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Denayer : "Il faut en profiter"

L'international belge Jason Denayer (13 sélections) s'est imposé d'entrée, la saison dernière, dans la défense centrale de Lyon, dont il est aujourd'hui le patron, à seulement 24 ans.

Jason Denayer lors de la victoire face à la Juventus le mois dernier en 8es de finale aller
Jason Denayer lors de la victoire face à la Juventus le mois dernier en 8es de finale aller Getty Images

Face à la Juventus, en 8es de finale de l'UEFA Champions League, celui qui nous a raconté en exclu ses passages à City, au Celtic ou à Galatasaray, après sa formation à Lierre, aura une grande responsabilité, ce qui ne semble pas perturber sa quiétude.

UEFA.com : En Champions League, pour la phase de groupes, c'est passé de justesse (deuxième place remportée lors de la dernière journée), comment as-tu analysé ce premier tour ?
Jason Denayer : Je pense qu'on aurait pu faire beaucoup mieux. Il y a des matches, des moments où on aurait dû avoir des résultats plus positifs que ce que nous avons eu. Mais nous sommes passés, on ne va pas se plaindre. On essaye de préparer les matches qui arrivent du mieux possible.

Lyon 1-0 Juventus

Quel match te donne le plus de regrets ?
Je pense que c'est le match contre le Zenit à domicile (1-1, le 17 septembre). On aurait pu gagner. Après il y a Benfica à l'extérieur (défaite 3-2). Je pense qu'on aurait pu faire un résultat. Cependant, je crois qu'on peut apprendre de nos erreurs et aller de l'avant. Nous sommes qualifiés, le plus important c'est de penser au match qui arrive.

Maintenant, c'est la Juventus pour une place en quarts de finale...
C'est sûr que c'est (un) super (adversaire) pour les supporters et pour nous. Quand on joue au football, c'est ce qu'on souhaite le plus, jouer contre de grandes équipes. Après, nous devons rester positifs, nous devons y croire. Je pense que le plus important pour nous et pour le public, c'est d'y croire tous ensemble et d'essayer d'obtenir un bon résultat.

Cristiano Ronaldo : tous ses buts en 8es

Cristiano Ronaldo, comment vois-tu cette confrontation ?
Comme je l'ai dit par rapport aux équipes, ce sont des confrontations qu'on attend tous, avec d'autres joueurs. Ce n'est pas tous les jours... On va faire au mieux. Ce sont aussi des moments où il faut profiter. Après, on va faire de notre mieux pour défendre contre lui.

Retour où tout a commencé, peux-tu parler un peu de l'académie Jean-Marc Guillou à Lierre ?
C'est une académie qui a gardé à 100 % l'esprit de Jean-Marc Guillou, malgré la météo et malgré tout le reste, nous continuions à jouer pieds nus, à part que nous avions installé des tentes et le chauffage, ce qui nous aidait à évoluer pieds nus. Malheureusement, avec les pelouses synthétiques, on a eu beaucoup de coupures et on a commencé à porter des chaussettes pour protéger nos pieds. Mais la philosophie de Jean-Marc Guillou était maintenue.

Apprendre à jouer pieds nus, si on est très honnête, est-ce que cela a vraiment apporté quelque chose ?
Eh bien, après autant d'heures à jouer au foot, on ne sait pas vraiment. On sait que le travail paie, ça c'est sûr, c'est le facteur le plus important. Jouer pieds nus aide un petit peu, mais je ne pense pas que cela ait joué un rôle énorme.

En arrivant à Manchester City, tu étais assez jeune (17 ans). Qu'as-tu ressenti en intégrant un club aussi impressionnant ?
Au début, c'était un peu compliqué, surtout avec la langue. Mais quand je suis arrivé là-bas, il y avait des joueurs qui parlaient français. Et il y avait un autre Belge. Alors j'ai pu m'adapter assez facilement à cette nouvelle vie. Le problème, ce fut d'apprendre la langue, mais il y avait des cours d'anglais. Donc ça s'est bien passé. Mon père était là aussi, ce qui m'a beaucoup aidé. Au début, ce n'était pas facile, mais ça s'est amélioré par la suite.

Patrick Vieira, technicien clé dans le parcours de Denayer
Patrick Vieira, technicien clé dans le parcours de Denayer©Getty Images

Quelle importance a eu Patrick Vieira (entraîneur des jeunes de City) dans ta formation ?
Je venais de l'académie. On ne travaille pas spécialement tactiquement. Surtout, avant d'arriver à Manchester City, je n'avais jamais joué à 11 en tant que défenseur. Donc c'est quelqu'un qui m'a énormément aidé sur le plan tactique, qui m'a apporté beaucoup de son expérience.

Si on continue sur les modèles, il y a eu Vincent Kompany, on te compare souvent à lui...
Pour moi, c'est un très bon défenseur. C'est sûr que j'ai un exemple à prendre sur lui. Après, dès que je suis arrivé à Manchester, c'est quelqu'un qui est venu vers moi, qui a essayé de m'aider. Ce fut un plus pour moi.

Parmi les grands défenseurs actuels, il y a Virgil van Dijk, Joueur UEFA en 2018/19. Il n'a que quatre ans de plus que toi, que penses-tu de son jeu ?
Virgil, j'ai joué avec lui au Celtic (Glasgow), c'est quelqu'un qui a un potentiel énorme, et ça se voyait déjà avant qu'il aille beaucoup plus loin. Avec le travail, je pense qu'il a ce qu'il mérite. Pour les défenseurs, c'est toujours bien d'avoir des joueurs comme lui, qui arrivent bien placés au Ballon d'Or.

Jason Denayer sous le maillot du Celtic, en 2015
Jason Denayer sous le maillot du Celtic, en 2015Getty Images

Raconte-nous comment tu as atterri au Celtic...
En fait, j'étais à City, c'était pendant la reprise (2014/15), il y a Patrick Vieira qui vient chez moi. Il me dit : "Écoute, j'ai l'entraîneur du Celtic qui m'a appelé. Il était déjà venu voir des matches en réserve. Il me dit que tu l'intéresses. Il faut que tu partes au Celtic, ce sera une super expérience pour toi." Et puis voilà, pour moi le fait de faire la transition entre les jeunes et la première c'était quelque chose de super. Je n'ai pas réfléchi à deux fois. Je suis parti au Celtic. Arrivé là-bas, c'était beaucoup plus difficile que je ne pensais au niveau de l'adaptation, vu que je ne parlais pas très bien anglais. Il n'y avait personne qui parlait français. J'ai dû énormément travailler en anglais. Sur le terrain, c'est allé très vite. J'ai marqué pour mon premier match. J'ai vécu là-bas une saison fantastique. Nous avons gagné des trophées, c'était super.

Ensuite, direction la Turquie (Galatasaray en 2015/16)...
Sûr que ce n'était pas évident au début. Ensuite, je m'adapte assez vite, j'arrive à être assez à l'aise un peu partout. Quand je suis arrivé en Turquie, il y avait des traducteurs qui travaillaient au club. Ils me facilitaient la tâche quand je parlais avec le coach. Je n'ai pas eu de réelle difficulté à comprendre le coach ou d'autres joueurs. Surtout qu'il y avait d'autres joueurs qui parlaient anglais. Je parlais mieux anglais. Après, c'est une très belle ville, c'est un endroit un peu comme en Europe on va dire.

Carlos Vinicius (SL Benfica) à la lutte avec Jason Denayer en Champions League, cet automne
Carlos Vinicius (SL Benfica) à la lutte avec Jason Denayer en Champions League, cet automneGetty Images

Tu vas arriver ensuite ici, à Lyon, est-ce que tu sens que c'est le bon moment, à 23 ans, pour rejoindre ce club ?
Je pense parce que j'avais pris énormément de maturité avec tous les prêts que j'avais vécus. Le fait de partir sans savoir vraiment où on sera à l'année suivante, ce n'est pas facile. On ne peut pas s'installer quelque part. Quand Lyon est arrivé avec l'envie de m'acheter définitivement, pour moi, ce fut un soulagement entre guillemets. Je savais que j'allais être beaucoup plus stable et que j'allais pouvoir me concentrer à 100% sur le football. Je pense que c'était le bon moment pour moi, oui.

En plus, tu marques dans le derby pour la victoire contre Saint-Étienne. Il n'y a rien de mieux...
On va dire que ça tombait bien pour moi. J'étais d'abord très content de marquer mon premier but pour le club et surtout dans un tel match. C'était quelque chose d'assez spécial, ça aide toujours. J'en suis toujours super heureux. Très vite, je me suis adapté directement. On m'a adopté. Je me suis senti très à l'aise dès le début. Cela m'a beaucoup aidé pour mes performances et pour le reste. Ensuite, j'étais capitaine, c'est quelque chose que je prends comme une récompense. Je me sens flatté. Mais je dois continuer à travailler pour continuer à faire progresser performances.

Quel genre de capitaine es-tu ? Tu as l'air tout timide... Comment fais-tu passer tes messages ?
Comme je l'ai dit, je ne vais pas changer de personnalité. Je vais rester moi-même, si j'ai quelque chose à dire à quelqu'un, le fait d'être calme, ça n'empêche pas de parler. On a tous peut-être une manière différente de le dire, mais s'il y a quelque chose à dire, que ce soit bien ou mal, je le dirai et puis voilà. C'est, de toute façon, dans l'intérêt de l'équipe.