Reprise du jeu : l'UEFA se prépare pour le retour en toute sécurité de ses compétitions d'élite.
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Zlatan : "En revenant, je prouve que j'ai raison"

Deuxième partie de notre entretien exclusif avec Zlatan Ibrahimović. Il nous parle de ce qu'il a prévu pour le match entre Malmö et Paris et de ce retour si particulier.

Exclusif : Zlatan, où tout a commencé
Exclusif : Zlatan, où tout a commencé

UEFA.com : Vous avez réservé la place principale de la ville pour le match de mercredi. Pourquoi ?

Zlatan Ibrahimović : J'ai fait cela tout de suite après le tirage au sort lorsque j'ai vu que nous allions jouer contre MFF. Au regard des standards internationaux, le stade est petit. Je pense que nous aurions pu en remplir cinq comme lui. On aimerait bien mettre tout le monde dans ce stade, mais ce n'est pas possible, et je veux donner à tout le monde la possibilité de voir ce match. Il y aura alors un grand écran sur la place où tout le monde pourra avoir le match en direct. Nous avons également deux ou trois petites surprises. Des offres un peu particulières.

UEFA.com : Est-ce que vous avez pris part à la préparation de tout cela ?

Ibrahimović : Oui, je me suis impliqué. Ça va être quelque chose de très personnel, c'est quelque chose que j'ai préparé moi-même. Je n'ai pas envie que quelqu'un utilise mon nom pour attirer les gens là-bas. C'est un cadeau qui vient de ma part. J'ai réservé la place, j'ai préparé tout le programme. J'ai préparé tout ce qu'il va se passer pendant cette journée, et laissez-moi vous dire qu'il y a un paquet de choses qui sont prévues. Toutes ont été planifiées par mes soins. J'ai bien sûr été aidé par les personnes de la ville, mais tout cela a été organisé personnellement. C'est la raison pour laquelle c'est particulier.

UEFA.com : Il s'est écoulé 14 ans depuis que vous avez quitté Malmö. Quelles sont vos relations avec le club et avec les supporters aujourd'hui ?

Ibrahimović : C'est génial. J'ai une relation très particulière avec le club, nous restons en contact. Nous parlons de l'avenir, du présent et de tout, à vrai dire. Le club me demande des petits trucs et de l'aide parfois, et j'essaie de partager mon expérience de la meilleure manière possible. C'est le club où j'ai débuté, et dans ces cas-là, vous voulez que votre club s'épanouisse le mieux possible, ce qui est le cas en Scandinavie. Je ferai tout ce que je peux pour ce club et pour ses supporters. Avec eux, je suis toujours le bienvenu. Nous n'avons pas eu beaucoup d'occasions de jouer avec l'équipe nationale à Malmö, parce que nous jouons surtout à Stockholm, mais chaque fois que j'ai pu jouer à Malmö, notre équipe a fait de bonnes choses.

UEFA.com : Dans le film "Blådårar", il y a une scène au cours de laquelle vous êtes assis dans un train et vous claironnez que vous allez devenir professionnel. Est-ce que vous vous souvenez de cela, et que pouvez-vous nous dire sur votre état d'esprit de l'époque ?

Ibrahimović : Je me rappelle que quand j'étais jeune, j'avais de l'ambition, des rêves, un projet. C'était d'ailleurs plus une vision que des rêves je dirais. Je savais ce que je voulais quand j'étais jeune. Comme je vous l'ai dit (dans la première partie de l'interview), je devais faire des choix. Soit je m'y mettais sérieux, soit je perdais mon temps. J'ai décidé de m'y mettre. J'ai vu que j'avais une chance à saisir et j'ai essayé de la saisir. Tout ce qui s'est passé jusque-là correspondait à la vision que j'avais. Je savais que ça allait se passer comme ça. Beaucoup de gens on dit que j'étais trop arrogant ; que j'étais un peu une diva. Les réponses, je les ai données, même si cela m'a pris 14 ans pour en arriver là, mais le simple fait que je sois assis ici démontre que j'avais raison.

UEFA.com : Paris occupe actuellement la deuxième place de son groupe. Sur un plan personnel, comment jugez-vous vos prestations jusqu'à présent dans la compétition cette saison ?

Ibrahimović : C'est une bonne question. J'ai bien joué. J'ai été blessé avant le premier match contre Malmö. Ce fut ma première rencontre après cette blessure, mais ça a plutôt bien fonctionné. Nous avons gagné deux buts à zéro et après cela, nous avons rencontré le Shakhtar Donetsk et ça s'est bien passé aussi. Nous l'avons emporté trois buts à zéro. Le meilleur match que nous ayons joué, c'est celui que nous avons livré contre Madrid, surtout pour moi sur un plan personnel. Je n'ai pas encore marqué en UEFA Champions League, mais maintenant, c'est le match à Malmö. Ça va venir. Je ne m'inquiète pas à ce sujet.

UEFA.com : Vous avez disputé 116 matches en UEFA Champions League. Qu'est-ce que cette compétition a de particulier pour vous ?

Ibrahimović : C'est là que les meilleurs joueurs évoluent, mais ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. Vous ne comprenez vraiment l'UEFA Champions League qu'après avoir joué un match en UEFA Champions League vous-même. L'hymne, la mélodie, l'ambiance et tout ça... Vous rencontrez les meilleurs joueurs d'Europe. Il y a le ballon... Tout ce qui est autour de vous vous transmet des émotions particulières.

©AFP/Getty Images

UEFA.com : Est-ce que vous pensez que l'équipe actuelle de Paris est capable de gagner l'UEFA Champions League ?

Ibrahimović : Nous nous sommes améliorés. Nous sommes largement meilleurs que l'année dernière, alors on a une bonne chance. Cela ne veut pas dire que nous allons gagner, nous avons une grande équipe qui a progressé beaucoup par rapport à l'an dernier. Nous avons le potentiel pour aller au bout, mais pour gagner, il faut beaucoup d'ingrédients. Ce n'est pas toujours la meilleure équipe qui gagne, alors nous allons voir.

UEFA.com : Quelle est votre motivation pour gagner l'UEFA Champions League ?

Ibrahimović : Je ne l'ai pas gagnée auparavant, comme chacun sait, on va donc faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la remporter. Si je ne la gagne pas, je ne serai pas déçu. On verra comment cela va se passer.

UEFA.com : Vous êtes récemment devenu le meilleur buteur de l'histoire de Paris. Situez-vous cela dans la liste de vos performances ?

Ibrahimović : Battre des records, c'est toujours amusant. Je ne suis pas au club depuis très longtemps. J'imagine que ça aussi c'est un record. Je ne suis jamais resté dans un club pendant quatre saisons consécutives. Je bats un record après trois saisons ici. C'est génial. C'est amusant. Il faut mettre la barre le plus haut possible, et si vous terminez dans les livres d'histoire, c'est encore mieux. Naturellement, vous voulez qu'on se souvienne de vous pour de grands exploits sur le terrain. C'est un record que j'ai, comme d'autres, et il sera battu par quelqu'un d'autre un jour. Tout ce qui compte, c'est qu'il m'ait appartenu pendant un certain temps, et pendant des moments heureux de ma vie.

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