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L’entraîneur de Sabah, Valdas Dambrauskas, a-t-il vraiment financé sa carrière en remportant l’édition lituanienne de Qui veut gagner des millions ?

Découvrez comment l’entraîneur de Sabah, Valdas Dambrauskas, a financé le premier pas d’un parcours qui l’a mené jusqu’à l’UEFA Champions League.

Le parcours de Valdas Dambrauskas jusqu’à l’UEFA Champions League a débuté dans des circonstances inhabituelles
Le parcours de Valdas Dambrauskas jusqu’à l’UEFA Champions League a débuté dans des circonstances inhabituelles Getty Images

Avoir mené l’équipe azerbaïdjanaise de Sabah en phase de ligue de la Champions League n’est peut-être pas la plus remarquable des réussites du coachValdas Dambrauskas.

Le Lituanien, 49 ans, a joué dans les petites divisions tout en cumulant des jobs pour aider sa famille, son père étant décédé alors qu’il était encore jeune. Mais à 25 ans, le cours de sa vie a changé lorsqu’il a remporté, dans l’équivalent lituanien de Qui veut gagner des millions ?, une cagnotte qui lui a permis de partir en Angleterre étudier l'entraînement à la London Metropolitan University. Il a ensuite enchaîné divers emplois classiques tout en accumulant de l’expérience d’entraîneur en Angleterre.

Puis il a dirigé les sélections lituaniennes des moins de 17 ans et des moins de 19 ans et pris les rênes de l’Ekranas, du Žalgiris, du RFS (Lettonie), de Gorica et du Hajduk Split (Croatie), de Ludogorets (Bulgarie), de l’OFI Crete (Grèce), de l’Omonia (Chypre), du Diósgyőr (Hongrie) et, en 2025, de Sabah (Azerbaïdjan), qu’il a mené au doublé national. Il a expliqué à l’UEFA comment cette victoire dans un jeu télévisé a tout déclenché.

Valdas Dambrauskas (à gauche) discute avec l’entraîneur de Dortmund, Niko Kovač
Valdas Dambrauskas (à gauche) discute avec l’entraîneur de Dortmund, Niko KovačUEFA via Getty Images

« C’était Šeši nuliai – milijonas [traduction : Six zéros, un million, titre original de l’émission télévisée lituanienne]. On y va pour se tester. Il n’y avait clairement pas de plan pour gagner de l’argent afin de voyager ou de faire quelque chose de précis. C’était en avril [2002], et je venais d’avoir 25 ans. J’avais un emploi et j’étudiais à temps partiel la philosophie et les sciences sociales à l’université de Šiauliai.

« J’ai gagné 4 000 litas, soit un peu plus de EUR  1 000. Mais à l’époque, ces 4 000 litas représentaient dix mois de salaire, car on gagnait 400 litas par mois. Ce serait comme gagner EUR 20 000 euros [aujourd’hui].

« Est-il vrai qu’une partie de cet argent a servi à financer des formations et des cours dès le début ? Non, c’est plutôt une histoire à la Hollywood. Il faut comprendre le contexte. »

Valdas Dambrauskas en bord de terrain à Old Trafford
Valdas Dambrauskas en bord de terrain à Old TraffordGetty Images

« L’argent est tombé à pic. Nos examens à l’université de Šiauliai avaient lieu fin mai. Quand je m’y suis rendu, quelqu’un m’a tout de suite dit : “Tu t’en es bien sorti. Ça couvrira deux ans, deux ans et demi de frais de scolarité.” C’était l’essentiel. Ensuite, l’opportunité de partir à l’étranger s’est présentée. Une partie [de l’argent] a bien sûr servi à régler les frais de scolarité que je devais encore.

« Le plan, c’était : comment aller en Angleterre ? D’abord, on achète des billets d’avion. Il faut acheter des allers-retours. Ensuite, il fallait payer un cours d’anglais et avoir un logement pendant un mois environ. Il fallait aussi un relevé bancaire prouvant qu’on avait un peu d’argent sur son compte. Voilà à quoi tout l’argent a servi.

« Je me souviens d’avoir voyagé avec Ingrida [Dambrauskienė], qui est aujourd’hui mon épouse. On l'a laissée passer directement, elle est entrée dans le pays en cinq minutes environ. Moi, je suis resté là pendant deux heures à peu près, le temps qu’ils vérifient tout et appellent l’établissement pour confirmer qu’il existait bien et que cette personne suivrait vraiment le cours. Entrer en Angleterre m’a pris beaucoup plus de temps. Mais tout s’est bien terminé. »

Propos recueillis le 18 octobre 2026