Xavi, toujours soif de trophées
vendredi 11 septembre 2009
Résumé de l'article
Le Barça de Xavi a déjà ajouté les Super Coupes d'Espagne et de l'UEFA à son magnifique triplé, et tout le monde l'attend en finale de la Champions League en mai, à Santiago Bernabéu, pourquoi pas face au Real Madrid ?
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Le champagne a coulé à flots au Camp Nou, cet été, mais Xavi Hernández se souvient de ce qu'a traversé le FC Barcelona suite à son précédent succès en UEFA Champions League : deux ans de disette. Aujourd'hui, le Barça a déjà ajouté les Super Coupes d'Espagne et de l'UEFA à son magnifique triplé de la saison dernière, et tout le monde s'attend à voir les Blaugrana en finale au mois de mai, à Santiago Bernabéu, pourquoi pas face au Real Madrid CF.
Le grille-pain
Quand Xavi a reçu son premier chèque du Barça, il a immédiatement offert un cadeau à sa mère : un grille-pain. Il avait alors 11 ans et venait de recevoir une fortune : 24 €. Aujourd'hui, Xavi est heureux que le Barça ait "investi" sur lui. "Ces dernières années, nos succès ont été basés sur les jeunes du centre de formation", explique-t-il à uefa.com. "Il y a quatre ou cinq joueurs qui ont grandi au FC Barcelona et se sont nourris de l'histoire du club, de sa philosophie."
La philosophie de Cruyff
Et quelle philosophie ! Quand Xavi a commencé à arpenter les travées du Camp Nou, la Dream Team de Johan Cruyff raflait tout, à l'image du Barça de l'année passée. Gheorghe Hagi, Michael Laudrup et Hristo Stoitchkov côtoyaient ainsi les talents locaux, dont un certain Josep Guardiola. Barcelone a ainsi collectionné quatre titres consécutifs en Liga entre 1991 et 1994, une Coupe des vainqueurs de coupe européenne (1989) et une Coupe des clubs champions européens (1992). "La philosophie du club est fondamentale dans nos succès", rappelle Xavi. "Quand Cruyff l'a introduite, les gens étaient très surpris. C'était il y a 15 ou 20 ans mais, aujourd'hui, personne n'imaginerait nous voir jouer autrement. Barcelone attaque, confisque le ballon et dicte son rythme. Quand la victoire est au bout, le plaisir est double."
Humilité et engagement
"Une large part (de nos titres) revient à Pep Guardiola, à l'ordre, à la discipline et à la philosophie qu'il a su instaurer", ajoute le petit milieu. "Bien sûr, il faut aussi des joueurs de talent, mais il faut surtout de l'humilité et de l'engagement. L'entraîneur a un grand rôle à jouer là-dedans." D'après Luís Figo, Xavi a un modèle sur le banc. "Quand je jouais à Barcelone, Xavi commençait juste à percer. À l'époque, on l'appelait Le Maître", se souvient le Portugais, qui a passé cinq ans au Camp Nou. "C'est le joueur type pour ce poste central au Barça, le successeur de Guardiola. Même à ses débuts, (Xavi) était déjà taillé pour ce rôle."
"Un grand défi"
Puis, la Dream Team s'est délitée. Elle a perdu la finale de l'UEFA Champions League 1994 4-0 contre l'AC Milan. Cruyff est parti. Mais Xavi estime que la moisson de titres n'est pas encore terminé pour l'équipe actuelle. "On a tout gagné l'année dernière mais on ne va pas se reposer sur nos lauriers pour autant", avertit le Catalan. "Il y a deux ans, dans une position similaire, on a traversé une sale période. Jamais aucune équipe n'a réussi à conserver la Champions League et c'est un grand défi qui nous attend, surtout que la finale aura lieu à Bernabéu." La maman de Xavi attend déjà son nouveau grille-pain.