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Willian Pacho : « (Moisés Caicedo) C'est mon meilleur ami »

Le défenseur central de Paris Willian Pacho évoque un adversaire particulier, Moisés Caicedo, en huitièmes de finale, dans un entretien exclusif.

 Willian Pacho soulève le trophée de la Ligue des champions de l'UEFA. (Photo by Marco BERTORELLO / AFP) (Photo by MARCO BERTORELLO/AFP via Getty Images)
Willian Pacho soulève le trophée de la Ligue des champions de l'UEFA. (Photo by Marco BERTORELLO / AFP) (Photo by MARCO BERTORELLO/AFP via Getty Images) AFP via Getty Images

Willian Pacho a marqué l’histoire du football équatorien en devenant le premier joueur de son pays à remporter l’UEFA Champions League. Pour sa première saison au sein du PSG, le défenseur central a rapidement su s’imposer. Son calme olympien et sa capacité à lire le jeu ont été essentiels lors des matches à haute intensité. En finale, son intervention défensive décisive devant Nicolò Barella a permis de préserver l’avantage de son équipe.

Pour l'UEFA, le joueur au numéro 51, hommage à sa mère disparue, revient sur le sacre de Munich et se tourne aussi vers les huitièmes de finale où il retrouve une vieille connaissance...

Vous allez affronter Moisés Caicedo, votre compatriote, en UEFA Champions League, face à Chelsea en huitièmes de finale. Vous avez même vécu en colocation ensemble, n’est-ce pas ?
Oui, c’est mon meilleur ami. On se connaît depuis 2016 ou 2017. À Independiente del Valle, nous avons partagé un appartement quand nous avons dû quitter le centre de formation. On cuisinait, on faisait la vaisselle ensemble... Le voir réussir en Europe m’a motivé. L’affronter maintenant en UEFA Champions League rendra ce match très spécial.

Le milieu de terrain équatorien Moises Caicedo (à droite) et le défenseur Willian Pacho (au centre) participent à une séance d'entraînement à la « Casa de la Selección » à Quito, le 8 octobre 2024.
Le milieu de terrain équatorien Moises Caicedo (à droite) et le défenseur Willian Pacho (au centre) participent à une séance d'entraînement à la « Casa de la Selección » à Quito, le 8 octobre 2024. AFP via Getty Images

Comment est-il en tant que colocataire ?
Il est très bien élevé et respectueux de ses tâches. C’est quelqu’un de foncièrement bon. Sur le terrain, c’est un monstre, un grand compétiteur, mais en dehors, c’est une personne formidable pour qui j’ai beaucoup d’affection.

Que vous apporte l’expérience de Marquinhos à vos côtés, sur et en dehors du terrain ?
Marquinhos est une personne incroyable. Il m’a soutenu dès le premier jour. C’est un exemple par sa volonté de toujours gagner. Le fait qu’il parle espagnol a été crucial pour moi. Il m’aide à comprendre le jeu, à anticiper et à bien me placer. Ici, l’équipe veut toujours dominer et jouer un football positif, ce qui change de mes expériences précédentes, et il m’a aidé à m’adapter à ce style et à bien orienter mon corps sur le terrain.

Paris, superbes buts en Champions League

Byron Cedeño Ávila, votre ancien entraîneur à Huracán de Quinindé, se dit très fier de votre parcours et du fait que vous soyez le premier Équatorien à avoir remporté l’UEFA Champions League. Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts avec lui ? 
Willian Pacho : Cela me fait chaud au cœur de l’entendre car, en tant qu’entraîneur, il m’a énormément aidé à mes débuts à Quinindé, ma ville natale. J’ai eu la chance de m’entraîner avec lui sans savoir tout ce que je pourrais accomplir. Il fait tout par amour du football, je lui suis donc très reconnaissant pour tout ce qu’il a fait pour moi.

Vous portez le numéro 51 en hommage à votre mère, décédée à cet âge. Que représente ce numéro pour vous au quotidien ? 
J’ai porté le 51 longtemps à Independiente del Valle, puis au Royal Antwerp FC. J’y suis attaché et j’aime garder le même numéro partout, mais la raison principale est effectivement ma mère, car elle nous a quittés à cet âge. C’est une façon de me souvenir d’elle, cela me donne de la force à chaque match pour donner le meilleur de moi-même. J’ai été très heureux de pouvoir le choisir aussi ici, au PSG.

Willian Pacho, ce retour !

 Comment votre foi et le souvenir de votre mère vous aident-ils dans les moments les plus exigeants de votre carrière ?
J’ai le sentiment d’avoir un soutien constant à chaque minute, chaque match et chaque geste, surtout dans les moments difficiles. Je remercie d’abord Dieu, qui est toujours là, et ma mère, qui a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Le talent que Dieu m’a donné est incroyable, et je sais qu’ils sont toujours à mes côtés.

 Vous avez remporté l’UEFA Champions League à Munich après un scénario incroyable (5-0). Qu’avez-vous ressenti au moment de soulever le trophée ? 
Ce sont des moments d’une émotion rare. Enfant, je n’aurais jamais cru cela possible. Quand c’est arrivé, j’ai senti que j’avais réussi, que c’était un rêve devenu réalité. J’ai remercié les personnes qui m’ont aidé, ainsi que Dieu pour ce talent partagé avec mes coéquipiers. Je me suis même demandé pourquoi moi, alors qu’il y a tant de joueurs talentueux, mais j’ai fini par réaliser et j’ai pu fêter cela avec ma famille.

Willian Pacho, du Paris Saint-Germain, célèbre le premier but de son équipe lors du match de la troisième journée de la phase de ligue  de l'UEFA Champions League 2025/26 entre le Bayer 04 Leverkusen et le Paris Saint-Germain à la BayArena, le 21 octobre 2025.
Willian Pacho, du Paris Saint-Germain, célèbre le premier but de son équipe lors du match de la troisième journée de la phase de ligue de l'UEFA Champions League 2025/26 entre le Bayer 04 Leverkusen et le Paris Saint-Germain à la BayArena, le 21 octobre 2025.Getty Images

 Sur le deuxième but en finale, votre intervention devant Barella est décisive. Pensiez-vous pouvoir récupérer ce ballon ? 
Il ne faut jamais abandonner un ballon car on ne sait jamais ce qui peut arriver. C’est ma mentalité : lutter jusqu’au bout et tout donner. J’ai senti que je pouvais avoir ce ballon et j’ai réussi à le dégager. Quand cela a débouché sur un but pour mener 2-0, j’étais ravi d’avoir pu aider mes coéquipiers de cette manière.

C’était un moment de pure joie et de satisfaction d’avoir gagné l’UEFA Champions League.

Willian Pacho

 En quoi ce titre historique a-t-il changé votre vie et la perception du football européen en Équateur  ?
Cela a montré à beaucoup de gens en Équateur qu’il est possible de marquer l’histoire du football européen, ce qui a toujours été difficile pour nous. Voir l’excitation des enfants à mon retour au pays n’a pas de prix. Je pensais être plus détendu, mais l’accueil était incroyable. En sélection, mes coéquipiers m’ont dit que ce que je faisais était historique. Avec notre génération actuelle, je pense que nous pouvons aussi accomplir de grandes choses avec l’équipe nationale.

 Avez-vous une anecdote sur les célébrations dans l’avion au retour de Munich ? 
Je me souviens de nous tous en train de chanter dans l’avion malgré l’épuisement. Quelqu’un a mis de la musique latine et tout le monde s’est mis à chanter. C’était un moment de pure joie et de satisfaction d’avoir gagné l’UEFA Champions League.

Marquinhos célèbre avec le défenseur équatorien Willian Pacho, après le match retour des quarts de finale de l'UEFA Champions League entre Aston Villa et le Paris Saint-Germain.
Marquinhos célèbre avec le défenseur équatorien Willian Pacho, après le match retour des quarts de finale de l'UEFA Champions League entre Aston Villa et le Paris Saint-Germain.AFP via Getty Images

Comment décririez-vous le travail sous les ordres de Luis Enrique ? Est-il aussi exigeant qu’on le dit ? 
C’est un grand homme. Il est très attentif et s’intéresse plus à l’humain qu’au footballeur, ce que j’apprécie énormément car il a été joueur et nous comprend. Sur le terrain, il nous transmet cette faim de victoire et cette envie de s’améliorer chaque jour. Depuis mon arrivée, j’ai cette mentalité en tête : on peut toujours progresser par le travail. Je préfère me concentrer sur moi-même et sur l’équipe plutôt que sur la presse.