Franz Beckenbauer a 70 ans
mercredi 9 septembre 2015
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Alors que Franz Beckenbauer fête son 70e anniversaire, UEFA.com rend hommage à une figure du foot européen depuis 50 ans.
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Franz Beckenbauer fut et restera toujours le Kaiser, l'un de principaux piliers du football allemand depuis un demi-siècle ; l'un des plus grands athlètes de l'Histoire du sport mondial.
Ce surnom lui a été donné au début de sa carrière de joueur. À Vienne avec le Bayern Munich pour une rencontre amicale en 1968, Beckenbauer, alors âgé de 22 ans, était photographié prenant la pose aux côtés d'un buste de l'ancien empereur (ou Kaiser) d'Autriche Franz Joseph I. Adéquat pour ce jeune leader né doté d'une élégance hors pair.
Avant 1968, il avait déjà disputé une finale de Coupe du Monde de la FIFA, brandi la Coupe des vainqueurs de coupe européenne, et remporté le premier de ses quatre prix de Joueur allemand de l'année. Et ce n'était qu'un début. D'ici à sa retraite en 1983, il ajoutait cinq titres de Bundesliga, quatre Coupes d'Allemagne, trois Coupes de champions, une Coupe du Monde et le Championnat d'Europe de l'UEFA 1972.
Il remportait la plupart de ces trophées au Bayern, un club qu'il faisait passer du statut de deuxième meilleur club à Munich à celui de géant européen, toujours d'actualité aujourd'hui. Mais tout aurait pu être si différent. À 13 ans, Beckenbauer n'avait d'yeux que pour le Munich 1860. Un match avec l'équipe de jeunes du SC 1906 München face à son club rêvé allait vite changer cela.
Frappé au visage par un joueur du 1860, il décidait de rejoindre le Bayern sur un coup de tête. "C'est le destin. Si cela n'était pas arrivé, j'aurais joué en bleu plutôt qu'en rouge", se souvenait Beckenbauer.
Il effectuait ses débuts pour le Bayern en deuxième division à l'âge de 18 ans, une première apparition en tant que milieu de terrain qu'il fêtait en inscrivant un but en début de rencontre. Il reculait rapidement d'un cran, son talent lui permettant de mener la défense bavaroise d'une main de fer. De ce poste, il lançait les attaques allemandes des abords de sa surface de réparation (le long ballon de l'extérieur du pied était son geste préféré) : il maîtrisait le rôle du libero à la perfection.
Le Bayern était en train de changer à tout jamais. Allié aux talentueux Gerd Müller et Sepp Maier, Beckenbauer aidait les Roten (Rouges) à dominer le football allemand et européen, comme l'illustrent trois Coupes des champions de rang entre 1974 et 1976. Beckenbauer rejoignait ensuite les États-Unis, où il permettait aux New York Cosmos des remporter trois titres nationaux en quatre saisons.
Après un court passage (et un nouveau titre) à Hambourg, puis un retour à New York, il raccrochait les crampons en 1983. Mais que faire après ? 'Le Kaiser' avait tout prévu. Moins de trois ans plus tard, il guidait l'Allemagne de l'Ouest en finale du Mondial 1986. Battue par l'Argentine, l'Allemagne allait prendre sa revanche en finale de l'édition 1990.
Beckenbauer reste l'un des deux hommes à avoir remporté la Coupe du Monde en tant que joueur puis entraîneur, lui qui était capitaine de l'Allemagne de l'Ouest lors du sacre en 1974. Il quittait son poste de sélectionneur dans la foulée puis, après de nouveaux titres à Marseille et au Bayern, sans oublier la Coupe UEFA 1996, tentait sa chance dans le milieu de l'administration.
Président du Bayern pendant 15 ans, Beckenbauer était en charge de la candidature allemande pour la Coupe du Monde 2006, puis du comité d'organisation. "Mon rôle est d'être présent", disait-il. Et présent, il l'était. Avec l'aide d'un hélicoptère mis à sa disposition, Beckenbauer assistait à 46 des 64 matches. Une véritable success-story, à l'image de ses multiples carrières...