Magnanime, le Barça plie mais ne rompt pas

Le FC Barcelona a présenté un front uni pour analyser la défaite chez le FC Internazionale Milano, admiettant avoir perdu une bataille, mais pas la guerre.

Mario Balotelli (Inter Milan) au duel avec Pedro Rodríguez (Barcelone)
Mario Balotelli (Inter Milan) au duel avec Pedro Rodríguez (Barcelone) ©Getty Images

"Défaite" est un mot rare dans la bouche des hommes de Josep Guardiola, mais ils n'ont pas eu peur de le prononcer mardi soir, après leur revers 3-1 face au FC Internazionale Milano, en demi-finale aller de l'UEFA Champions League.

Il s'agit en effet de la quatrième défaite seulement du Barça cette saison, toutes compétitions confondues, et la plus lourde sous l'ère de Guardiola, arrivé au club il y a deux ans. Pourtant, au lieu de chercher des excuses, les Blaugrana ont accepté l'issue de la rencontre et exprimé leur conviction que le match retour au Camp Nou leur permettrait de renverser la vapeur.

"On a bien commencé le match et on dominait, mais ensuite l'Inter est sorti de sa coquille et a marqué des buts, et au final ça leur a suffi", décrit Pedro Rodríguez, qui avait ouvert le score pour le Barça. "On doit rester calmes et concentrés pour ce qui promet d'être un match retour très difficile. On a deux buts de retard, mais la motivation ne sera pas un problème, et avec nos supporteurs derrière nous, on peut y arriver."

Sergio Busquets, lui aussi formé en Catalogne, affiche la même confiance : "Ce n'est pas le résultat qu'on souhaitait, mais nous aurons l'avantage du terrain au retour, et nous pouvons nous qualifier, on l'a déjà fait. On contrôlait le match et la possession, mais ils étaient menaçants en contres, et ils ont marqué sur les quelques occasions qu'ils ont eues après la pause."

"Je ne pense pas que ce soit un résultat juste : je crois qu'il n'y a pas deux buts de différence entre les deux équipe", poursuit le milieu de terrain. "Nous avons bien joué par moments, et à d'autres moment l'Inter a démontré que c'était une grande équipe, composée de grands joueurs. Il nous faut maintenant continuer le travail. Nous sommes confiants : on peut se qualifier."

Daniel Alves met lui aussi l'accent sur les éléments positifs, rappelant au passage que les Catalans ont déjà battu le champion d'Italie 2-0 à domicile cette saison, un résultat qui les qualifierait pour la finale. "On a pas le choix, on doit y aller. Ils ont l'avantage, mais il nous reste encore 90 minutes pour changer ça", tonne le défenseur.

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