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Fabregas a pris son envol

Finaliste de la Champions League à 19 ans, Cesc Fabregas ne regrette pas d'avoir quitté Barcelone pour Arsenal en 2003.

Finaliste de l'UEFA Champions League à 19 ans, Cesc Fabregas ne regrette pas d'avoir quitté le FC Barcelona pour l'Arsenal FC en 2003.

Baptême du feu
L'Espagnol a franchi un palier cette saison. Il a disputé disputant les douze matches vers la finale et fait partie du groupe espagnol pour la Coupe du Monde de la FIFA. Le destin veut en plus qu'il croise le club de son cœur en finale de la Champions League. "C'est un conte de fées", a-t-il admis. "J'y ai passé six ans, appris beaucoup de choses et j'ai encore de nombreux amis sur place, coéquipiers et entraîneurs d'ailleurs. Ce sera un match très particulier. Mais je sais très bien ce que je veux : une victoire avec Arsenal."

"Si je suis sifflé..."
En faisant récemment le voyage en Catalogne, il a pu se rendre compte de la tension qui règne à l'approche de la finale. "Dans ma petite ville natale, tout le monde supporte le Barça. Certains ne m'ont pas souhaité bonne chance la semaine dernière", a-t-il expliqué. "Si je suis sifflé, je ne sais pas trop comment je vais réagir."

Le Barça a la pression
"Je suis originaire de la région et je peux vous dire que la tension est à son paroxysme", a-t-il confié. "Ils tentent de remporter la Coupe des champions depuis 1992 et ont échoué trois fois en finale. Mais nous allons disputer la première finale du club. Commencer par un succès, ce serait formidable pour Arsenal." Fabregas avait 16 ans quand il a rejoint Londres. Son entraîneur l'a immergé d'entrée dans l'équipe première. Mais rester à Barcelone aurait été pire : "Personne ne m'a jamais fait évoluer avec des joueurs d'un ou deux ans de plus que moi, m'empêchant ainsi de me tester. Voilà ce qui m'a décidé à partir".

Aller voir ailleurs
"Même lorsque je jouais et que nous gagnions à chaque fois 20-0 (en équipe de jeunes) au Barça, je n'étais pas heureux", poursuit-il. "Je voulais travailler dur et ce n'était pas le cas. Nous l'emportions 20-0 ou 30-0 tous les matches. Pourquoi travailler pour progresser dans ces conditions ? J'ai alors pensé qu'il fallait m'en aller."

Un zèle missionnaire
La vitesse et la puissance physique du jeu pratiqué en Premiership ont constitué un choc culturel pour Fabregas qui s'est endurci. "Je pense que pour progresser et devenir un joueur complet, il faut pouvoir évoluer dans le championnat anglais car il faut travailler dur et il arrive de ne pas toucher le ballon pendant cinq minutes", explique-t-il. "Vous devez vous montrer patient et attendre votre heure, ça n'est pas courant dans les autres pays."

Des sacrifices calculés
"J'ai consenti beaucoup de sacrifices pour pouvoir jouer en équipe première mais si vous voulez réaliser quelque chose il faut savoir faire des efforts et mettre le reste de côté", a-t-il confié à uefa.com. "Tant de bonnes choses me sont arrivées en si peu de temps que je me demande parfois : Tout cela est-il bien vrai ? Et heureusement pour moi, je ne rêve pas."

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