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Ramos : "Zidane sait surprendre les adversaires"

Sergio Ramos se confie longuement à UEFA.com sur ses buts, son Real et l'apport de Zinédine Zidane, l'entraîneur des champions d'Europe.

Ramos : "Zidane sait surprendre les adversaires"
Ramos : "Zidane sait surprendre les adversaires" ©Getty Images

Capitaine du Real Madrid depuis le départ d'Iker Casillas, Sergio Ramos (31 ans le 30 mars prochain) profite chaque jour de sa chance de jouer dans le club de la capitale espagnole et d'évoluer depuis un an sous les ordres de Zinédine Zidane. Avant son 500e match sous le maillot blanc, il s'est confié en exclusivité pour UEFA.com.

UEFA.com : La saison dernière, vous avez commencé avec Rafael Benitez et terminé avec Zinédine Zidane. Racontez-nous la deuxième partie de saison, la finale de l'UEFA Champions League, c'est comment d'avoir Zidane comme coach ?
Ramos : L'arrivée de Zizou a été positive, il a apporté beaucoup de changements. Chaque entraîneur a sa philosophie, ses idées, mais Zizou était un joueur lui-même, ça se ressent dans son approche, son management. Il a expliqué très clairement ce qu'il attendait de nous. Nous avons failli remporter le championnat et  nous avons atteint un de nos objectifs principaux : gagner l'UEFA Champions League. C'était très important pour nous, tout le monde était très impliqué, à commencer par Zizou.

UEFA.com : Une nouvelle finale, encore contre l'Atlético avec encore un but de Sergio Ramos.
Ramos : Ce sont des moments très spéciaux pour moi, inoubliables. Je pourrai les raconter à mes enfants, mes petits-enfants, tous les membres de ma famille. Mais j'espère en vivre encore avant la fin de ma carrière. Il faut évidemment un peu de réussite pour gagner, mais j'ai eu la chance d'être décisif dans ces deux finales, j'en suis très fier.

Ramos décisif, le Real gagne sa
Ramos décisif, le Real gagne sa

UEFA.com : Gagner avec le brassard de capitaine, c'est vraiment différent ? Le moment avant de poser ses mains sur le trophée, ça doit être émouvant.
Ramos : Oui, c'est un peu différent, mais nous partageons tous le mérite de cette victoire. Après, je mentirais si je disais que je n'avais pas plus apprécié en tant que capitaine. Vous avez l'honneur d'apporter et de brandir le trophée à Cibeles (place emblématique à Madrid où le Real célèbre ses succès), c'est un souvenir que vous pouvez chérir pour toujours.

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UEFA.com : La dernière finale contre l'Atlético s'est jouée aux tirs au but. Vous avez frappé en quatrième position et marqué. Quel sentiment avez-vous eu en plaçant le ballon sur le point de penalty ? Aviez-vous élaboré un plan dans l'équipe ?
Ramos : Nous avons choisi les joueurs les plus habitués à ces moments de forte tension quand il y a autant d'enjeu. Quand la prolongation se termine, nous nous regroupons, mais nous n'en avions pas parlé avant, nous ne pensons jamais que cela va arriver. La plupart du temps, les volontaires y vont, Cris (Ronaldo), Marcelo, moi, Gareth (Bale), Lucas Vazquez qui a tiré en premier. C'est très tendu, vous pouvez passer de héros à zéro en une seconde. Il faut rester calme, être confiant, avoir une bonne idée de ce que vous allez faire. Si tout se termine bien, c'est magnifique.

Zidane, un maître de la surprise tactique

UEFA.com : Revenons-en à Zidane. Comment qualifieriez-vous l'impact qu'il a eu sur l'équipe, surtout aussi rapidement ?
Ramos : Il a su convertir son humilité et son talent de joueur en une capacité à gérer le vestiaire. Il sait comment nous pensons. Dans notre vestiaire, il a su maintenir l'équilibre. L'équipe l'a constaté et vous voyez les résultats.

UEFA.com : Cette série de 40 matches sans défaite, ce n'est pas seulement de la chance, c'est aussi un travail tactique quotidien. Qu'a-t-il apporté dans ce domaine ?
Ramos : Il étudie chaque adversaire pour voir comment les surprendre. Chacun dira ce qu'il voudra, mais pour moi, cela n'a rien à voir avec la chance. Vous provoquez votre chance, ces résultats ne sont pas un accident. Après, nous n'avons encore rien gagné cette saison (hormis la Coupe du Monde des Clubs en décembre dernier, ndlr), nous voulons remplir nos objectifs et je pense que nous sommes sur la bonne voie.

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Sergio Ramos salue la prise en main de Zidane dans le vestiaire
Sergio Ramos salue la prise en main de Zidane dans le vestiaire©Getty Images

UEFA.com : Si vous jouez ce week-end (contre le Celta Vigo, dimanche, ndlr), ce sera votre 500e match avec le Real Madrid. Atteindre ce chiffre, en plus avec le brassard, doit vous rendre très fier.
Ramos : Évidemment, je suis privilégié de représenter la meilleure équipe du monde. Le capitanat, c'est le bonus. C'est une grande responsabilité pour moi, il faut donner l'exemple, faire attention à chaque détail, sur et en dehors du terrain. Cela m'a aidé à progresser en tant que footballeur et bien sûr en tant que personne.

UEFA.com : Bientôt les huitièmes de finale de l'UEFA Champions League. Le Real Madrid pourrait conserver son trophée, ce qui n'a pas été fait depuis l'AC Milan en 1991. Vous devez vous dire "cette fois, nous pouvons le faire"...
Ramos : Je l'espère, mais si personne n'y est parvenu, c'est parce que c'est très difficile. Après, nous sommes les champions en titre et nous avons le sentiment de pouvoir défendre ce trophée.

UEFA.com : Comment voyez-vous le match contre le Napoli ?
Ramos : Ce sera très difficile, ils sont en forme. Nous devrons être très concentrés en défense. Nous allons nous préparer pour essayer de réussir une grande performance, de les empêcher de marquer. De notre côté, nous allons tout donner pour nous qualifier au prochain tour.

"Évidemment, j'aime marquer"

Ramos, quand il marque, c'est souvent décisif !
Ramos, quand il marque, c'est souvent décisif !©Getty Images

UEFA.com : Vous vivez votre saison la plus prolifique devant le but (8 buts dont 6 en Liga, ndlr). C'est de l'entraînement ou l'expérience ?
Ramos : Un mélange des deux. Vous passez des heures à l'entraînement, mais il faut avoir aussi de l'ambition. Comme je l'ai toujours dit, l'esprit, l'ADN du Real Madrid, c'est de se battre jusqu'à la fin. J'ai beaucoup travaillé sur le jeu de tête, améliorant au passage ma technique. Aujourd'hui, j'en récolte les fruits. J'espère améliorer mes statistiques et surtout continuer à être décisif pour l'équipe. En plus, il ne faut pas oublier que le travail d'un défenseur, c'est d'abord de ne pas prendre de buts.

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UEFA.com : Mais vous aimez bien marquer, non ?
Ramos : Évidemment, je mentirais si je disais le contraire. Tous les joueurs aiment marquer des buts.

UEFA.com : Dernière question. Comment faites-vous pour vivre avec la pression dans ce club le plus titré du monde, en étant son capitaine, avec l'obligation d'être au top tout le temps et ce depuis si longtemps ?
Ramos : Il faut apprendre à vivre avec. Les premières années ont été les plus difficiles, mais j'ai appris des erreurs. C'est aussi comme cela que vous traversez des moments comme cette élimination contre le Bayern (en demi-finale de l'UEFA Champions League 2011/12, ndlr), une défaite en coupe ou le fait de ne pas gagner le championnat. Je serai éternellement reconnaissant envers le Real Madrid, qui m'a construit en tant que joueur. Le club m'a élevé, m'a aidé, je suis tellement plus fort aujourd'hui. C'est comme un bouclier contre les critiques de l'extérieur.

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