Ancelotti rapproche Conte et Zidane
lundi 2 janvier 2017
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Les deux meilleurs coaches de la fin d'année 2016 font partie des successeurs de Carlo Ancelotti à Chelsea et au Real Madrid, ce qui permet au Mister de porter sur eux une appréciation éclairée.
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Le coach italien du Bayern, 57 ans, a une relation particulière avec les deux entraîneurs qui font beaucoup parler d’eux en ce moment. De Conte, il est le compatriote et il fut l’entraîneur à la Juventus au tournant des années 2000. En outre, Conte, qui vient d’égaler le record de victoires consécutives en Premier League avec Chelsea, fut l’un des successeurs d’Ancelotti, qui a occupé ce poste de 2009 à 2011.
De Zidane, Ancelotti fut le supérieur dans le staff technique du Real en 2013/14, lorsque l’Italien a offert sa Décima, la dixième Coupe des champions à la Maison blanche. Entraîneur en chef depuis un an, Zidane reste sur une invincibilité record pour le Real de 37 matches, à deux longueurs du record d’Espagne détenu par Luis Enrique avec Barcelone.
"La France progresse"
"Ce que Conte fait à Chelsea est extraordinaire", a déclaré Ancelotti, dans une interview à la "Gazzetta dello Sport". "Il a des idées, de la personnalité, l’expérience. C’est un entraîneur mature et je suis très heureux pour lui."
"Zidane, c’est le champion du monde", ajoute-t-il au sujet du nouveau Mister. "Il a remporté la Champions League alors que beaucoup ne pensaient pas qu’il pourrait être un grand entraîneur."
"Ce qui me semble indéniable, c’est que tous les deux avaient des qualités sur le terrain (Zidane et Conte ont été coéquipiers à la Juventus et adversaires en quarts de finale de la Coupe du Monde 1998) et qu’ils ont pu exporter ces qualités à leur nouveau poste."
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Pas moins intéressant, Carletto s’est livré aussi à un comparatif entre les cinq grands championnats européens (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne et France) qu’il a tous fréquentés, ayant aussi entraîné Paris.
"En Italie, le football est une religion. Il y a beaucoup de pression, beaucoup de rumeurs", a-t-il dit. "En Angleterre, on en parle moins, mais il y a beaucoup de professionnalisme autour du football. La France est en progrès. Il y a de très bons joueurs là-bas, mais cela manque parfois d’équilibre tactique au sein des équipes."
"En Espagne, c’est un peu comme en Italie : le football rend fou ! Les radios en parlent 24 heures sur 24, comme les télés et les supporters sont attentifs à tout. Quand sur est coach du Real, tu ressens vraiment la responsabilité du poste. En Allemagne, je vois des ambiances fantastiques, des stades toujours pleins, beaucoup d’éducation et un haut niveau physique et technique."