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Milan rejoint Liverpool

AC Milan - Manchester United FC 3-0 (tot. 5-3)
En dominant MU avec deux buts rapides, le Milan s'offre une savoureuse revanche de la finale 2005.

L'AC Milan a rapidement fait la différence, mercredi à San Siro, pour accéder à la finale de l'UEFA Champions League, privant le Manchester United FC de l'une de ses possibilités de titre cette saison.

La revanche de la finale miraculeuse
Les joueurs de Carlo Ancelotti ont réalisé une première période de rêve. Les buts de Kaká et Clarence Seedorf ont rapidement douché les velléités anglaises de compléter la première finale regroupant deux clubs d'un même pays depuis 2003, celui d'Alberto Gilardino coulait les Anglais à 12 minutes de la fin. Au lieu d'un affrontement "made in Premiership", Athènes vivra le 23 mai la revanche de la finale miraculeuse d'Istanbul, il y a deux ans, quand le Liverpool FC remontait trois longueurs au Milan pour s'imposer aux tirs au but.

Six ou sept ?
Fébrile devant cette affiche, l'Europe attend de savoir si les Reds vont revenir à la hauteur des Rossoneri avec six titres où si ces derniers vont se rapprocher des neuf sacres du Real Madrid CF. Le continent entier en a déjà l'eau à la bouche. Sûr que, quand il aura digéré sa déception, le manager mancunien Alex Ferguson, qui a déjà réservé son billet, va aussi apprécier, après avoir loué les 38 ans de l'éternel Paolo Maldini, qui pourrait jouer sa 8e finale en Grèce.

Doublé possible
Aux Red Devils, il reste un parcours exemplaire, marqué par un historique 7-1 en quart de finale retour face à l'AS Roma. Il reste la possibilité de gagner la Premier League dont ils sont leaders et de battre le Chelsea FC en finale de la Cup dans le nouveau Wembley. Il reste encore quelques regrets laissés par un début de match raté alors que la victoire 3-2 à Old Trafford, la semaine dernière, augurait d'une première qualification face à cette adversaire qui porte en lui l'opiniâtre gène transalpin de la victoire.

Pression d'entrée
Alors que le temps était presque estival à l'aller, un mini-déluge s'abattait sur le quartier de San Siro au coup d'envoi. Entre les grêlons et le bourrasques, les Italiens pressaient la défense qui retrouvait Nemanja Vidić, absent depuis un mois sur blessure. Dès la 3e minute, Seedorf séchait les gants d'Edwin van der Sar d'une frappe pure à l'entrée de la surface.

Kaká, vaut un 10
Avec le Brésilien Kaká, l'ailier néerlandais, donnait le tournis aux Anglais, manifestement surpris pas tant de mouvement. Sur une ouverture d'Andrea Pirlo, Seedorf déviait divinement de la tête dans la course du meilleur buteur de la compétition qui arrondissait son total à 10 d'une frappe du gauche croisée à ras de terre (1-0, 11e). Chasseur avant le match, Milan devenait chassé par MU qui entrait enfin dans le match et dans le camp de son adversaire en état de grâce.

Seedorf trop puissant
Il fallait toutefois une petite mésentente dans la charnière italienne Alessandro Nesta-Kakha Kaladze (à la place de Paolo Maldini) pour mettre Ryan Giggs en position de tir. Dida veillait (20e). Car le ballon collait aux pieds du Milan malgré le terrain glissant. Alors que Wes Brown perdait ses appuis lors d'un dégagement dans la surface, Pirlo héritait du ballon pour trouver Seedorf à l'entrée de la surface. En force, le triple vainqueur de la Champions League se dégageait et envoyait à peu près le même tir primé que Kaká un peu plus tôt (2-0, 30e).

Réaction mancunienne
La fin de la première période n'offrait guère d'espoir aux Mancuniens. Gennaro Gattuso muselait Cristiano Ronaldo. Paul Scholes ne trouvait pas ses marques dans l'entrejeu et Wayne Rooney n'était pas alimenté en ballons. A la 53e minute, Kaká était proche du doublé à l'issue d'un contre qu'il menait seul à 100 à l'heure. Décisif dans ce duel, Van der Sar était moins occupé dans le reste de la seconde période. Manchester tentait mais ne parvenait pas ébrnler la défense du Milan.

Gilardino en contre
L'entrée de Louis Saha à un quart d'heure de la fin, à la place de John O'Shea, sonnait comme un va-tout pour les doubles vainqueurs de la compétition. Mais le Français ne parvenait pas à inscrire le but qui aurait fait douter les Italiens. Ces derniers marquaient en revanche pour la dernière fois de la soirée quand Massimo Ambrosini lançait le remplaçant Gilardino plein axe pour e baisser du rideau (3-0, 78e). La fête pouvait commencer à San Siro. Le jeune Français Yoann Gourcuff y participait. Pour lui aussi, Athènes sera un moment magique.

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