"Gagner nos matches à domicile"
lundi 21 septembre 2009
Résumé de l'article
Dans notre série de questions et réponses avec les stars du foot européen, Aly Cissokho se livre sur sa vie à Olympique Lyonnais et révèle les dessous de son transfert avorté à l'AC Milan.
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
Dans notre série de questions et réponses avec les stars d'Europe dans laquelle vous vous glissez dans la peau du journaliste, Aly Cissokho se livre sur sa vie à l'Olympique Lyonnais après son arrivée cet été en provenance du FC Porto. Le jeune défenseur (22 ans) révèle également les dessous de son transfert avorté à l'AC Milan et réfléchit sur la possibilité d'être convoqué en sélection, que ce soit en équipe de France ou pour le Sénégal.
Quelles sont pour vous les chances de Lyon de remporter la Champions League, et mis à part l'OL, qui est votre favori dans la compétition ?
Dimitar Apostolov
Aly Cissokho : C'est une question difficile pour commencer, avec une réponse difficile à donner ! En Champions League, les matches sont toujours très disputés. Notre premier match de groupes contre la Fiorentina (remporté 1-0 par Lyon) a démontré combien ces matches peuvent être tendus. L'UEFA Champions League, c'est vraiment une autre planète par rapport aux championnats nationaux. L'intensité physique et le talent technique y sont vraiment au sommet. À ce titre, il est difficile de dire si Lyon ira jusqu'au bout ou non. Je dirai seulement que nous sommes une très bonne équipe, talentueuse et unie. Mais une chose est sûre : si on veut aller loin dans la compétition, on doit gagner tous nos matches à domicile. Qui d'autre que l'OL pour remporter le trophée ? Sans surprise, je vais citer deux équipes que je connais bien : d'abord Porto, parce que c'est encore l'une des meilleures équipes du monde, même s'ils ont perdu quelques joueurs ces dernières années. Et aussi (l'AC) Milan, que j'ai failli rejoindre l'été dernier : je crois qu'ils ont la mentalité pour tout gagner.
Quel a été le meilleur moment que vous ayez vécu à Lyon jusqu'ici ?
Patrice Fievre, Montréal (Canada)
Cissokho : Il y en a déjà eu plusieurs. Honnêtement, j'étais stressé et tendu pour mon premier match officiel, contre Le Mans (UC 72, 2-2), 1re journée de la Ligue 1). Je me concentrais trop sur mes tâches défensives, sans pouvoir apporter le petit plus que j'apportais à Porto. Je n'allais pas assez de l'avant. Ensuite, j'ai progressé petit à petit, simplement en écoutant mes coéquipiers et en leur parlant aussi. Je crois que le match contre la Fiorentina a été mon meilleur jusqu'ici. J'ai fait une bonne prestation dans une compétition très exigeante. J'ai reçu quelques coups de fil après le match, pour me dire que j'avais l'air à l'aise dans mes pompes : ça m'a fait du bien d'entendre ça !
Pensez-vous que le fait d'être à Lyon et de disputer régulièrement la Champions League augmente vos chances d'être appelé en équipe de France ?
Michel Cardin, Lyon (France)
Cissokho : La Champions League, c'est la scène idéale pour être vu et reconnu, c'est sûr. Mais n'oubliez pas que j'ai la double nationalité française et sénégalaise. Je suis né en France de parents sénégalais. Je peux donc représenter n'importe lequel de ces deux pays, puisque je n'ai encore jamais été sélectionné. Le Sénégal m'a contacté, mais l'équipe nationale va manquer la qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations, et peut-être aussi pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010. Et pour la France ? Eh bien, il y a d'autres défenseurs devant moi : (Patrice) Evra, (Gaël) Clichy, (Éric) Abidal. Ça fait beaucoup ! J'ai besoin de temps. Je pense que le mieux pour moi, pour le moment, c'est de ne pas penser à être sélectionné et d'attendre patiemment.