William Saliba (Arsenal) en veut plus après avoir réalisé ses rêves d'enfant
dimanche 27 avril 2025
Résumé de l'article
William Saliba vit un rêve à Arsenal, mais le défenseur français en veut encore plus
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
Pour William Saliba, fouler la pelouse avec Arsenal en UEFA Champions League est plus qu'un rêve devenu réalité. Un rêve qui aura une saveur particulière en demi-finales, contre Paris, une ville qu'il connaît bien.
Jeune, Saliba jouait au foot dans la rue ou au City près de chez lui, dans la banlieue parisienne, portant un maillot d'Arsenal avec le nom de son héros, Thierry Henry, dans le dos, et rêvait de devenir footballeur professionnel. Cependant, il a confié que la perspective de porter réellement un maillot d'Arsenal en UEFA Champions League dépassait même ses rêves les plus fous.
« En vrai, moi c'était plus Henry et tout parce que quand t'étais petit, tu le voyais. Enfin moi je voyais plus les vidéos, je ne voyais pas les matches. Je ne crois que je n'avais pas les chaînes pour la Premier League. Et parfois j'avais de la chance de les voir en Champions League, mais ça a commencé là. J'avais des vidéos de Henry et c'est là que j'ai commencé à aimer un peu le club », a déclaré l'international français à UEFA.com. « Mais quand j'étais petit, je pensais pas à jouer à Arsenal. C'était tellement loin pour moi, j'étais juste content d'en avoir le maillot... Tranquille. »
Le joueur de 23 ans est originaire de Bondy, en Île-de-France, la ville qui a également vu éclore l'attaquant parisien Randal Kolo Muani, Jonathan Ikoné (Fiorentina) et Kylian Mbappé (Real Madrid), avec qui Saliba a joué à l'AS Bondy. Henry, quant à lui, a entamé son parcours vers les triomphes en Coupe du Monde de la FIFA, à l'EURO de l'UEFA et en UEFA Champions League aux Ulis, une autre commune d'Île-de-France.
« Déjà, je pense que l'Île-de-France, concernant la qualité, à Paris ou même en France, il n'y a rien de mieux », a déclaré Saliba avec enthousiasme. « C'est là où il y a les plus gros talents. Il y a beaucoup de talents qui sortent de l'Île-de-France et même de la Seine-Saint-Denis. Je suis d'un quartier où il y avait des petits terrains à côté de chez moi où tu pouvais jouer tout le temps. Tout le temps, tu progresses ! C'était vraiment bien, l'époque où tu joues au City, tu joues dans ton club. C'est ce qui m'a permis de m'exprimer, de progresser techniquement, et d'avoir cette maturité dans le jeu. »
Cette maturité allait être mise à l'épreuve lorsque Saliba a été transféré à l'âge de 18 ans dans le nord de Londres, quittant Saint-Étienne avec seulement une année de football pro à son actif. Bien que son importance dans l'équipe de Mikel Arteta ne fasse plus aucun doute, son parcours avec les Gunners n'a pas toujours été simple. Trois prêts en autant de saisons se sont écoulés avant que le défenseur central ne fasse enfin ses débuts en Premier League en août 2022, ce qui s'est avéré un tournant dans sa carrière à Arsenal.
« Ça m'a montré ce qu'est le haut niveau. Et après, je suis revenu plus fort et maintenant je profite de chaque moment, mais ça rend aussi l'histoire plus belle parce que ça n'a pas été tout de suite comme ça », a déclaré Saliba. « J'ai dû charbonner et je suis passé par des étapes un peu difficiles. Mais voilà, aujourd'hui, je suis très content. Je profite de chaque match et j'aime beaucoup ce club. »
Saliba a depuis accumulé plus de 100 matches, dont près de 20 en Champions League, alors que l'équipe d'Arteta a terminé deuxième lors de deux saisons consécutives de Premier League et est revenue dans la plus prestigieuse compétition de clubs d'Europe après six ans d'absence.
Pilier de la défense d'Arsenal, Saliba a disputé neuf des dix matches de Ligue des champions disputés par son club jusqu'à présent cette saison.
Outre sa qualité individuelle, la force de son association avec le défenseur central brésilien Gabriel a rendu Saliba indispensable à cette équipe d'Arsenal. « C'est un frère pour moi, on s'entend très bien, on est très proches », dit Saliba de son coéquipier. « Pour moi, comme je le dis toujours, c'est comme s'il était français aussi, vu qu'il a passé beaucoup de temps à Lille, il a les mêmes mimiques qu'un Français, il a les mêmes expressions qu'un Français, parce qu'il est resté longtemps à Lille (de 2017 à 2020), et c'est vraiment un top mec (...). C'est un plaisir de jouer avec lui. Quand il y a un mec comme ça dans ton équipe, ça facilite, et c'est pour ça qu'on est fort ensemble.
La solidité de cette défense d'Arsenal a été évidente cette saison en Champions League, les Gunners, troisièmes, n'ayant concédé que deux buts avant leur rencontre de la Journée 7 contre le GNK Dinamo. C'est un bon début qui offre beaucoup d'espoirs alors qu'Arsenal cherche à faire mieux que l'élimination en quarts de finale qu'il a subie la saison dernière, et Saliba, après avoir dépassé ses rêves d'enfant est prêt à rêver encore plus grand.
Son prochain défi ? « Gagner des titres, parce que, franchement, tout se passe bien. Il manque juste les titres, il faut soulever les gros trophées. C'est comme ça, les gens vont se souvenir de toi, même après 20 ans. »