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Henry : "La compétition par-dessus tout"

Le meilleur buteur de l'Histoire d'Arsenal, vainqueur de la Champions League avec Barcelone et aujourd'hui entraîneur de l'Impact Montréal (Canada) revient sur le confinement, Monaco, Londres et Barcelone du temps où il était joueur.

Thierry Henry, 50 buts en Champions League et un trophée brandi en 2009
Thierry Henry, 50 buts en Champions League et un trophée brandi en 2009 AFP via Getty Images

"Quand vous êtes joueur, vous êtes toujours dans l'après", nous a rappelé Thierry Henry. "Maintenant, je peux revenir sur cette époque." Et cette ère dorée, le meilleur buteur de l'équipe de France, 42 ans, ne s'est pas privé de l'évoquer, avec son acuité habituelle, lors de cette longue interview exclusive.

UEFA.com : Thierry Henry, comment ça va et comment avez-vous vécu cette épreuve du confinement ?
Thierry Henry : Avant tout, je vais bien et j'espère que tout va bien pour vous aussi (...). Je suis à Montréal où je suis resté pendant toute cette période en attendant de savoir si le championnat allait reprendre.

On nous a demandé de rester où on était. J'ai pour habitude d'obéir aux règles qui s'appliquent à moi et dans la période actuelle, c'est très important de suivre ces règles pour éviter de contaminer les autres (...), vous pouvez être porteur asymptomatique alors ne pas faire circuler le virus est très important.

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Je pratique la distanciation sociale. Je suis resté chez moi la plupart du temps, faisant ma cuisine, mon ménage, prenant soin de moi. Cela m'a rappelé mes débuts. Quand vous jouez ou quand vous entraînez, vous êtes tourné vers les autres. Là, j'ai pris un peu de temps pour moi, de manière un peu égoïste si l'on peut dire. (...). Un vilain petit virus nous a rappelé ce que c'est d'être humaniste, ce que c'est que d'être ensemble, respectueux les uns des autres. C'est d'ailleurs étrange d'utiliser ce mot "ensemble", alors que l'on est à distance des autres.

J'ai vécu cela à Montréal et, pour avoir traversé ce moment ici, je serai pour toujours attaché à cette ville. Il y aura toujours un lien particulier. Ce ne fut pas si long, mais ces semaines resteront gravées.

Enfin, voilà ce que j'ai fait. J'ai respecté les règles que nous avons tous respectées. On doit se protéger et protéger les autres.

Thierry Henry est à la tête de l'Impact Montréal
Thierry Henry est à la tête de l'Impact MontréalGetty Images

Vous êtes un jeune entraîneur. Est-ce que dans ces situations-là, on entraîne encore quelque chose ?
Pour moi, il y a un mot important, la confiance. À un moment donné, il vous faut faire confiance aux joueurs. On vient juste de reprendre l'entraînement. On leur a donné des plans. On leur a dit "mange ci, entraîne-toi comme ça". Quand ils sont avec nous, on peut gérer cela. Mais quand ils sont chez eux, ça devient une question de confiance. Et la confiance c'est quelque chose d'énorme, pas seulement dans le football, pas seulement pour un entraîneur par rapport à son équipe, mais dans le monde entier.

Et vous pouvez imaginer combien il a été difficile de s'entraîner dans les conditions que l'on a traversées, avec des parcs fermés, les distances à maintenir. La confiance a été la clé et c'est ce que je leur ai dit.

Au final, le champion est toujours celui qui va travailler, quelles que soient les conditions. Un champion, il va travailler dans l'ombre, quand les gens ne peuvent pas le voir. Il va toujours progresser, parce qu'il va surpasser la douleur. Voilà ce qu'est un champion. Parce que s'il ne fait pas ce qu'il faut faire, un autre le fera à sa place. C'est la loi du plus fort.

La base c'est que si vous êtes un champion, vous devez travailler.

Henry, buts européens
Henry, buts européens


On va revenir sur le champion que vous avez été en remontant au 1er octobre 1997. En Champions League, vous marquez deux buts pour votre premier match dans la compétition, sous les ordres de Jean Tigana, pour une victoire 4-0 contre Leverkusen...

Oui, je peux en parler, c'est marrant parce qu'aujourd'hui je peux revenir sur ce que j'ai accompli. Je n'ai jamais voulu le faire quand j'étais joueur parce qu'on est alors toujours dans l'après. Vous êtes jugé sur ce que vous allez faire le lendemain et ce n'est plus le cas une fois à la retraite.

Alors oui, j'attendais vraiment ce match parce que je n'avais pu jouer le match d'avant contre le Sporting Lisbonne lors de la première journée. Je n'avais pas été appelé et bon – c'est moi tout craché – je voulais démontrer des choses sur ce match.

Oui, il y a eu ce match contre Leverkusen et je crois à ce sujet qu'il y a une chose que je répéterai jusqu'à mon dernier souffle : il y a eu ces deux buts, mais j'ai aussi donné deux passes décisives. Je crois que les gens oublient cela, je ne sais pas pourquoi. Pour moi, c'est très important.


Je me rappelle aussi d'avoir regardé l'équipes des jeunes qui était en tribune. Chaque fois que j'ai porté le maillot de Monaco, c'était en pensant aux copains dans les tribunes : "Les gars, cela aurait pu être votre tour". Quand je les regardais, je pensais "ce club peut faire confiance aux jeunes, nous avons les joueurs pour réussir".

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C'est dans cet était d'esprit que j'ai joué pour Monaco. Vous représentez les jeunes, parce que si vous n'êtes pas performant, le coach va dire: "C'est ça le gars qui est supposé être le meilleur du centre de formation ? Bon, pas la peine de voir les autres”. Donc il y a de la pression, on ne s'en rend pas toujours compte.

Enfin ce fut une grande saison. Mais j'ai été aussi contrarié de ne pas jouer contre la Juventus (en demi-finale de la Champions League). Je reste sur sept buts et je suis sur le banc. Mais je respecte les choix du coach. On perd 4-1 là-bas, on gagne 3-2 au retour. Pas suffisant. La Juventus était impressionnante. Mais on a quand même sorti Manchester United avec un but de (David) Trezeguet qui était magnifique. 0-0, 1-1. Je me souviens de la joie de Man United quand ils sont tombés sur nous. Ils ne nous connaissaient pas, on a vite comblé cette lacune.

Demi-finale retour 1998 : Monaco 3-2 Juventus
Demi-finale retour 1998 : Monaco 3-2 Juventus

Qu'est-ce que cette équipe avait de spécial ?
Il faut tous les ingrédients pour faire quelque chose de grand. Un bon coach, de l'envie, des jeunes, de l'expérience et les gens oublient cela. On avait Sylvain Legwinski, très bon joueur, qui revenait d'Angleterre.

Victor Ikpeba était un bon joueur. Benarbia. Ali Benarbia, joueur extraordinaire. On avait des gars comme Franck Dumas et Martin Djétou est arrivé plus tard. Tous les gars de cette équipe ont connu une belle carrière, jeunes ou plus anciens.

Gilles Grimandi était là aussi, il ne faut pas l'oublier. Gilles Grimandi a toujours été un beau joueur. Il fallait jouer arrière droit, il jouait arrière droit, Milieu défensif ? Il jouait milieu défensif. Défenseur central ? Il jouait à ce poste. On avait aussi des créateurs, John Collins. Quel gaucher et quel bosseur ! J'ai eu aussi la chance de jouer avec Sonny Anderson, David Trezeguet, évidemment (...). Et puis il y a tout le staff et tout était en place. Bon, on n'a pas atteint la finale, mais pour une équipe comme Monaco, c'est très bien. Monaco n'a pas souvent réussi en Champions League.

Thierry Henry: "Pour moi, l'un des meilleurs (défenseurs) était Lilian Thuram"
Thierry Henry: "Pour moi, l'un des meilleurs (défenseurs) était Lilian Thuram" AFP via Getty Images

Vous avez passé votre carrière à terroriser les défenses, y a-t-il un défenseur que vous n'aimiez pas affronter ?
Écoutez, je l'ai dit de nombreuses fois, il m'est arrivé de décrire le style de défenseurs contre lesquels j'aimais jouer et les gens ont réagi en disant, "il aime affronter les meilleurs défenseurs". Non, ce n'était pas les meilleurs défenseurs, car j'ai connu de bons matches contre de grands défenseurs et de mauvais matches contre des défenseurs que je ne vais pas qualifier de mauvais, mais des défenseurs que l'on ne s'attendait pas à voir à un tel niveau.

J'ai toujours eu coutume de dire – et prenez-le comme vous le voudrez – que tout dépendait de moi. Parce que le seul moyen de progresser est de travailler sur soi-même. Face à moi, un gardien n'a jamais fait un grand arrêt, un défenseur n'a jamais bien défendu. Parce que si j'avais bien attaqué il n'aurait pas bien défendu. Si j'avais mieux mis le ballon, le gardien n'aurait pas pu le sortir.

Maldini raconte sa Champions League
Maldini raconte sa Champions League

Après, j'aime les défenseurs qui savent prendre le ballon sans même avoir à me toucher. En lisant bien le jeu, avec un tacle glissé, puis se relevant à peine sali. Ce qui est ennuyeux ce sont les défenseurs qui viennent pour vous faire mal. Parfois, ça marche. Chacun a son style.

Pour moi, l'un des meilleurs était Lilian Thuram. Lilian Thuram était pour moi un phénomène. Bon, alors les gens vont dire "oui, il parle de lui parce qu'ils ont joué ensemble". C'est un gars que j'admire par son style de jeu et sa défense, comme (Alessandro) Nesta, parce que c'était propre.

(Paolo) Maldini était propre. Il vous prend à la course, vous dépossède du ballon et relance. Et vous, vous êtes comme ça "Ouah ! Il ne m'a pas mis un coup de coude dans la figure, il ne m'a pas intimidé”. C'est millimétré, c'est fair-play. Marcel Desailly était comme cela… Et il y en a d'autres. Il y en a beaucoup, mais la réponse à la question est que j'étais mon pire cauchemar et mon pire défenseur c'était moi. Mais c'est vrai j'aime les défenseurs qui jouent propre.

Wenger, cinq grandes soirées européennes
Wenger, cinq grandes soirées européennes

Comment était votre relation avec Arsène Wenger, qui vous a entraîné deux fois à Arsenal et avec lequel vous êtes devenu meilleur buteur de l'Histoire du club ?
Bon, c'était simple, il constituait pour moi la figure du père. Alors comme vous pouvez l'imaginer, avec votre père, il y a des disputes, des cris, il vous punit. Parfois les meilleurs amis, parfois les pires ennemis.

Mais c'est ce qu'il se passe quand vous aimez quelqu'un. Cette personne vous importe. C'est pour ça que vous vous disputez. Mais je vais vous dire, il y a deux personnalités. Puisque l'on parle d'Arsène, Arsène a libéré mon intelligence, chaque jour, il a influé sur mon psychisme. Il m'a poussé à me poser les bonnes questions. Je sais que je l'ai déjà dit, mais j'avais l'habitude de me plaindre de tout, et je n'ai pas perdu cette habitude d'ailleurs. J'avais l'habitude de me plaindre de mes coéquipiers qui ne me voyaient pas sur le terrain.

Wenger, "la figure d'un père" pour Thierry Henry
Wenger, "la figure d'un père" pour Thierry HenryGetty Images

C'est typique du comportement du buteur ; "Ils ne veulent pas me donner le ballon". Etc. etc. Lui, il m'a dit : "Pose-toi la question : est-ce que ce joueur a les moyens de te voir et autant de moyens qu'un autre joueur". Alors j'ai commencé à adapter mon jeu à celui de mes coéquipiers. C'est pour cela que je dis qu'il a libéré mon intelligence.

Et ensuite il y a eu Pep (Guardiola, à Barcelone) qui à libéré mon intelligence tactique. Ces deux entraîneurs ont eu une influence énorme sur moi, mais, évidemment, je ne peux pas parler de ma carrière sans Arsène, parce que je pense que c'est l'une des choses les plus importantes au monde, non seulement dans le sport, mais partout ailleurs, de libérer son intelligence.

Après avoir connu autant de succès à Arsenal, qu'est-ce qui vous a attiré à Barcelone ?
Et bien, vous savez, je crois que je vais mourir en tant que compétiteur. La compétition, c'est tout pour moi. J'aime, j'aime, j'aime, j'aime le football, j'aime tout dans ce sport. Comme vous le savez, je suis un supporter d'Arsenal, j'aime Arsenal, mais la compétition, je place par-dessus tout. C'est ce qui me fait avancer. C'est ce qui me rend meilleur. C'est ce qui me met au défi. Je n'ai peur de rien. La compétition est vitale pour moi. Quand je suis arrivé à Barcelone, il y avait Ronaldinho à gauche, (Samuel) Eto'o avant-centre et Lionel Messi à droite. Et personne ne m'a dit que j'allais jouer.

2009, Barcelone se couvre de gloire à Rome
2009, Barcelone se couvre de gloire à Rome

Vous pouvez aller à un endroit et laisser votre cœur ailleurs. C'est exactement ce qu'il s'est passé pour moi. Je suis arrivé à Barcelone et j'ai appris énormément. Mon football a été déprogrammé et reprogrammé et cela reste en moi. Mais cela ne veut pas dire que je n'aime pas Arsenal, mon cœur sera toujours là-bas, mais Barcelone a été spécial.

À Barcelone, vous avez remporté la Champions League en 2009, mais vous avez joué blessé cette finale à Rome contre Manchester...
Oui, je peux en parler librement maintenant. Je veux pas que l'on dise "Oh mon Dieu il a joué blessé". Le nombre de matches que j'ai joués blessé, j'en ai perdu le compte. Celui-là était très particulier pour moi. Les gens ne le savent pas, mais c'était l'anniversaire de ma fille, le 27 mai, et je n'avais jamais remporté la Champions League, comme tout le monde le sait.

J'étais venu à Barcelone pour jouer et nous étions sur le point d'assurer le triplé, "las seis Copas" (les six coupes). Problème, je n'arrivais pas à plier mon genou. Je ne pouvais pas accélérer. C'était la même chose avec (Andrés) Iniesta. Il avait un problème de cuisse, il ne pouvait pas sprinter, je ne pouvais pas sprinter je ne pouvais pas jouer, mais je me rappelle qu'on avait déjà quatre joueurs blessés.

Thierry Henry et Lionel Messi célèbrent la victoire en Champions League à Rome, le 27 mai 2009
Thierry Henry et Lionel Messi célèbrent la victoire en Champions League à Rome, le 27 mai 2009Getty Images

Yaya Touré a joué défenseur central et c'était les débuts de (Sergio) Busquets. Sylvinho a joué et il l'a bien fait. Ai-je fait un bon match ? Je ne crois pas, mais je me suis porté volontaire (...). On m'a demandé si je me sentais de jouer, j'ai menti en répondant répondu "Oui bien sûr". Aujourd'hui tout le monde se souvient du Barça 2008/09 et je suis heureux d'en avoir fait partie.

Qu'avez-vous ressenti en remportant cette compétition ?
(...) J'avais remporté la Champions League et c'est ce qui me manquait. Je planais en me disant "enfin !". Je pense que cette journée a été aussi étrange. J'arrivais au bout du chemin, c'était bizarre. Mais j'ai poursuivi ma carrière parce qu'il y avait la Coupe du Monde en 2010 et mon sélectionneur (Raymond Domenech) m'a dit "Thierry, tu ne peux pas partir comme ça par rapport à l'équipe et patati et patata", mais sans la Coupe du Monde je serais parti direct en MLS. La boucle était bouclée.

Thierry Henry et Éric Abidal
Thierry Henry et Éric AbidalAFP via Getty Images

Quel fut votre coéquipier le plus drôle ?
Il y en a eu plein. Bon je ne vais pas me nommer moi-même, mais je suis assez drôle. Vous ne me voyez que pendant les interviews et quand je parle de football ou je suis assez carré... Mais Éric Abidal est assez marrant. Patrice Evra aussi. La liste est longue.

Quel capitaine faisait les meilleures causeries ?
J'ai eu des capitaines qui étaient de très bons leaders par l'exemple. Il faut savoir accepter la personnalité de votre capitaine, qu'il élève la voix ou remplisse son rôle en montrant l'exemple. Mes capitaines n'ont jamais vraiment été des forts en gueule pour être honnête.

Didier Deschamps en compagnie de Thierry Henry
Didier Deschamps en compagnie de Thierry HenryAFP via Getty Images

Mis à part peut-être Didier Deschamps. Mais c'était à une époque différente. Aujourd'hui, les gens communiquent avec leur smartphone. C'était très différent. Patrick Vieira était un capitaine qui menait par l'exemple. Toujours très calme. Mais au coup d'envoi, il était comme transformé, vous voyez. Pareil pour Zizou (Zinédine Zidane). Calme, relax... jusqu'au coup d'envoi. Mes capitaines ont toujours été calmes. Le plus expressif était Didier Deschamps.

Si vous deviez rejouer la Champions League avec un joueur de votre choix, lequel serait-il ?
Ancien coéquipier ou n'importe quel joueur ?

N'importe.
Simple : Michael Laudrup.

Michael Laudrup sous le maillot du Danemark
Michael Laudrup sous le maillot du DanemarkIcon Sport via Getty Images

Pourquoi ?
Parce que j'aurais adoré recevoir ses passes. Parce que pour moi l'une des choses les plus importantes, c'est de savoir donner le ballon. C'est un cadeau que vous faite à votre équipe. C'est un partage. Où dois-je la mettre ? Le gars est grand, petit, gaucher, droitier ? Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais vu un meilleur passeur que Michael Laudrup.

Il y a des joueurs qui ont été touchés par la grâce de Dieu et c'est son cas. Je le répète : je pense qu'il est reconnu parmi les joueurs, mais le monde du football ne lui a pas accordé le crédit que ce gars méritait. Andrés Iniesta l'a copié. "La Croqueta", c'est Laudrup, ce n'est pas Iniesta. J'adore Andrés, mais c'est Laudrup. Son seul but était de donner du bonheur aux gens.

Quand vous regardez les équipes pour lesquelles il a joué (Brondby, Juventus, Lazio, Barcelone, Madrid, Vissel Kobe, Ajax Amsterdam et Danemark), pour moi, pas la peine d'en rajouter.

Qui est Thierry Henry

Âge : 42 ans
Carrière de joueur pro : Monaco (1994-1999), Juventus (1999), Arsenal (1999-2007, puis 2012), Barcelone (2007-2010), New York (2010-2014), France (123 sélections, 53 buts – record)
Palmarès de joueur (principaux titres) : Champion du monde 1998, Champion d'Europe 2000, champion de France 1997, Champion d'Angleterre 2002 et 2004, champion d'Espagne 2009 et 2020, Coupe d'Angleterre 2002, 2003, 2005., Coupe d'Espagne 2009, Coupe du Monde des clubs 2009
Carrière d'entraîneur : Arsenal (jeunes, 2015/16), Belgique (adjoint 2016-2018), Monaco (2018/19), Montréal

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