Lyon pour la passe de trois
mercredi 8 mars 2006
Résumé de l'article
L'OL est proche de son troisième quart de finale de Champions League en trois ans. Il faudra encore maîtriser le PSV, mercredi à Gerland.
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Avec son but d'avance acquis à Eindhoven (1-0), l'Olympique Lyonnais est proche d'un troisième quart de finale d'UEFA Champions League en trois ans. Il lui faut encore contenir la science fougueuse du PSV à Gerland, en 8e de finale retour.
Double signe positif
Après avoir éliminé la Real Sociedad de Fútbol en 2003/04 (tot. 2-0) et le Werder Bremen en 2004/05 (tot. 10-2), Lyon a les meilleures chances de rester invaincu en 8e de finale de la plus prestigieuse des compétitions de clubs. Lors des deux précédentes éditions, à ce stade de la compétition, les Gones se sont imposés à l'extérieur à l'aller avant de faire de même au retour. La victoire au Philips Stadion, le 21 février, est donc un double signe positif pour une équipe qui n'a plus perdu en Champions League chez elle depuis 2002 (0-2 contre l'AFC Ajax).
"Une position intéressante"
"Nous sommes dans une position intéressante", consent l'entraîneur français Gérard Houllier. "Mais conscients que la qualification n'est pas encore acquise. A Eindhoven, cela avait été physique et tactique. Je pense que ce sera plus ouvert et enlevé mercredi soir."
"Un nul serait une surprise"
Son homologue Guus Hiddink n'aura d'autre choix que l'attaque s'il veut refaire son retard. "L'an dernier nous avons eu deux matches nuls (le PSV se qualifiait sans gagner en quarts, tot. 2-2, 4-2 t.a.b.), cette année un nul serait une surprise", déclare le technicien néerlandais. Il faudra saisir notre chance 100%. Leur laisser un minimum d’initiatives. Pour cela mon équipe devra rester extrêmement concentrée. Je suis sûr qu’elle peut le faire."
Coup de barre
A guichet fermé, Gerland devrait donc vibrer autant, sinon plus que lors de la victoire 3-0 sur le Real Madrid CF, mi-septembre, qui reste la plus belle soirée européenne de la saison. A cette époque, les Gones étaient irrésistibles. Aujourd'hui, ils le sont moins.
Cocu : "Ne pas se jeter à l'assaut"
La défaite 1-4 subie contre le Stade Rennais FC le 25 février, la seconde cette saison toutes compétitions confondues – et la seconde à Gerland -, a donné espoir au capitaine néerlandais Phillip Cocu. "Nous avons encore quelques chances", déclare l'indestructible milieu de terrain, buteur en quart de finale aller en 2005. "Mais il ne s'agira pas de se jeter à l'assaut car Lyon est une équipe très rapide en contre et prendre un but serait une très mauvaise opération."
JVoH incertain
Pour en marquer, le PSV ne pourra peut-être pas compter sur son avant-centre extra large Jan Vennegoor of Hesselink. L'international s'est blessé au genou à l'entraînement lundi. Il a pris l'avion à destination de la France mais devra passer un dernier test avant le match. Les défenseurs Michael Lamey et Michael Reiziger, blessés ce week-end lors de la victoire sur le SC Heerenveen (4-1, le 9e d'affilée en Eredivisie), sont également diminués mais susceptibles d'être alignés. André Ooijer – blessé depuis l'aller - laisse sa place en défense centrale à Eric Addo.
Défense amoindrie
La défense française est elle privée de deux pièces maîtresses : Claudio Caçapa et Anthony Réveillère (blessés). Sylvain Monsoreau et Jérémy Berthod ne sont pas là en secours (blessés également). L'ailier Sidney Govou, expulsé à l'aller, est suspendu.
Juninho en confiance
Juninho Pernambucano, buteur à Eindhoven sur coup franc, ne manque pas à l'appel. Samedi, lors de la victoire sur le terrain de l'AC Ajaccio, le milieu brésilien a inscrit un autre coup de pied arrêté, de quarante mètres. "C'est peut-être le match le plus important de la saison mais nous ne ressentons pas de pression", dit-il. "C'est comme cela depuis le début de la saison. L'aller nous a donné confiance. Je suis persuadé que l'on va développer la qualité de jeu nécessaire pour se qualifier."
A Paris vendredi ?
Il sera temps alors de faire un premier voyage à Paris pour le tirage au sort des quarts que Lyon n'a jamais dépassé, en attendant peut-être la finale, le 17 mai au Stade de France.