Les Français bien partis
jeudi 14 septembre 2006
Résumé de l'article
Les trois clubs français engagés cette semaine en Champions League ont réussi une bonne entrée.
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Impossible de dégager une tendance après la première journée de la phase de groupes de l'UEFA Champions League, qui s'est déroulée mardi et mercredi, mais le FC Girondins de Bordeaux (0-0), l'Olympique Lyonnais (2-0) et le LOSC Lille Métropole (1-1) peuvent se féliciter d'avoir pris un bon départ.
A égalité avec le Portugal
Avec deux nuls à l'extérieur et une victoire plus que convaincante à domicile, la France se place dans le sillage de l'Angleterre (3 victoires, 1 nul), à égalité avec le Portugal, dans le concert des nations fortes du continent, celles qui comptent au mois trois clubs en Champions League. Peut-être encore plus supérieur au Real Madrid qu'il le fut il y a un an lors de sa victoire 3-0, déjà à Gerland, Lyon a pris place d'entrée en tête du convoi tricolore. "Lyon nous a dominés physiquement et techniquement", a déclaré l'entraîneur du Real Fabio Capello. La première mi-temps lyonnaise fut une harmonie d'enchaînement collectifs et de gestes individuels assemblés à la perfection.
Ne pas entendre les louanges
"Peu d'équipes peuvent nous arrêter quand nous jouons comme cela", souriait Juninho à la fin de la rencontre. Pourtant, la vérité de septembre n'est pas toujours celle de mars ou d'avril. Les Lyonnais, qui ont échoué deux fois de très peu en quart de finale en sont conscients. Les louanges qui s'abattent sur eux ne devront pas les faire dévier de leur but : entrer dans le dernier carré, voire mieux, en faisant vivre cette splendeur automnale par-delà l'hiver.
Lille maître de son destin
Les deux autres veulent juste survivre à la trêve. Lille en a pris le chemin sur le terrain du RSC Anderlecht. Tombeur l'an dernier du Manchester United FC en phase de groupes, le club du Nord ne semble pas avoir encore pris conscience de ses moyens. Sa seconde période au Parc Astrid, ponctuée par l'égalisation de l'international Espoirs Nicolas Fauvergue, à dix minutes de la fin, fera-t-elle office de déclic ? Il y a un an, les joueurs de Claude Puel s'inclinaient à la dernière seconde sur le terrain du SL Benfica sur un but de Fabrizio Miccoli (1-0). Cette fois les Dogues ont fait mieux que résister à la pression. Les progrès se mesureront à Bollaert, le 26 septembre, contre l'AC Milan de Yoann Gourcuff, autre belle satisfaction française, mercredi.
Bordeaux entre deux eaux
Le bilan le plus mitigé est peut-être celui de Bordeaux. L'avenir dira si le nul sans but sur le terrain du Galatasaray SK est intéressant. Il est vrai qu'une défaite face à l'équipe d'Erik Gerets, qui dit lui-même qu'elle ne lui convient pas, aurait sans doute été très dure à digérer. Le manager Ricardo s'est dit satisfait au coup de sifflet final mais le jeu qui faisait la gloire des vice-champions de France la saison dernière, n'est toujours pas en place.
Ce serait historique
La venue du PSV (27 septembre) et un voyage attendu par tout le groupe chez le Liverpool FC donnera davantage d'indices sur la capacité des Français a réussir un carton plein historique dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs.