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Lyon n'a rien perdu

Olympique Lyonnais - AC Milan 0-0
Dominés en début de match, supérieurs en deuxième période, les Lyonnais ont assuré le minimum en vue du match retour.

Pour la première fois de son histoire dans la compétition, l'Olympique Lyonnais a concédé un match nul 0-0. Ce n'est que dans six jours qu'il saura si cette première lui aura été utile. Au terme de cette grande soirée européenne, les Français n'ont en tous les cas pas de regrets à avoir. Nerveux en début de match, ils ont dû à Grégory Coupet de ne pas avoir cédé devant les assauts d'Andriy Shevchenko et consorts. En deuxième période, les Lyonnais auraient pu forcer la décision, mais ont globalement manqué du tranchant affiché en d'autres circonstances, ou de la balle arrêtée providentielle que l'absence de Juninho Pernambucano n'a pas autorisée. Au retour, le Brésilien sera bel et bien là, ce qui pourrait bien changer la donne. Tiago, en revanche, sera à son tour suspendu.

Le match des gardiens
Une mi-temps pour chaque équipe, c'est globalement ainsi que l'on pourrait résumer ce quart de finale aller de l'UEFA Champions League entre Lyon et l'AC Milan. Disputée dans un excellent esprit, le match, en plus de laisser toutes les options ouvertes pour le retour, a confirmé la capacité milanaise à gérer la pression liée à un gros enjeu. De l'autre côté, on notera l'importance d'une individualité telle que Grégory Coupet, dont la solidité en début de match a permis à ses coéquipiers de se remobiliser. Juninho, suspendu, a manqué à ses coéquipers.

Caçapa et Pedretti titularisés
Quelques incertitudes planaient sur la composition d'équipe lyonnaise, auxquelles Gérard Houllier répondait par la logique. En défense, le capitaine Claudio Caçapa effectuait son retour en UEFA Champions League aux côtés de son compatriote Cris. A droite, Houllier maintenait sa confiance en François Clerc. Au milieu de terrain, Benoît Pedretti avait le redoutable honneur de pallier l'absence du stratège Juninho Pernambucano. En attaque enfin, Houllier privilégiait l'expérience, préférant John Carew et Sylvain Wiltord à Fred et Sidney Govou.

Milan compose en défense
Côté milanais, les absences conjuguées de Jaap Stam, Cafu et Paolo Maldini (ce dernier prenant place sur le banc) obligeaient Carlo Ancelotti à composer. La défense centrale était composée d'Alessandro Nesta et de Kakha Kaladze, Serginho prenait place à gauche et le vétéran Alessandro Costacurta à droite. Devant, aux côtés d'Andriy Shevchenko, Ancelotti accordait sa confiance à Alberto Gilardino.

Coupet-Shevchenko, actes I et II
Les Lyonnais, invaincus à domicile en UEFA Champions League depuis octobre 2002, entamaient le "match le plus important de l'histoire du club" de manière fébrile. Les Milanais, habitués à évoluer à ce niveau de compétition, en profitaient pour se créer trois occasions franches dans le premier quart d'heure. La première à la 7e, suite à un ballon perdu par Mahamadou Diarra, obligeait Grégory Coupet à se coucher devant Shevchenko. Les deux hommes se retrouvaient face à face 6 minutes plus tard, le dernier rempart lyonnais ayant une fois encore le dernier mot. Pour combien de temps encore, pouvait-on alors se demander. La nervosité lyonnaise inquiétait, notamment sur un flanc droit où Clerc peinait à entrer dans le match, laissant à plusieurs reprises le champ libre au très offensif Serginho et surtout au remuant Kakà (dont le tir de la 12e frôlait le montant droit français).

Pedretti se règle
Le premier orage passé, l'OL commençait à sortir le nez à la fenêtre après le premier quart d'heure. Paradoxalement, c'est d'abord sur coup franc, et ce malgré l'absence du maître en la matière Juninho, que les Gones se montraient dangereux. Depuis la gauche, Pedretti commençait par se régler (2e et 21e), avant d'obliger Dida à claquer en corner un ballon qui prenait, après un rebond, la direction de sa lucarne gauche (26e).

L'ombre de Juninho
Prompts à s'enthousiasmer pour leur équipe, les supporteurs lyonnais devaient la plupart du temps réfréner leurs ardeurs, Lyon peinant à imposer son jeu face à des Milanais solide défensivement, et dont les solistes Shevchenko et surtout Kakà apparaissaient dans un bon soir. Le milieu de terrain, privé des impulsions de Juninho, ne parvenait que trop rarement à accélérer le jeu. Sur les côtés, Serginho et Costacurta tenaient parfaitement le choc face à Wiltord et Malouda. Les dernières "occasions" lyonnaises venaient du pied droit de Pedretti (tir mal cadré, 40e) et de la tête de Carew (45e+1, dans les bras de Dida).

Un Coupet mondial
Seul lyonnais à se mettre vraiment en évidence, Grégory Coupet permettait à son équipe de regagner les vestiaires sur le score de 0-0. A la 43e, il s'envolait pour intercepter un centre venu (une fois encore) de la gauche, avant de sortir une troisième fois le grand jeu devant Shevchenko. A ce moment-là, le duel entre ces deux joueurs d'exception valait à lui seul le déplacement. En attendant, peut-être, que le danger se porte de l'autre côté en deuxième période.

Un nouveau Lyon
Jamais, de son histoire, l'OL n'avait terminé un match de Champions League sur le score de 0-0. Mieux, cette saison, les Lyonnais, à l'exception de deux matches, avaient toujours marqué. Forts de cet acquis, les joueurs de Gérard Houllier entamaient la seconde période sur de meilleures bases. Malouda sonnait la charge une première fois d'un tir mal cadré (48e), puis c'est Tiago qui voyait, suite à une interception de Wiltord, sa frappe puissant déviée en corner par Kaladze (55e). A la 58e, par habitude, Gerland frissonnait lorsque Malouda obtenait un coup franc à 25 mètres. Hélas, Pedretti expédiait sa tentative dans le mur.

Fred et Inzaghi pour débloquer le match
A l'heure de jeu, les deux entraîneurs opéraient leurs premiers changements. Côté italien, Filippo Inzaghi remplaçait Gilardino et Paolo Maldini entrait sous les applaudissements pour Costacurta, visiblement à bout de souffle, signe que le rythme de la partie s'accélérait. Désormais dominatrice, l'équipe de Gérard Houllier voyait Fred, puis Jérémy Clément faire leur entrée. Entre temps, Tiago et Diarra commençaient à gagner leurs duels et même à tirer au but (Tiago, 66e et 73e). Avec un Fred visiblement remonté, la fin de match promettait d'être palpitante.

L'erreur de Tiago
Elle ne le fut qu'à moitié, et principalement en raison de l'activité de Tiago, qui a été l'homme le plus en vue de la fin de match. Par ses tentatives de trouver enfin l'ouverture tout d'abord (73e et 83e) mais surtout et malheureusement par le carton jaune pris dans le temps additionnel, pour avoir retenu le maillot de Kakà. Un carton de trop pour le Portugais, qui sera suspendu au match retour. Après Juninho, l'OL sera à nouveau privé d'un joueur-clé, pour ce qui sera, une nouvelle fois, "le match le plus important de son histoire".

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