Mourinho chez lui dans la maison Blues
mercredi 10 février 2010
Résumé de l'article
José Mourinho a confié à UEFA.com qu'il s'attend à affronter en 8es d'UEFA Champions League un Chelsea cuvée 2010 très proche de celui qu'il a laissé en 2007.
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Pour José Mourinho, peu de choses ont changé au Chelsea FC depuis son départ en septembre 2007. Ce qui ne l'empêche pas de mettre en garde ses joueurs du FC Internazionale Milano : en face, ce sera "l'une des meilleures équipes au monde".
Le match aller, prévu le 24 février, marquera les retrouvailles du Portugais de 47 ans avec son ancien club. Mais pour le stratège, peu de choses on changé : "La dernière fois que j'y suis allé, j'ai observé tous les détails", raconte-t-il de son déplacement à Stamford Bridge pour la victoire 2-1 des Blues face aux "Cottagers" de Fulham. "Même l'échauffement était similaire à celui qu'on faisait à mon époque. Leur défense sur coups de pied arrêtés est également la même. Leur position sur ces coups de pied arrêtés n'a pas changé. Parfois, ils évoluent en 4-4-2 en losange, d'autres fois en 4-3-3. Ce sont exactement les systèmes qu'on travaillait."
Ce qui, aux yeux de Mourinho, n'enlève rien au travail de l'actuel entraîneur de Chelsea, Carlo Ancelotti. "Mais j'estime que c'est une qualité chez un grand entraîneur - et Ancelotti est un grand entraîneur - que de comprendre dans quelles conditions les joueurs sont le plus à l'aise. Plutôt que de tout chambouler, il ajoute sa touche, ce qui est normal, mais conserve la structure gagnante. Je crois que c'est un très bon entraîneur et que l'équipe est bien comme ça. Ils sont vraiment au top, c'est l'une des meilleures équipes au monde."
Le stratège portugais nourrit même quelques craintes que tant de familiarité avec son adversaire soit une arme à double tranchant. "Et quand je vois leur effectif... Il n'y a qu'Ivanovic et Anelka qui n'étaient pas là en même temps que moi. Mais tous les autres - Petr Cech, Carvalho, Terry, Ashley Cole, Essien, Mikel, Drogba, Malouda, Joe Cole, Kalou... ce sont tous des joueurs que j'ai connus. Alors cette équipe n'a pas de secret pour moi. Mais je n'ai pas de secret pour eux non plus. ce sera aussi simple pour eux que pour moi. Je les connais, ils me connaissent. Je connais leur jeu et leu manière de penser, mais inversement ils savent comment j'entraîne et comment je prépare mes équipes."
Conscient que le retour à Stamford Bridge pour le compte du match retour sera chargé d'émotions, Mourinho sent que son déplacement pour la rencontre face à Fulham a été un plus : "Des émotions, il y en a eu bien entendu quand je suis allé là-bas. C'est encore un peu chez moi, ça l'a été pendant trois ans et demi. Mais vous savez, j'y suis allé délibérément pour voir un match, revoir des gens que je n'avais pas vu depuis mon départ, revenir dans ce stade au moins une fois. Parce que, quand j'y retournerai en mars, je ne veux pas me laisser envahir par l'émotion. Comme ça, j'y serai déjà retourné quelques semaines plus tôt, je serai plus serein et bien dans le match."
À Chelsea, Mourinho était proche des supporteurs, et il entretient aujourd'hui le même rapport avec ceux de l'Inter : "Oui, les supporteurs sont importants. Je pense avoir connu ça à Porto et à Chelsea, et je crois que c'est pareil à l'Inter : il y a une véritable empathie, on s'aime, je sens que les supporteurs sont toujours derrière moi et derrière l'équipe. C'est important."
L'un des plus authentiques exploits de Mourinho est de rester sur une série de huit années de victoires à domicile en championnat, initiée après sa dernière défaite (3-2) avec Porto contre le SC Beira-Mar le 23 février 2002. "Je dis toujours - c'est marrant et un peu paradoxal - qu'à domicile, on ne joue jamais le nul. Jamais", explique-t-il. "Même pendant les 5 ou 10 dernières minutes. Je ne me dis jamais : "Je joue toujours pour gagner et on ne vise jamais le nul pour améliorer notre record, jamais ! Et je ne ressens aucune pression à ce propos, ce record est tellement incroyable que je me sens vraiment, vraiment détendu. Un jour, je perdrai mais, quand ce jour viendra, au lieu d'être triste, je serai très heureux car je pourrai me dire : 'Je n'ai pas perdu à domicile pendant X années et X matches' ".
Vous pourrez voir et lire la deuxième partie de l'interview de José Mourinho avant le mathc retour. Mourinho parle de son retour à Stamford Bridge et de l'importance de Wesley Sneijder.