Bâle réchauffé par un grand Frei

Bâle n'a pas battu Porto mais l'activité de Fabian Frei lui a peut-être évité un adieu prématuré à la plus grande des compétitions UEFA.

Fabian Frei arrive en interview, à St. Jakob-Park, encore plein de sueur, après le nul 1-1 du FC Basel 1893 contre le FC Porto. Il demande poliment en quelle langue parler, lui le polyglotte (français, anglais, allemand) et relais de Sousa dans un vestiaire cosmopolite.

Frei fait de même balle au pied. C'est d'ailleurs pour cela qu'au remplacement de Marco Streller, le brassard n'est pas revenu à Walter Samuel, pourtant vainqueur de l'UEFA Champions League, mais à Frei.

Au pays de l'horlogerie, Frei est le rouage essentiel de la mécanique de Bâle. Il l'a encore montré contre Porto. Car, quand les Dragons se ruaient sur le but de Tomáš Vaclík, il était le premier à se sacrifier pour permettre aux siens de respirer.

À 26 ans, le Suisse n'est pas qu'un excellent défenseur, c'est aussi un distributeur hors pair, qui a su servir parfaitement Derlis Gonzalez sur le but du 1-0. "C'était super. Même si j'aurais préféré l'emporter, il faut dire que l'adversaire était corriace", a expliqué Frei, seulement dévancé par Koke et Cesc Fàbregas au classement des passes décisives en C1.

"Au final, les performances individuelles n'ont pas d'importance. Nous sommes une équipe. Nous n'avons pas été efficaces aujourd'hui, mais il reste un match à jouer."

La conquête et la conservation de balle de Frei seront indispensables au match retour. Bâle peut croire en ses chances, comme l'atteste le nul obtenu à Anfield, pour ravir le strapontin du Liverpool FC au sortir des phases de groupes. C'est d'ailleurs sur un but de Frei qu'ils avaient réalisé cet exploit. La confiance est donc de mise dans les rangs suisses, et Frei croit l'exploit possible à l'Estádio do Dragão.

"Nous avons encore deux ou trois semaines pour gommer pas mal d'erreurs" conclut Frei, qui joue à Bâle, son club formateur, depuis dix ans. "Si nous avons marqué ce soir, c'est que nous pouvons marquer à Porto. À partir de là, tout sera possible."

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