Un duel de rêve

Entre le jeu étincelant du Barça de Rijkaard et la défense d'airain construite par Wenger à Arsenal, la 51e finale de la Coupe des champions, mercredi à Paris, déballe d'excitantes perspectives.

Final countdown: Barcelona’s four titles

Entre le jeu étincelant du FC Barcelona de Frank Rijkaard et la défense d'airain construite par Arsène Wenger à l'Arsenal FC, la 51e finale de l'UEFA Champions League, mercredi à Paris, déballe d'excitantes perspectives.

Une attaque et une défense
D'un côté le champion d'Espagne et ses 114 buts toutes compétitions confondues cette saison. De l'autre Arsenal qui, pour se qualifier pour sa première finale dans la compétition, n'a pas concédé de but pendant dix matches consécutifs, un nouveau record, et éliminé le Real Madrid CF, la Juventus et le Villarreal CF. Ce sera la meilleure attaque (22 buts en 12 matches) contre la meilleure défense (2 buts encaissés).

"Rendre nos supporteurs fiers"
La dernière fois que les Catalans sont parvenus en finale, face à l'AC Milan en 1994, l'addition était lourde (0-4). Au cours de leur glorieuse histoire, les Blaugrana n'ont remporté qu'une Coupe des champions, en 1992. Frank Rijkaard, qui, en cas de victoire, deviendrait le cinquième entraîneur sacré après l'avoir été en tant que joueur, affiche la décontraction : "Nous sommes déjà contents d'être là. Nous ne ressentons pas trop le poids de l'histoire en ce moment. Il nous reste à travailler dur pour obtenir de bons résultats et rendre nos supporteurs fiers. Arsenal est une très belle équipe avec de grands joueurs. Il sera intéressant de voir deux équipes de cette valeur face à face en finale."

"S'amuser avant tout"
Rijkaard retrouve Lionel Messi absent depuis deux mois en raison d'une blessure à la cuisse survenue en 8e de finale retour contre le Chelsea FC, champion d'Angleterre avec 24 points d'avance sur Arsenal (4e). "Je ne crois pas qu'avoir battu Chelsea donnera un ascendant psychologique", avance Rijkaard. "Montrons seulement ce dont nous sommes capables." Le Néerlandais tente également d'expliquer l'état d'esprit qui rend sa formation si populaire : "Le football est sérieux mais reste un jeu. Il faut avant tout s'amuser. Il doit y avoir de la joie sur le terrain. En le prenant trop au sérieux, il devient un travail. L'esprit d'équipe, la tactique et la perception du public sont très importants mais il faut savoir trouver un équilibre entre plaisir et travail."

Le pragmatisme de Wenger
Arsène Wenger souscrit à cette conception même si son 4-5-1 illustre le pragmatisme du manager d'Arsenal. "Il serait bien sûr fantastique que cette finale reste dans l'histoire mais nous sommes un peu égoïstes et nous voulons l'emporter", ironise le Français qui considère que ses hommes ont puisé un regain de force dans leur excellence défensive. "En finale, il sera primordial de pouvoir compter sur une défense très solide puis d'exploiter la moindre occasion."

Nouvelle coupe en jeu
Pour Wenger, succéder au Liverpool FC, qui a gardé l'ancien trophée après sa 5e victoire il y a un an, confirmerait l'extraordinaire montée en puissance de ses jeunes depuis quelques mois. "En début de saison, le capital confiance de l'équipe était amoindri et il nous a fallu reconstruire, mais j'y ai toujours cru. Cela n'a pas toujours été facile mais nous avons eu l'humilité, la faim, la force, la cohésion et bien sûr le talent pour aller jusqu'au bout. Nous avons été au top au bon moment et nous voulons terminer le travail." Place au jeu.

• En cas de victoire, Arsenal empochera environ 37,3 M€. 34,7 M€ en cas de défaite. Pour Barcelone, l'enveloppe sera de 31,5 ou 28,9 M€ selon le résultat. La participation à la finale va enrichir le vainqueur de 6,4 M€ et le finaliste de quelque 3,8 M€.

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