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Le rapport technique de la Champions League est sorti

Tendances, points de discussion et statistiques sur la Champions League 2011/12 nourrissent le rapport technique publié à la veille de l'édition 2012/13.

Didier Drogba marque un but de la tête qui donne l'égalisation à son club de Chelsea en finale en UEFA Champions League contre le Bayern
Didier Drogba marque un but de la tête qui donne l'égalisation à son club de Chelsea en finale en UEFA Champions League contre le Bayern ©Getty Images

Tendances, points de discussion et statistiques sur la Champions League 2011/12 nourrissent le rapport technique qui est publié à la veille de l'édition 2012/13.

Pour rédiger ce document de référence, le directeur technique de l'UEFA Andy Roxburgh s'est entouré d'entraîneur de premier plan : Allegri, Fabio Capello, Roy Hodgson, Gérard Houllier, György Mezey, Holger Osieck, Thomas Schaaf, Jozef Venglos et Howard Wilkinson.

"Outre des données factuelles et statistiques, le rapport entend proposer des analyses, des réflexions et des points de discussion qui, nous l’espérons, donneront matière à réfléchir aux techniciens", ont indiqué les auteurs. "Par ailleurs, en soulignant les tendances au plus haut niveau du football professionnel européen, il offre aux entraîneurs actifs auprès des jeunes des informations utiles en termes de développement des qualités qui seront nécessaires aux futurs participants."

Le rapport met l'accent sur le mental et son importance dans la réussite. "La vitesse de déplacement et le rythme du jeu sont des éléments importants, mais une grande partie de la rapidité du jeu se joue au niveau de l’intelligence des joueurs. En Champions League, la rapidité de la perception doit se conjuguer aux qualités physiques de vitesse et s’étend au domaine de l’intensité émotionnelle. Des rencontres de haut niveau nécessitent des joueurs de haut niveau et la capacité à maîtriser ses émotions est devenue un atout majeur."

"La saison 2011/12 a confirmé la nécessité de disposer de qualités mentales, c’est-à-dire d’une capacité au-dessus de la moyenne de gérer tous les types de pressions et de situations de match. Pour l’entraîneur, le défi consiste à apprendre à ses joueurs à ne jamais baisser les bras et à les préparer à toutes les vicissitudes inhérentes à la compétition au plus haut niveau. Chelsea, le champion de 2012, a parfaitement montré que la résilience et la force mentale sont des ingrédients essentiels de la recette du succès."

En ce sens, hommage est rendu au vainqueur, le Chelsea FC, et à son entraîneur, Roberto Di Matteo. "Sur le plan européen, l’influence italienne de Di Matteo est évidente par le style qu’il a imprimé à son équipe de Chelsea. Un système qui n’est pas exactement le catenaccio, mais qui s’en rapproche. Comme l’Inter de José Mourinho en 2010, sa formule gagnante a mis l’accent sur la solidité de la défense, les contres et les balles arrêtées. Il a également pu compter sur des joueurs décisifs lors des grands matches, comme Didier Drogba, Frank Lampard et Petr Cech, qui ont trouvé l’inspiration nécessaire lorsqu’il le fallait."

Lors d’une saison qui a enregistré quelques scores fleuves (Barcelone, Olympique Lyonnais, Bayern Munich et Valence ont tous passé sept buts à leur adversaire en un seul match), 345 buts ont été enregistrés. C’est dix de moins que la saison précédente mais 25 de plus qu’en 2009-10. Plus de trois quarts des buts marqués lors de la saison (78 %) ont résulté d’actions de jeu. Ces dernières années, l’image d’ensemble est restée plutôt stable, particulièrement en ce qui concerne les tirs de loin, les dribbles et finitions et les diagonales dans les 16 mètres. Les différences dans les chiffres concernant les buts contre son propre camp et les erreurs défensives sont elles aussi négligeables.

Le nombre de buts marqués sur balles arrêtées (76) a légèrement diminué lors de la saison 2011/12 par rapport aux deux saisons précédentes (82 chaque fois). En termes de pourcentage, on est passé progressivement de 25% à 23%, puis à 22% au cours de ces trois dernières campagnes. "Cette évolution a coïncidé avec l’introduction des arbitres additionnels à chaque bout du terrain, et l’influence de ces derniers sur les décisions arbitrales pourrait expliquer en partie cette évolution. Le nombre de buts sur rentrée de touche a doublé (de un à deux), Benfica et Borussia Dortmund ayant réussi ce mouvement particulier." Le taux de buts marqués sur corner est resté stable à un niveau très bas. En effet, avec 27 buts pour 1250 corners, il a été d’un but tous les 46 corners pour la deuxième année de rang.

Le rapport revient sur "la dualité" qui existe dans le style de jeu basé sur une possession positive du ballon, par exemple pour le FC Barcelona, et la tactique qui consiste à "contenir son adversaire pour mieux le contrer". "Tout comme l’avait fait le FC Internazionale en 2010, Chelsea a démontré non seulement que, parmi les multiples facettes du football, il y a de la place pour d’autres équipes que celles qui se basent sur la possession du ballon, mais aussi que deux écoles de pensée opposées peuvent être tout aussi valables en termes d’efficacité – et de titres."

À ces analyses il faut ajouter un certain nombre de statistiques, l'équipe de la saison sélectionnée par les observateurs techniques de l'UEFA Champions League en 2011/12 et les plus beaux buts de la saison. Le rapport technique de l'UEFA Champions League 2011/12 est incontournable à la fois pour les entraîneurs et pour tous les passionnés de football.

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