Milan comme l'Ajax ?
mercredi 19 avril 2006
Résumé de l'article
En se rendant à Barcelone, le Milan espère devenir la 2e équipe à se qualifier pour la finale de la Champions League après avoir perdu le match aller à domicile.
Corps de l'article
Une défaite à domicile en demi-finale aller de l'UEFA Champions League, comme celle subie par l'AC Milan devant le FC Barcelona (0-1) n'est pas rare. En revanche, Seul l'AFC Ajax, il y a dix ans, est parvenu à renverser la vapeur au retour, sur les 14 Champions League déjà disputées. Les Néerlandais l'emportaient 3-0 à Athènes face au Panathinaikos FC après s'être inclinés 1-0 à domicile en 1995/96.
Avantage Barça
• Le but barcelonais de Ludovic Giuly en deuxième période peut donc peser lourd pour atteindre la finale, à Paris, le 17 mai. Le Barça, qui joue son 100e match en Champions League depuis son remodelage en 1992/93, peut atteindre sa deuxième finale.
Invincibilité
• Le triomphe du Barça à Milan confirme ses statistiques impressionnantes à l'extérieur cette saison : quatre victoires et deux nuls en six rencontres. Ils n'ont concédé qu'un but, inscrit contre son camp par Thiago Motta en huitièmes de finale au Chelsea FC.
• La confiance du Barça sera potentialisée par son invincibilité au Camp Nou : neuf matches (sept victoires, deux nuls) depuis la défaite face à la Juventus en quarts de finale 2002/03. Cette saison, les joueurs de Frank Rijkaard se sont imposés quatre fois à domicile et ont concédé un match nul. Ils ont marqué quinze fois, pour trois buts encaissés.
Milan déjà vainqueur au Camp Nou
• Face aux équipes italiennes, le Barça n'a perdu que deux fois à domicile, contre huit victoires et trois nuls. L'AC Milan est l'une des deux équipes à avoir battu les Catalans dans leur jardin (2-0 lors de la phase de groupes de la saison 2000/01).
La revanche de l'an passé
• Les deux équipes se sont rencontrées à nouveau lors de la phase de groupes de la saison passée. Le Barça l'emportait 2-1 à domicile. Samuel Eto'o égalisait après l'ouverture du score d'Andriy Shevchenko pour les visiteurs. Ronaldinho inscrivait le but de la victoire en fin de match.
Statistiques semblables
• Milan et le Barça se sont affrontés dix fois et possèdent les mêmes statistiques : 4 victoires, 2 nuls, 4 défaites, 14 buts pour, 14 contre.
• Leur duel le plus mémorable remonte à l'édition 1993/94. Milan s'imposait 4-0 à Athènes dans la finale la plus déséquilibrée des treize disputées à ce jour, pulvérisant l'équipe de Johan Cruyff, pourtant favorite.
• Par ailleurs, le Milan s'est incliné en finale de la Coupe des clubs champions européens 1957/58, perdant 3-2 à Bruxelles face au Real Madrid CF, après prolongation.
Duel en Super Coupe
• Les deux formations disputent leur dixième campagne en Champions League. Elles se sont affrontées lors de la Super Coupe de l'UEFA 1989, remportée par le Milan (1-0 à San Siro après le nul 1-1 en Espagne).
Quatrième demi-finale
• Barcelone, qui dispute sa quatrième demi-finale de Champions League, espère faire mieux que lors des deux précédentes, où les Catalans subissaient la loi du Real Madrid en 2001/02 et du Valencia CF, deux ans plus tôt. En 1993/94, Barcelone s'imposait 3-0 à domicile face au FC Porto, alors que les rencontres se disputaient sur un seul match.
• Barcelone a remporté la C1 en 1991/92 à Wembley, défaisant l'UC Sampdoria 1-0 en finale. L'équipe italienne chutait en finale face au Barça lors de l'édition 1988/89 de la Coupe des vainqueurs de coupe européenne à Berne (2-0).
Quatre sur quatre
• De leur côté, les Rossoneri mettront tout en œuvre pour préserver une statistique incroyable : ils n'ont jamais perdu une demi-finale de Champions League en quatre participations. Mais depuis la défaite concédée à l'aller à San Siro, qui mettait un terme à une invincibilité de 13 matches (dont 12 victoires), les Milanais ne sont plus en posture idéale pour réussir la passe de cinq.
Enchaînement de victoires
• Le triomphe 2-0 du Milan au Camp Nou, en 2000/01, était la première des trois victoires en Espagne, suivie de succès sur le terrain du RC Deportivo La Coruña les deux saisons suivantes. Le Milan s'est cependant incliné à trois reprises lors de ses quatre derniers déplacements en Espagne, le dernier match s'étant soldé par un nul, face au RC Celta de Vigo en phase de groupes 2003/04. De leurs 17 voyages en Espagne, les Milanais ont ramené 3 victoires et 4 nuls.
• Ils doivent en grande partie leur présence à ce niveau à leur bonne forme à domicile. Après des résultats nuls concédés lors des matches aller disputés chez le FC Bayern München puis l'Olympique Lyonnais, les Rossoneri se sont imposés à San Siro, 4-1 en 8es de finale et 3-1 en quarts.
Une seule victoire
• Le Milan n'a remporté qu'une rencontre à l'extérieur cette saison. Face au Fenerbahçe SK lors de la 5e journée, Shevchenko inscrivait un quadruplé, égalant le record en Champions League, pour s'imposer 4-0 à Istanbul, ville qui avait vu les Lombards s'incliner en finale la saison passée. Les hommes de Carlo Ancelotti menaient 3-0 à la pause mais le Liverpool FC s'imposait aux tirs au but.
Défaite à l'extérieur
• La demi-finale retour 2004/05 n'a pas été de tout repos pour le Milan. Vainqueurs 2-0 à domicile face au PSV Eindhoven, grâce à Shevchenko et Jon Dahl Tomasson, les Rossoneri encaissaient une défaite 3-1 aux Pays-Bas, et devaient leur billet pour la finale à Massimo Ambrosini, en fin de rencontre, qui les qualifiait au bénéfice des buts à l'extérieur.
Meilleur buteur
• Muet à l'aller, Shevchenko est meilleur buteur de cette édition (9 buts). Son entraîneur Ancelotti espère que Filippo Inzaghi sera remis de la grippe qui l'a privé du match aller. Inzaghi, buteur contre le Bayern et Lyon, compte quatre réalisations.
• Le Barça, qui possède dans ses rangs le deuxième meilleur buteur, Ronaldinho (7 buts), pourra compter sur le retour de Deco, suspendu la semaine dernière. La qualification des Catalans était plus assurée que celle du Milan : après avoir accroché le nul 0-0 sur le terrain du SL Benfica, en quarts de finale aller, ils s'étaient imposés 2-0 au Camp Nou. Ronaldinho ouvrait le score avant la pause, puis Eto'o doublait la mise après le repos : le Brésilien n'aura pas eu à regretter d'avoir manqué un penalty en première période.