L'Olympiacos n'est plus invaincu

"C'est dur pour nous", a dit Hernán Pérez après un revers 3-0 contre le Panathinaikos, qui stoppe la série de l'Olympiacos.

Danijel Pranjić et Gordon Schildenfeld après un but du Panathinaikos dans la victoire 3-0 sur la pelouse de l'Olympiacos
Danijel Pranjić et Gordon Schildenfeld après un but du Panathinaikos dans la victoire 3-0 sur la pelouse de l'Olympiacos ©AFP

Avant dimanche soir, l'Olympiacos FC espérait encore devenir la deuxième équipe de l'histoire du championnat de Grèce à être couronnée championne invaincue. Mais ses rêves ont été anéantis par la seule équipe à avoir déjà réalisé cet exploit, il y a 40 ans.

Le Panathinaikos FC s'est en effet imposé 3-0 sur l'équipe du Pirée au Stadio Georgios Karaiskakis et a mis fin à l'invincibilité de l'Olympiacos cette saison, après 24 victoires et deux nuls. Avant dimanche, l'Olympiacos avant remporté ses 13 rencontres à domicile en championnat.

Même si 27 points séparaient l'Olympiacos, leader, et le Panathinaikos, quatrième, avant le derby, les Verts ont été très disciplinés en défense et ont mis la pression au milieu. "Nous n'avons pas pu jouer comme prévu et nous n'avons pas aimé le déroulement du match", s'est plaint Míchel, l'entraîneur de l'Olympiacos, au coup de sifflet final.

L'Espagnol, dont l'équipe aurait été couronnée championne en cas de victoire, a essuyé sa première défaite avec l'Olympiacos au niveau national après 47 matches de championnat et en Coupe de Grèce depuis février 2013. "Même si notre saison se passe pour le mieux, la dernière chose que nous voulions, c'était un revers comme celui-ci", a ajouté Míchel.

"C'est un très mauvais résultat. Personne ne s'y attendait, personne ne le voulait. Nous nous étions préparés et c'est dur d'encaisser la première défaite en championnat. Nous n'avons pas été bons, nous devons reconnaître que nous avons été inférieurs à nos adversaires."

Dimanche, Míchel a aligné le même 11 de départ que contre le Manchester United FC, le mardi précédent, car on ne change pas une équipe qui gagne. Cependant, quatre jours après son succès 2-0 en 8es de finale de l'UEFA Champions League, l'Olympiacos semblait fatigué et dénué d'idées créatives.

L'ailier paraguayen Hernán Pérez déclarait : "C'était le genre de matches où quand quelque chose va mal, tout va mal. C'est dur pour nous et nos supporters."

Le Panathinaikos, lui, a profité au maximum de la fatigue physique et mentale de l'Olympiacos pour le prendre à défaut deux fois en contre-attaque, avant un coup franc de Mehdi Abeid. Alejandro Domínguez aurait pu réduire l'écart à 2-1 à la 79e minute, mais ratait son penalty.

Le milieu David Fuster était également d'avis que l'Olympiacos avait été mauvais : "On n'a pas bien joué, mais il faut penser aux prochains matches et ne pas ressasser cette défaite, à commencer par le match contre le PAOK la semaine prochaine. On doit prouver qu'on mérite de gagner le championnat."

Une victoire dimanche prochain et l'Olympiacos décrocherait sa 41e couronne grecque à six journées de la fin, avec 19 points d'avance sur le FC PAOK et l'Atromitos FC, qui accueillera plus tôt le Panionios GSS.

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