Interview : Gabriel Martinelli, l’ailier d’Arsenal évoque son rêve de Champions League, une phase de ligue parfaite et la profondeur de l’effectif des Gunners
lundi 9 mars 2026
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Après avoir réalisé un sans-faute en phase de ligue, l’ailier d’Arsenal Gabriel Martinelli a soif de succès dans la phase à élimination directe de l’UEFA Champions League.
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Les motifs de satisfaction n’ont pas manqué pour Arsenal lors de la phase de ligue, premier du classement avec huit victoires en huit matches, tout comme pour l’ailier brésilien Gabriel Martinelli, devenu le premier joueur de l’histoire du club à marquer lors de cinq apparitions consécutives en Champions League, des le phase de groupes ou le ligue à la finale.
Pourtant, lors de son entretien avec l’UEFA, Martinelli (24 ans) exprime clairement que ses coéquipiers et lui-même en veulent davantage alors que leur parcours en phase à élimination directe débute par un huitièmes de finale contre Leverkusen.
« Nous devons travailler encore plus dur pour rester à cette place », affirme Martinelli. « Je pense que n’importe quel footballeur à ses débuts, si on lui avait dit qu’il se retrouverait en tête de la Champions League et de la Premier League, il aurait sauté sur l’occasion.
« Nous devons saisir cette opportunité, c’est un privilège, et donner le meilleur de nous-mêmes pour devenir champions. »
Le fait que Martinelli ne tienne pas la position d’Arsenal pour acquise n’est guère surprenant, le club n’en était pas là lorsqu’il est arrivé du club de São Paulo Ituano, en juillet 2019.
Sa première saison s’était achevée avec une huitième place de la Premier League et une élimination en seizièmes de finale de l’UEFA Europa League, malgré un succès en FA Cup.
« Le changement le plus flagrant pour tout le monde a été nos performances sur le terrain », dit-il à propos de cette évolution. « De l’extérieur, on voit notre progression, le fait de lutter pour des titres, et c’est ce que nous devons faire. C’est ce que nous voulons accomplir en jouant pour Arsenal, gagner des titres. »
Unai Emery a lancé Martinelli en août 2019, alors qu'il n'avais pas 20 ans, mais c’est l’actuel entraîneur Mikel Arteta, nommé en décembre de la même année, qui a poursuivi la transformation de l'équipe.
« Il a fait entrer dans la tête de tout le monde, pas seulement nous les joueurs, mais tout le monde au centre d’entraînement, les fans, qu’Arsenal est l’un des plus grands clubs du monde et doit chercher à disputer toutes les compétitions et à les gagner », explique Martinelli au sujet de l’impact d’Arteta.
« Depuis son premier jour, ce fut son message principal. »
Arsenal a failli y parvenir la saison dernière en atteignant sa première demi-finale de Champions League depuis 2009, mais a dû s’incliner sur un score cumulé de 3-1 face au futur vainqueur, Paris.
« Le football est très dynamique, beaucoup de choses changent et les détails font la différence », analyse Martinelli.
« Nous aurions pu aller en finale et gagner le titre, mais nous devons féliciter Paris Saint-Germain pour sa qualification contre nous et sa victoire finale en Champions League. Comme je l’ai dit, nous essayons de progresser chaque saison et d’apprendre de nos erreurs, et nous voulons faire mieux cette saison. »
En plus des leçons tirées de cette déception, Arsenal a abordé la compétition cette saison avec un effectif renforcé par huit recrues estivales : Kepa Arrizabalaga, Cristhian Mosquera, Piero Hincapié, Christian Nørgaard, Martin Zubimendi, Eberechi Eze, Noni Madueke et Viktor Gyökeres.
« Ce sont des gars fantastiques, tant sur le terrain qu’en dehors. Chaque nouvelle recrue a apporté énormément à l’équipe et au club, donc je suis très heureux de ces nouveaux visages », se réjouit Martinelli.
Cette nouvelle profondeur d’effectif, ajoute Martinelli, a été cruciale pour permettre à Arsenal de réaliser une phase de ligue parfaite.
« C’est le résultat du fait d’avoir de nombreux joueurs de qualité comme options dans l’effectif. Nous n’avons certainement pas eu le même onze de départ lors de ces huit matches », dit-il. « Je suis très content de notre parcours, de la qualité de notre jeu et de la performance de chacun. Cela nous donne vraiment confiance. »
Martinelli sera lui aussi plein de confiance, seuls trois joueurs ayant fait mieux que son total de six buts en phase de ligue cette saison. Son cinquième, une frappe enroulée sublime lors de la victoire 3-0 chez le Club Brugge, lui a permis d’entrer dans l’histoire d’Arsenal.
Alors que Martinelli et Arsenal visent d’autres records en phase à élimination directe, le club du nord de Londres n’ayant jamais remporté cette compétition, le bolide brésilien estime que leur domination en phase de ligue les place dans une position idéale.
Grâce à leur première place, les Gunners recevront lors de chaque match retour de la phase à élimination directe.
« C’est très important pour nous de jouer le deuxième match à domicile avec le soutien de nos supporters », confie Martinelli. « Nous savons combien il est difficile de gagner ce tournoi et d’atteindre la finale. »