Interview – Declan Rice, le milieu d’Arsenal évoque la finale de la Champions League face au Paris Saint-Germain et son goût pour les grands rendez-vous
mardi 26 mai 2026
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« Quelle chance, quelle opportunité », déclare le milieu d’Arsenal Declan Rice, alors que son équipe cherche à créer la surprise face à Paris, tenant du titre, en finale de la Champions League.
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Après avoir mené West Ham à la gloire en UEFA Conference League 2022/23 en tant que capitaine, Declan Rice se prépare pour un événement encore plus mémorable alors qu’Arsenal affronte le Paris Saint-Germain lors de la finale de l’UEFA Champions League à Budapest.
Les Gunners se sont inclinés face aux hommes de Luis Enrique lors des demi-finales de la saison dernière, mais Rice, 27 ans (décrit par l’entraîneur Mikel Arteta comme le « phare » d’Arsenal), est certain que son équipe a appris de cette double confrontation serrée, alors qu’elle vise à remporter le trophée le plus prestigieux du football de clubs pour la première fois.
Sur la qualification pour la finale
Vous grandissez en regardant les soirées de Champions League, la phase de groupes, les matches à élimination directe, la finale. Puis, réaliser que vous vivez ce moment, que vous êtes tout près d’atteindre une finale, vous regardez le chronomètre, cinq minutes à jouer, deux minutes à jouer, puis vous entendez enfin ce coup de sifflet. Tout se relâche en vous, vraiment, un simple soulagement, du bonheur pur, de l’émotion pure. C’était un sentiment qui restera en moi pour toujours.
Atteindre la finale est une chose, quel exploit. Mais la remporter… Je ne trouve pas encore les mots, pour être honnête avec vous, parce que ça ne s’est pas encore produit. Je ne veux pas m’avancer, mais ce serait incroyable.
Sur sa capacité à briller dans les grands matches
J’aimerais dire que je suis un joueur de grands matches. Quand vous jouez dans les plus grandes compétitions, vous avez besoin que vos joueurs répondent présent à chaque instant, et pas seulement moi. Je pense que notre équipe l’a fait ces dernières années dans les grands matches, nous avons répondu présent, surtout en Champions League. Nous sommes plusieurs à avoir cela en nous, et nous en aurons également besoin pour aborder la finale.
Dans le football, on ne peut pas savoir avant le match si on va bien jouer ou non. C’est l’inconnu. Mais ce que l’on peut contrôler, c’est la façon dont on entame le match, la confiance que l’on peut accumuler en soi. Et que ce soit sur son premier ballon, un tacle, une tête, il faut toujours bien faire la première chose, et on construit à partir de là.
Sur son rôle de capitaine lors du triomphe de West Ham en Conference League
Être capitaine à West Ham à un si jeune âge, dans une finale européenne, soulever ce trophée, le premier trophée depuis, eh bien, depuis Bobby Moore, à part les barrages [de deuxième division]. Ce fut un moment tellement spécial.
J’ai perdu quelques finales maintenant : deux finales de l’EURO, la finale de la Coupe [de la Ligue]. Ça fait mal parce que quand vous arrivez en finale, vous voulez gagner ce trophée. Mais aussi, toutes les petites défaites que vous subissez vous sont très utiles. Cela vous donne encore plus faim de victoires, et j’espère que c’est ce que nous pourrons continuer à faire.
Sur Mikel Arteta
Il a simplement fait de moi un milieu de terrain plus [complet], dans le sens où je peux faire un peu de tout. J’ai entendu Steven Gerrard dire que lorsqu’il jouait, il se considérait comme un milieu de terrain capable de faire un peu de tout. Je dis un peu la même chose. Je peux attaquer un peu, défendre un peu. Si je dois rester et aider la défense, je le peux. Si je dois me porter vers l’avant [et] aider l’attaque, je le peux.
Je veux avoir de l’activité, mais montrer mon caractère, mes points forts, et je pense qu’[Arteta] m’a vraiment aidé à le faire ces dernières années. Dès l’une de nos premières rencontres, il m’a décrit comme le [phare d’Arsenal]. Je n’avais jamais entendu cela auparavant, mais il sort des choses qu’on n’entendrait jamais ailleurs, alors c’était vraiment spécial.
Sur la perspective d’affronter à nouveau Paris
Le PSG est une très bonne équipe. [Nous] les avons affrontés sur deux matches l’année dernière. Ça aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre, alors en y repensant aujourd’hui, que la meilleure équipe gagne. Qu’avons-nous appris de la défaite en demi-finale de la saison dernière ? Qu’il faut saisir ses occasions, car nous en avons eu beaucoup. Ce n’était pas notre heure, mais ce sont [ces] moments qui vous préparent pour les moments à venir. Nous serons prêts.
Il faut être au sommet de son art pour battre le PSG. Vous avez besoin de cette rage au ventre dès le premier coup de sifflet, de la certitude que vous allez gagner cette finale. C’est la plus grande compétition du football. La finale de la Champions League, il n’y a rien de plus grand. Quelle chance, quelle opportunité. Ce sera le dernier coup de pied de la saison en football de clubs, alors finir en beauté et tout donner, vider le réservoir une dernière fois et donner tout ce que vous avez pour remporter un si beau trophée avec ce club.
Cette interview a été réalisée le 14 mai 2026