Paris conserve la Champions League aux tirs au but face à Arsenal
samedi 30 mai 2026
Résumé de l'article
Les hommes de Luis Enrique ont inscrit quatre de leurs cinq tirs au but lors de la finale de la Champions League pour venir à bout d’Arsenal après un match nul 1-1.
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Paris conserve son titre européen aux tirs au but après un match nul 1-1 face à Arsenal lors de la finale de l’UEFA Champions League 2025/26 à la Puskás Aréna de Budapest.
Minutes clés
6e : Havertz donne rapidement l’avantage à Arsenal
65e : Dembélé égalise sur penalty
77e : la tentative de Kvaratskhelia est déviée sur le poteau
89e : la frappe enroulée de Vitinha frise le cadre
T.a.b. : Eze, Nuno Mendes et Gabriel manquent leur tentative
Le match en bref : Paris garde son sang-froid pour conserver sa couronne
Les Gunners, qui viennent de remporter leur premier titre de Premier League anglaise depuis 22 ans, n’ont pas perdu de temps pour prendre l’avantage. Leandro Trossard a contré un dégagement et Kai Havertz, auteur du seul but de la finale 2021 pour Chelsea contre le Manchester City, s’est échappé avant de fusiller Matvei Safonov d’une frappe puissante dans un angle fermé.
Le tenant du titre n’a pas tremblé et a dominé le reste de la première mi-temps, mais la défense d’Arsenal, superbement dirigée par Gabriel et William Saliba, n’a concédé aucune occasion franche, et la frustration de Paris a été mise en évidence par Ousmane Dembélé et Désiré Doué, qui ont tiré au-dessus lors de rares tentatives de l’extérieur de la surface. L’équipe de Mikel Arteta aurait même pu doubler son avantage sans un blocage in extremis de Marquinhos pour priver Havertz d’un second but.
Arsenal n’avait encaissé que six buts avant cette finale et savait qu’un dixième match sans encaisser de but cette saison (un record égalé) lui offrirait un premier titre, mais Cristhian Mosquera a fauché Khvicha Kvaratskhelia dans la surface après un bel échange de passes, et Dembélé a pris David Raya à contre-pied sur penalty pour remettre les deux équipes à égalité.
L’équipe de Luis Enrique a continué à chercher la faille patiemment, mais c’est une contre-attaque qui lui a offert sa prochaine occasion dangereuse, Kvaratskhelia pénétrant dans la surface et décochant une frappe déviée sur le montant. Vitinha et le remplaçant Gonçalo Ramos ont respectivement trouvé le toit et le petit filet en fin de match, mais la prolongation n’a pu être évitée.
La physionomie de la rencontre s’est poursuivie, avec une forte possession de balle pour Paris mais peu d’occasions nettes, et la première séance de tirs au but en finale depuis 2016 en a été l’issue.
Lors de celle-ci, Eberechi Eze a tiré à côté et Nuno Mendes a immédiatement vu sa tentative repoussée par David Raya, avant le dernier moment décisif de la séance, Gabriel tirant au-dessus pour faire de Paris la première équipe à conserver le trophée depuis le Real Madrid en 2018.
Compositions
Paris : Safonov ; Hakimi, Marquinhos (Zabarnyi 106e), Pacho, Nuno Mendes ; Fabián Ruiz (Zaïre-Emery 95e), Vitinha (Lucas Beraldo 106e), João Neves ; Doué, Dembélé (Gonçalo Ramos 90e+6), Kvaratskhelia (Barcola 83e)
Arsenal : Raya ; Mosquera (Timber 66e), Saliba, Gabriel, Hincapié ; Rice, Lewis-Skelly (Zubimendi 91e) ; Saka (Madueke 83), Ødegaard (Gyökeres 67e), Trossard (Martinelli 83e) ; Havertz (Eze 91e)
Joueur du match PlayStation® : Vitinha (Paris)
Vitinha a été le meilleur joueur de Paris ce soir. Il a pris le contrôle du milieu de terrain, particulièrement en seconde période, propulsant son équipe vers l’avant et dictant le tempo. Une excellente performance de la part du milieu de terrain portugais. »
Panel des observateurs techniques de l’UEFA
Alex Clementson, reporter pour Paris
Après avoir été mené très tôt, Paris a dû rassembler le courage et la force d’âme qui ont commencé à caractériser sa campagne. L’équipe de Luis Enrique est restée fidèle à ses convictions, enracinées dans sa maîtrise du ballon et son interprétation du temps et de l’espace. Elle a repris pied, mais finalement, cette unité défensive d’Arsenal s’est avérée être une barrière trop stoïque pour être brisée dans le temps réglementaire ou la prolongation. Les tirs au but sont une loterie, dit-on, et dans ce cas, la chance était de son côté.
Joe Terry, reporter pour Arsenal
En fin de compte, c’était une opposition de styles : l’attaque de Paris contre la défense d’Arsenal, et finalement, elles étaient si bien équilibrées que rien ne pouvait les séparer. Peu d’équipes peuvent limiter Paris à si peu d’occasions, d’autant plus qu’il a eu une si grande possession de balle. Toutes les qualités que Mikel Arteta a insufflées et cultivées dans cette équipe : combativité, volonté, sens du collectif. C’est ce qui l’a menée jusqu’ici. Toutes les personnes associées à Arsenal tireront une grande fierté de ce qu’elles ont vu ce soir.
Réactions
Désiré Doué, attaquant de Paris : « Nous sommes très fiers ce soir. Heureux, reconnaissants, aussi parce que ce fut un match difficile contre une très bonne équipe. Il faut donc les féliciter car ils ont fait une très bonne saison. Mais maintenant, nous devons juste en profiter en équipe, en famille, car je pense que nous le méritons. Nous allons d’abord en profiter et après, nous allons travailler et retravailler car nous en voulons plus. Nous avons vraiment faim. Nous sommes une jeune équipe et nous savons que nous sommes très ambitieux. Donc la saison prochaine, nous devrons recommencer. »
Gonçalo Ramos, attaquant de Paris : « Ce fut très difficile. Nous avons beaucoup de personnalité et nous avons montré que nous étions prêts à tout. Je suis attaquant et je suis toujours prêt à tirer un penalty, même si c’est le premier. Je voulais être là dans les grands moments. »
Declan Rice, milieu de terrain d’Arsenal : « C’est dévastateur de perdre la finale de la Champions League aux tirs au but. Nous avons essayé de relativiser le chemin parcouru en tant que groupe, ce fut une saison incroyable et c’était notre 63e match ce soir. Nous avons tout donné jusqu’à présent et c’est une loterie, soit vous gagnez aux tirs au but, soit vous perdez. Certaines des meilleures équipes de l’histoire ont perdu aux tirs au but. »
Luis Enrique, entraîneur de Paris : « Le match a commencé de la meilleure des manières pour eux. Après, ils savent comment défendre. C’était très difficile. Nous sommes habitués à attaquer de cette façon avec beaucoup de joueurs derrière le ballon, mais face à eux, ils sont physiquement forts, très durs. Je pense que nous le méritons, peut-être qu’aujourd’hui les deux équipes méritaient de gagner, mais vu la façon dont nous avons joué toute la saison, je pense que nous méritons de gagner la Champions League. Nous sommes très heureux et nous essaierons d’être là l’année prochaine, pourquoi pas ? »
Mikel Arteta, entraîneur d’Arsenal : « C’est très dur quand on est si constant dans la compétition jusqu’à la finale et qu’à la fin, on perd le trophée sur un penalty. C’est difficile. Je suis tellement fier d’eux. C’est un privilège de diriger ce groupe de joueurs, cette équipe. Je pense à la façon dont ils portent ce blason et à l’énergie qu’ils y mettent. »
Achraf Hakimi, défenseur de Paris : « Ce n’est pas facile de gagner deux fois de suite, mais nous l’avons fait. Je dis toujours la même chose, l’entraîneur est la grande voix du club. Nous le suivons, nous avons confiance en lui. Dès le premier jour, il nous a dit que l’équipe était plus importante que le joueur. Nous sommes vraiment heureux de l’avoir. Nous avons créé non seulement une équipe, mais une famille. »
En stats
- Il s’agissait de la 12e finale de Coupe d’Europe ou de Champions League à se décider aux tirs au but. Ni Arsenal ni Paris n’avaient été impliqués dans une telle séance en finale auparavant.
- Les 11 dernières finales de l’UEFA Champions League avaient été remportées par l’équipe ayant ouvert le score, depuis que le Real Madrid avait renversé Atlético de Madrid 4-1 en 2014.
- Paris a égalé le record sur une seule saison du FC Barcelona (1999/2000) pour le nombre de buts marqués lors d’une campagne depuis la phase de groupes/phase de ligue, avec 45 réalisations.
- Luis Enrique a remporté sa troisième finale d’UEFA Champions League en tant qu’entraîneur, après avoir mené le FC Barcelona au titre en 2015 et Paris la saison dernière – seul Carlo Ancelotti en compte plus, avec cinq trophées.
- Luis Enrique est devenu le premier entraîneur espagnol à remporter deux titres consécutifs en Coupe d’Europe/Champions League depuis José Villalonga, qui avait réalisé cet exploit avec le Real Madrid en 1955/56 et 1956/57.
- Ousmane Dembélé a marqué six buts lors de ses font-family quatre matches d’UEFA Champions League.
- Kai Havertz est devenu le troisième joueur de l’ère de l’UEFA Champions League à marquer lors de deux finales pour deux clubs différents (Chelsea et Arsenal) après Cristiano Ronaldo (Manchester United et Real Madrid) et Mario Mandžukić (Bayern et Juventus). Velibor Vasović (Partizan et Ajax) avait également réussi cet exploit en finale de la Coupe d’Europe.
- Le but de Havertz à la sixième minute était le plus rapide lors d’une finale d’UEFA Champions League depuis celui de Mohamed Salah à la deuxième minute pour Liverpool contre Tottenham en 2019.
Et la suite ?
L’UEFA Champions League 2026/27 débute par le premier tour de qualification en juillet. Paris et Arsenal feront tous deux leur entrée dans la compétition la saison prochaine lors de la phase de ligue, dont le tirage au sort aura lieu le 27 août.