Villarreal paré pour la revanche
lundi 6 avril 2009
Résumé de l'article
Manuel Pellegrini se rappelle le "goût amer" de sa défaite face à Arsenal en demi-finale il y a trois saisons, et entend bien prendre sa revanche avec Villarreal.
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
Qu'il appuie sa conviction sur les qualités indiscutables de son équipe ou sur les performances décevantes de l'Arsenal FC en Espagne, l'entraîneur Manuel Pellegrini est en tout cas convaincu que son Villarreal CF peut atteindre les demi-finales de l'UEFA Champions League.
Précédent match
Le Chilien de 55 ans a le plus grand respect pour Arsenal et son homologue Arsène Wenger. Mais il ressent comme une injustice le résultat obtenu lors de la précédente rencontre des deux équipes, en demi-finales il y a trois saisons. Les Gunners, déjouant les statistiques après six défaites en neuf déplacements en Espagne, avaient imposé le nul 0-0 et s'étaient qualifiés (tot. 1-0). Les deux coaches ont la même approche offensive et instinctive, mais Pellegrini ne peut admettre que son équipe a été dominée par celle de Wenger en 2006.
Revanche à prendre
"Je ne pensais pas qu'Arsenal était favori il y a trois ans, et ils n'ont pas non plus été les meilleurs", affirme Pellegrini. "Le résultat, surtout le nul 0-0 au retour, nous a laissé un goût amer, car nous avons été éliminés alors que nous étions meilleurs. Il y a une grande différence entre ces deux clubs d'un point de vue financier, ne l'oublions pas. Mais on joue sur le même terrain, et j'attends que mon équipe prenne l'initiative cette fois. L'équipe d'Arsenal est un peu plus jeune qu'il y a trois ans, mais elle a plus d'expérience. Les joueurs changent, mais c'est toujours l'équipe d'Arsène Wenger, et ils ne seront pas faciles à battre."
Blessures
L'ambiance n'est pas au beau fixe à Villarreal, après la défaite 3-0 chez l'UD Almería samedi – le Sous-Marin jaune a terminé la rencontre à neuf, suite à l'expulsion de l'ancien Gunner Robert Pirès et à la blessure de Santi Cazorla alors que Pellegrini ne disposait plus d'aucun remplaçant. Victime d'une fracture à la jambe, le milieu de terrain ne jouera plus avant la saison prochaine. L'entraîneur enregistre toutefois les retours de blessure de Marcos Senna et Cani et se montre optimiste, presque autant que Wenger. "Malgré tout le respect que nous avons pour les équipes à ce niveau, nous ne pensons qu'à essayer de gagner", déclarait le Français. "Cette saison a été marquée par de grosses blessures, et nous avons beaucoup travaillé pour en arriver là. Maintenant que nous avons récupéré des joueurs importants, nous allons pouvoir avancer."
"Match à 50-50"
De retour samedi, Cesc Fàbregas a fait deux passes décisives à Emmanuel Adebayor pour une victoire 2-0 contre le Manchester City FC. Theo Walcott, également de retour, devrait être apte à jouer contre Villarreal malgré un coup reçu. Samir Nasri est remis de sa grippe, mais Robin van Persie, qui souffre d'un claquage, restera à Londres. "Grâce à notre esprit d'équipe, nous avons pu faire face à beaucoup de critiques négatives cette saison. Nous sommes plus forts aujourd'hui", affirmait Wenger. L'entraîneur des Gunners ne sous-estime en aucun cas un adversaire qui contient "un des plus grands joueurs de son histoire", Pirès. "C'est un match à 50-50, et nous devrons assurer notre partie à la perfection", concluait Wenger.