plus jeunes", se souvient de son côté son manager de l'époque Sir Alex Ferguson.

Bien plus qu'un beau gosse

Beckham en 1996
Beckham en 1996©Getty Images

"Les gens se sont servis de mon mariage et de mon style de vie contre moi. Ils ont oublié de quoi j'étais capable sur un terrain", explique le principal intéressé, première véritable superstar internationale dans le monde du football. "J'aimerais dire que cela m'est égal, mais ce n'est pas vrai."

Ses coéquipiers, eux, se souviennent plus d'un Beckham travailleur, motivé et qui n'hésite pas à revenir défendre, que ce soit au Real Madrid, à l'AC Milan ou au Paris Saint-Germain. "Je veux simplement être vu comme un bosseur qui adore jouer au football", expliquait Beckham.

Mais son plus bel atout restera tout de même son superbe pied droit. "David est l'un des meilleurs passeurs avec qui j'ai pu jouer", confiait son ex-coéquipier Rio Ferdinand. "Le ballon faisait même un beau bruit quand il le frappait !"

Des buts venus d'ailleurs

Zinédine Zidane, Beckham et Roberto Carlos au Real Madrid
Zinédine Zidane, Beckham et Roberto Carlos au Real Madrid©Getty Images

Beckham effectuait ses débuts pros pour Preston North End en 1994. Son coéquipier, Paul Raynor, se souvient : "David m'a remplacé lors de ce match. J'étais sur le banc et je râlais un peu. Et puis, il a marqué d'un corner direct, comme pour me faire taire."

Un lob du milieu de terrain pour United contre Wimbledon lors de la 1ere journée de la saison 1996/97 permettait ensuite à Beckham de véritablement se faire un nom. "Ça a changé ma vie", il se souvient. "Le ballon était dans les airs pendant des heures, et puis tout est devenu silencieux. Et puis les filets ont tremblé, et le stade a explosé".

Beckham se forgeait ensuite une réputation de redoutable tireur de coups francs. "Il les tire mieux que moi !", plaisantait Roberto Carlos, autre expert des coups de pieds arrêtés. "Grâce à lui, on a vu que l'important n'était pas de frapper fort".

Une classe hors du commun

Zlatan Ibrahimović et Beckham à Paris
Zlatan Ibrahimović et Beckham à Paris©Getty Images

Seuls Cristiano Ronaldo et Lionel Messi peuvent savoir à quel point David Beckham était populaire durant sa carrière de joueur. Sa faculté à briller alors que les yeux de monde entier étaient rivés sur lui ne peut que susciter l'admiration.

"Je ne sais pas comment il peut être si à l'aise sur le terrain", déclarait Zinédine Zidane, son coéquipier à Madrid. "C'est presque une pop star ! Je ne pourrais pas faire ça, c'est incroyable, surtout lorsque l'on sait qu'il est presque aussi timide que moi."

Après un passage de plusieurs années outre-Atlantique, Beckham passait cinq mois à Paris début 2013, une demi-saison pour laquelle il ne demanda aucune rémunération. "Je préfère que mon salaire soit reversé à une association caritative pour enfants", expliquait-il le plus humblement du monde.

"Il faut être jaloux ou vraiment le détester pour dire du mal du lui", explique Zlatan Ibrahimović, qui l'a croisé dans la capitale. "Il n'y a rien de mal à dire sur lui."

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