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Exclu : Yaya Touré, l’entraîneur du Slovan sur son parcours du terrain au banc de touche et son retour en Ligue des champions

L’ancien joueur du FC Barcelona et de Manchester City Yaya Touré vit sa première saison d’entraîneur en UEFA Champions League à la tête des Slovaques du Slovan Bratislava.

Yaya Touré est de retour en Champions League en tant qu’entraîneur du Slovan Bratislava
Yaya Touré est de retour en Champions League en tant qu’entraîneur du Slovan Bratislava Getty Images

Vainqueur de l’UEFA Champions League avec le Barça en 2008/09, le milieu axial Yaya Touré a remporté des titres nationaux en Espagne et en Angleterre, et a été désigné Joueur africain de l’année en 2011, 2012, 2013 et 2014.

Depuis qu’il a raccroché les crampons en 2019, l’international ivoirien (101 sélections) n’est pas resté inactif, il s’est formé au métier d’entraîneur, a travaillé comme adjoint et auprès de jeunes joueurs, jusqu’à se sentir prêt à voler de ses propres ailes en prenant la tête des champions de Slovaquie du Slovan Bratislava. Il a raconté à l’UEFA le nouveau chapitre de son aventure footballistique.

Sur son choix de prendre son temps pour devenir entraîneur

Le football a été ma passion toute ma vie, mon tout, en fait, et il était vraiment important pour moi de rester impliqué. Je ne voulais pas brûler les étapes. Je me suis appuyé sur certains de mes contacts, à savoir d’anciens entraîneurs ou dirigeants qui m’ont ouvert les portes de leurs clubs. Cela m’a permis d’apprendre, d’améliorer mes connaissances et de développer d’autres compétences pour devenir un entraîneur complet. On a vu de très bons anciens joueurs avoir plus de mal comme entraîneurs. C’est pourquoi j’ai voulu prendre mon temps et apprendre toutes les ficelles du métier.

Après mon passage en Ukraine [comme entraîneur adjoint à l’Olimpik Donetsk], je suis retourné à Tottenham, où j’ai travaillé avec l’académie. Ensuite, j’ai eu la chance de travailler en Belgique avec un excellent directeur sportif [au Standard Liège]. Cela s’est poursuivi en Arabie saoudite, [où j’étais adjoint de la sélection auprès de Roberto] Mancini, qui a lui aussi pris soin de moi et m’a aidé. Et à partir de ce moment-là, j’ai pensé que j’avais tout ce que je voulais et qu’il était temps pour moi de me lancer seul.

2009, Barcelone se couvre de gloire à Rome

Sur son premier poste au Slovan Bratislava

Je suis vraiment reconnaissant envers la direction du Slovan Bratislava de m’avoir donné cette opportunité. Ils ont vu en moi quelqu’un qui avait l’envie de le faire, quelqu’un de sérieux. On a tendance à penser que, la plupart du temps, les footballeurs sont un peu fous et égoïstes, mais il faut savoir que lorsqu’on commence à courir après le ballon très jeune comme moi, cela ne s’arrête pas du jour au lendemain. Parce qu’on garde toujours cette discipline, cet état d’esprit.

Je suis très sérieux, peut-être un peu trop pour [les dirigeants du Slovan]. Je commence très tôt et je pars très tard, mais c’est cela, le football pour moi, c’est ce que le football m’a appris. Je veux partager mon expérience avec les joueurs, partager mon envie, ma détermination et mon mental de vainqueur.

Yaya Touré (à droite) avec son staff (de gauche à droite) Timotej Vajdik, Darren O’Dea et Serge Costa
Yaya Touré (à droite) avec son staff (de gauche à droite) Timotej Vajdik, Darren O’Dea et Serge CostaAFP via Getty Images

Sur son style d’entraîneur

Mon père était militaire, et pour lui, il était important d’être respectueux et ponctuel. Et, enfin, il aimait cet esprit d’équipe. Et ma philosophie de jeu est très simple : prendre du plaisir et respecter ses adversaires sur et en dehors du terrain. Montrer du respect envers le drapeau du club.

Je dis souvent à mes joueurs qu’une fois sur le terrain, ce sont eux qui prennent les décisions. Je suis juste là pour les soutenir et les regarder s’amuser. Après tout, un match de football, c’est ce que c’est. Je pense que je serais plus déçu s’ils ne prenaient pas de plaisir, mais je suis extrêmement heureux s’ils en prennent. Que le résultat soit positif ou non, on pourra en reparler plus tard. Le plus important, c’est qu’ils soient passionnés et déterminés à chaque fois qu’ils sont sur le terrain.

Luis Enrique, fan de Yaya Touré

Interview réalisée le 7 septembre