Éradiquons la pandémie de COVID-19 en suivant les cinq gestes barrières de l'Organisation mondiale de la santé et de la FIFA pour contribuer à freiner la diffusion de la maladie.
 

1. Lavez-vous fréquemment les mains 2. Toussez ou éternuez dans votre coude 3. Ne vous touchez pas le visage 4. Évitez les contacts proches 5. Restez chez vous si vous ne vous sentez pas bien.

Tous les détails >

Renversant Barcelone

FC Barcelona - Arsenal FC 2-1
Marquant deux fois dans le dernier quart d'heure, les Espagnols ont raflé leur deuxième Champions League, mercredi à Paris.

Renversant Barcelone
Renversant Barcelone ©Getty Images

Mené de la 37e à la 76e minute par l'Arsenal FC pourtant à dix, le FC Barcelona a remporté mercredi la finale de l'UEFA Champions League au prix d'un impitoyable finish, au Stade de France. Les buts de Samuel Eto'o et Belletti donnent un tour officiel au titre de meilleure équipe d'Europe que revendiquent les joueurs de Frank Rijkaard depuis deux saisons.

L'Espagne règne
Les vaillants Gunners sont allés au bout de leurs forces. Ils étaient trop courts pour prendre la succession du Liverpool FC. Avec 11 titres, l'Espagne devient la nation la plus titrée en C1. Elle remporte les deux Coupes d'Europe cette année. Le néerlandais Rijkaard devient le cinquième entraîneur sacré sur le banc et sur le terrain. Mais c'est seulement le deuxième triomphe en Coupe des clubs champions européens pour Barcelone.

Henry répond présent

Cette finale était aussi celle de deux "Parisiens". Ronaldinho qui porta deux ans le "blaugrana" sur Paris Saint-Germain FC et Thierry "Titi des Ulis" Henry, l'âme, le guide des Gunners. Battu en 2005 pour le titre de joueur de l'année FIFA et le Ballon d'Or par le Brésilien, Henry a répondu présent malgré la défaite. Il était d'ailleurs le premier en action : contrôle orienté de la semelle sur un centre d'Emmanuel Eboué pour effacer Rafael Márquez aux 6 m, frappe… Victor Valdés détournait de la jambe (3e). Le goal catalan parfaisait son échauffement dans la minute sur une autre tentative d'Henry (4e).

L'éclair de Giuly
Il fallait attendre la frappe à angle fermé de Ludovic Giuly, plus électrique que jamais, pour que Barcelone installe la domination attendue (8e). Quelques minutes plus tard, le Français croyait avoir marqué. Il poussait la balle dans le but vide sur un rush axial de Samuel Eto'o, servi par Ronaldinho.

Lehmann sèche Eto'o
Mais si Jens Lehmann avait déserté son but, c'était pour sécher le triple Ballon d'Or africain à l'entrée de la surface. Le gardien allemand était donc expulsé par Terje Hauge (18e). Lehmann – premier banni en 51 finales de Coupe des champions - quittait la compétition invaincu en 937 minutes mais tête basse.

Parole à la défense
L'entrée de Manuel Almunia pour Robert Pirès ne faisait qu'exagérer la différence entre le champion d'Espagne et le quatrième de la Premiership. La défense d'Arsenal est paraît-il prodigieuse. Elle avait l'occasion de le prouver. Pour autant, on ne s'attendait pas à voir Sol Campbell ouvrir le score.

Pivot supersonique
Mais le remplaçant de Philippe Senderos était bien là, seul face au but pour crucifier d'un frontal d'école Valdés impuissant. L'offrande était signée Henry sur un coup franc obtenu par l'indestructible Eboué (0-1, 37e). Cette finale de rêve tenait ses promesses. L'action du but était l'une des seules incursions londoniennes dans le camp adverse en première période. Car Barcelone, aidé d'un grand Ronaldinho, poussait jusqu'à toucher le poteau par Eto'o sur un pivot supersonique (45e+2).

Barcelone pousse
Afin d'égaliser, Frank Rijkaard lançait Andrés Iniesta pour Edmílson après la pause. L'averse s'invitait aussi. Elle n'empêchait pas Barcelone de poursuivre et d'accentuer sa domination. Almunia intervenait sur des frappes de Deco (48e), Iniesta (53e) et sur un centre aérien de Giovanni van Bronckhorst (58e). Ronaldinho, lui, ne parvenait pas à trouver le cadre (57e, 62e, 72e).

Eto'o jaillit
Dos rond en défense et agiles en contre-attaque, les Anglais (avec deux joueurs à passeport britannique dans le onze de départ), auraient pu doubler la mise par Fredrik Ljungberg (claquette de Valdés, 63e) et Henry (arrêt de Valdés, 70e). Mais Barcelone, au plus fort de l'orage, trouvait enfin le soulagement. Lancé par Iniesta sur la gauche, Eto'o libérait la moitié du SDF et accablait l'autre en croisant son tire à ras de terre (1-1, 76e).

Orage sur Arsenal
Sonnés, noyés et ivres de fatigue, les joueurs de Wenger s'inclinaient encore cinq minutes plus tard : une passe d'Henrik Larsson trouvait le remplaçant Belletti dans la surface. Après une touche de balle, le Brésilien battait Almunia, qui détournait le ballon dans son but (1-2, 81e). En quelques instants, la classe espagnole éteignait la fougue londonienne.

Doublé historique
Après avoir éliminé le Panathinaikos FC, l'Udinese Calcio, le Chelsea FC, le SL Benfica et l'AC Milan, Barcelone remportait sa 5e finale de Coupe des champions. Deux ans après le FC Porto, le club catalan réalisait un doublé championnat-Champions League qui restera dans l'histoire européenne autant que dans la mémoire de Carles Puyol, fou de joie au moment de soulever la coupe de la plus prestigieuse des compétitions de clubs.

Haut