Cesc Fàbregas (entraîneur du Como Calcio) : « Un énorme pas en avant »
lundi 19 octobre 2026
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« C’est un plaisir d’être ici pour rivaliser », confie l’entraîneur espagnol de Como alors que son équipe se prépare à affronter Manchester United lors de la Journée 3 de l’UEFA Champions League.
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Après 104 apparitions en UEFA Champions League avec Arsenal, le FC Barcelona et Chelsea, Cesc Fàbregas, milieu de terrain espagnol et double vainqueur de l’EURO, a mis un terme à sa carrière de joueur en Italie, à Como, où il s’est aussi épanoui en tant qu’entraîneur à succès.
Après un passage à la tête de l’équipe de jeunes, Fàbregas, aujourd’hui âgé de 39 ans, a aidé l’équipe première à décrocher la montée en Serie A en 2024 en tant qu’adjoint d’Osian Roberts, avant de se voir confier seul les rênes. Le club lombard a terminé à une honorable dixième place lors de sa première saison aux commandes, puis s’est qualifié pour la Champions League en terminant quatrième la saison dernière. Alors que ses joueurs s’apprêtent à affronter Manchester United mercredi, il a fait le point pour l’UEFA.
Cet entretien a été réalisé le 17 septembre 2026
Sur ses ambitions en Champions League cette saison
Nous devons aborder tout cela très sereinement. C’est un énorme pas en avant pour nous d’être ici à affronter les meilleures équipes d’Europe, du monde. Le chemin pour nous qualifier pour la phase suivante est très difficile, et pour nous, c’est un plaisir d’être ici à rivaliser avec toutes [ces équipes], à les étudier et à les analyser.
Nous le faisions déjà, mais nous devons maintenant le faire pour essayer de les battre, ce qui complique pas mal les choses. Nous sommes très heureux et sereins et nous voulons prendre du plaisir, profiter de ce beau parcours.
Sur la confrontation avec Manchester United
C’est un grand match contre l’une des meilleures et des plus grandes équipes de l’histoire. Je pense que ce sera une belle occasion pour toute la ville, pour tout le club, pour tous les supporters, pour les joueurs, pour le staff. C’est un match dont on rêve, mais nous devons faire de notre mieux pour essayer de gagner et décrocher les trois points, ce qui reste toujours le plus important.
Nous les connaissons très bien. Ils ont de grands joueurs et un entraîneur très expérimenté qui a fait du très bon travail. Nous devons peu à peu comprendre ce que c’est d’affronter les meilleures équipes, quand on sait qu’elles sont meilleures que nous, mais qu’il faut quand même rivaliser avec ce que l’on a. Notre force intérieure et notre mentalité sont ce qui doit nous rendre forts et nous permettre de croire que nous pouvons y arriver.
Sur ce qu’il a appris auprès d’Arsène Wenger, de Pep Guardiola et de José Mourinho
J’ai eu beaucoup de chance de travailler avec les meilleurs entraîneurs, ou en tout cas certains des meilleurs, de l’histoire. Alors oui, j’ai peu à peu retenu quelques choses, des choses positives. Tout ce qui l’était moins, du point de vue du groupe ou du mien, on le prend et on en fait une boule, en quelque sorte, pour forger ses propres idées, créer sa propre méthodologie, son style de jeu.
Au bout du compte, il faut aussi être soi-même, selon sa vision du football. Et je me pose toujours la même question : « Comment est-ce que je veux perdre ? » C’est vital pour moi : « Comment veut-on perdre ? » Je veux rentrer chez moi après une défaite en sachant que nous avons fait ce que nous voulions faire. Je ne veux pas rentrer chez moi après une défaite en pensant que nous n’étions pas nous-mêmes. Si cela nous est déjà arrivé, cela me fait vraiment mal.
Sur l’intérêt d’avoir gravi les échelons comme entraîneur
J’ai entraîné l’équipe Primavera [de Como] pendant quatre mois, ce qui a été une expérience merveilleuse et gratifiante, parce que j’avais des gamins qui n’étaient pas des joueurs de haut niveau. Certains n’avaient pas le bon état d’esprit, certains arrivaient en retard et ce n’était pas une équipe très soudée. Petit à petit, nous avons réussi à les organiser et à leur apporter de la discipline, du respect et de l’organisation, et je pense que les garçons se sont épanouis. J’ai beaucoup appris et je me suis beaucoup amusé.
Ensuite, en Serie B, j’entraînais des jeunes qui avaient été mes coéquipiers. Certains étaient mes amis et j’ai dû prendre des décisions très difficiles à leur sujet, tu joues, tu ne joues pas, en expliquant certaines décisions qu’un joueur ne comprend jamais, parce qu’il ne pense qu’à lui et veut toujours jouer. Nous avons ensuite peu à peu constitué une équipe stable et solide, capable de grandir en Serie A, un championnat très compétitif.