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Ils s'expliqueront aussi à Moscou

Chelsea jouera sa première finale d'UEFA Champions League face à Manchester United, déjà sacré en 1999.

Didier Drogba aura eu fort à faire avec Manchester cette saison
Didier Drogba aura eu fort à faire avec Manchester cette saison ©Getty Images

Après l'Espagne en 2000 et l'Italie en 2003, c'est au tour de l'Angleterre de placer deux clubs, le Manchester United FC et le Chelsea FC, en finale de l'UEFA Champions League, le 21 mai au stade Luznhiki de Moscou, là même où, en octobre dernier, la sélection anglaise a subi une déroute qui l'a écartée de l'UEFA EURO 2008™, pendant que la Russie accédait à la phase finale. Si les deux ogres de Premier League proposent un spectacle d'aussi bonne facture que samedi dernier en championnat (victoire 2-1 des Blues), alors l'audience TV globale pourrait dépasser les 100 millions de personnes espérées.

Un précédent en 1972/73
Au vu de la surface financière de la Premier League, cette finale anglo-anglaise était prévisible et aurait pu survenir un an plus tôt si l'AC Milan n'avait fait trébucher les Mancuniens. La seule fois où deux formations anglaises se sont croisées en finale continentale, le Tottenham Hotspur FC a vaincu le Wolverhampton Wanderers FC pour soulever la Coupe UEFA 1972/73 et les 25 joueurs concernés par cette confrontation aller-retour étaient de purs produits britanniques.

Influence anglaise
Cette semaine, les Britanniques ont côtoyé dix nationalités différentes durant les demi-finales retour des deux équipes. Voilà à quoi ressemble la Premier League moderne, alors que cette finale mettra aux prises les propriétaires américains de United au Chelski russe de Roman Abramovich, qui jouera donc "à domicile" à Moscou. Néanmoins, l'influence anglaise se fait encore sentir dans ces deux effectifs et, si le doublé de Didier Drogba a joué un rôle prépondérant dans la qualification des siens, victorieux 3-2 du Liverpool FC, mercredi, le grand bonhomme de la soirée aura été Frank Lampard. Aligné moins d'une semaine après le décès de sa mère, celui-ci a fait preuve de beaucoup de courage et de cran au moment de tirer - et de transformer - un penalty décisif en début de prolongation.

Scholes, l'ancien
Le héros de United était aussi anglais, un joueur dont le passé de buteur semblait loin derrière lui. Paul Scholes, dont le duel avec Lampard à Moscou pourrait s'avérer décisif, n'avait pas trouvé le chemin de filets depuis août dernier avant d'adresser un tir imparable dans la lucarne de Victor Valdés pour le seul but d'une rencontre intense. Avec Cristiano Ronaldo réduit au silence comme rarement ces derniers temps et Wayne Rooney absent, Manchester s'en est remis à un ancien. Sir Alex Ferguson a déjà promis à Scholes une place de titulaire en finale, alors que le joueur de 33 ans, suspendu, avait manqué celle de 1999 remportée aux dépens du FC Bayern München. La chance avait permis à United de l'emporter pour le 90e anniversaire de Sir Matt Busby, architecte du titre européen en 1968. Le destin pourrait offrir un sacre aux Mancuniens 50 ans après le désastre aérien de Münich

Ferdinand loué
"Le destin c'est le destin mais je pense que le plus important c'est que nous soyons en finale" a confié Sir Alex, sans doute soulagé de la qualification après des défaites lors des trois précedentes demi-finales. Là où les Diables Rouges avaient peiné face à l'AC Milan douze mois plus tôt, l'équipe est parvenue cette fois-ci à surmonter les absences de Rooney et Nemanja Vidić. Wes Brown a parfaitement comblé le vide aux côtés de Rio Ferdinand dans une défense qui n'aura encaissé que cinq buts dans sa longue marche vers Moscou. Au terme de la rencontre Michael Carrick décrivait Ferdinand comme étant "probablement le meilleur défenseur au monde" et le duel qui l'opposera à Didier Drogba en finale promet d'être relevé.

Grant en questions
L'opposition entre Sir Alex et Avram Grant devrait également valoir son pesant d'or. Le coach israélien n'a été épargné par les critiques depuis qu'il a repris les clés du club en remplacement de José Mourinho. Pourtant il n'a pas manqué de surmonter les absences de joueurs importants tels que Petr Čech, Terry, Lampard et Drogba pour préserver les chances de Chelsea en Premier League. Plus impressionnant encore il a réussi là où le technicien portugais a toujours échoué : amener les Blues en finale de l'UEFA Champions League. Tandis que Sir Alex a eu besoin de 104 matches européens pour revenir en finale après celle de 1999, Grant y est parvenu en 11 rencontres. "Etre là où nous sommes et continuer de s'interroger sur l'avenir du coach est incroyable, vraiment" estimait John Terry lorsqu'on lui demandait si cette performance allait assurer à Grant de conserver son poste la saison prochaine.

Anecdote curieuse
Pour le défenseur anglais, atteindre cette finale est un "evénement majeur", comme le prouvaient les célébrations plus longues à Stamford Bridge qu'à Old Trafford. "C'est différent du point de vue de Chelsea. C'est la première fois dans l'histoire du club alors c'est un évènement majeur pour le club, les joueurs. Plus que pour Manchester qui connaît cela." Reste à savoir qui fera la fête le 21 mai à Moscou. Anecdote curieuse : lors des précédentes finales entre clubs d'un même pays, c'est l'équipe la moins bien classé en championnat qui est montée sur le toit de l'Europe, le Real Madrid CF en 2000 et le Milan en 2003.