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Porto grand d’Europe

AS Monaco FC – FC Porto 0-3
Rapidement privée de Giuly, l’AS Monaco n’a pu rivaliser avec le FC Porto.

Porto grand d’Europe
Porto grand d’Europe ©UEFA.com

Par Xavier Cerf

Expérience, efficacité, talent : le cocktail servi tout au long de la saison par le FC Porto a finalement pris le pas sur la fougue monégasque. Impressionnants sur le plan défensif, les Portugais réalisent un doublé historique en remportant la 49e Champions League face à l’AS Monaco FC, trop rapidement privée de son capitaine Ludovic Giuly, touché à un adducteur. Vainqueur de la Coupe UEFA l’année dernière face au Celtic FC (3-2), Porto rejoint le grand Liverpool FC des années 70, également vainqueur des deux compétitions en deux ans. Fernando Morientes, meilleur buteur de la compétition (9 buts), n’aura pas soulevé sa quatrième UEFA Champions League.

Cissé titulaire
Didier Deschamps avait choisi de renforcer son milieu de terrain en titularisant Edouard Cissé aux côtés de Lucas Bernardi et Andreas Zikos. En défense centrale, Gaël Givet était préféré à Sébastien Squillaci. Porto se présentait dans sa composition habituelle. Le seul changement notable se situait aux avant-postes : Carlos Alberto reléguait Benni McCarthy sur le banc de touche.

Une occasion, un but
Le Brésilien ne savait pas encore qu’il allait devenir le bourreau de l’AS Monaco en première période. Il faudra attendre 39 minutes pour assister à la première occasion des joueurs de Porto. Un tir, un but. Carlos Alberto manquait son contrôle à hauteur du point de penalty mais Zikos remettait en jeu sur l’attaquant de Porto, qui ne se posait pas de question : reprise du pied droit limpide qui prenait Flavio Roma à défaut. Carlos Alberto, 19 ans, devenait le troisième plus jeune buteur d’une finale de l’UEFA Champions League.

Giuly dangereux…
Jusqu’ici, les protégés de José Mourinho s’étaient surtout contentés de tisser leur habituelle et efficace toile défensive. Mais avec un peu plus de retard que d’habitude. Ludovic Giuly aurait probablement ouvert le score si le gardien Vítor Baía n’avait pas contré in extremis l’ex-Lyonnais. Monaco jouait sa chance à fond et Bernardi manquait d’un cheveu de reprendre un centre d’Edouard Cissé, auteur d’un joli numéro sur le côté droit.

…puis malheureux
L’embellie monégasque ne durait guère. Ludovic Giuly, touché aux adducteurs, cédait sa place à Dado Pršo après 20 minutes de jeu. Sans leur capitaine, les blancs et rouges ne parvenaient pas à déstabiliser le bloc portugais. Et à force de buter le rocher bleu et blanc, Monaco était pris au piège. L’étau se resserrait et Carlos Alberto ouvrait le score.

Nonda entre en scène
Avec ce but d’avance, Porto n’allait pas changer pas sa manière de jouer. Les coéquipiers de Jérôme Rothen, très combatif dans son couloir gauche, n’avaient plus d’autre choix que de se porter aux avant-postes. Didier Deschamps le savait et décidait de lancer Shabani Nonda à la place du milieu de terrain défensif, Edouard Cissé. Monaco dominait sans pour autant se créer d’occasion franche.

Aucun centimètre
Le scénario de la première période allait-il se répéter ? Etonnants de lucidité et de calme, les joueurs de Porto, tels des sangsues, ne laissaient aucun centimètre à leurs adversaires. Monaco, qui avait renversé des situations mal engagées face notamment au Real Madrid CF, pensait pouvoir rééditer un nouvel exploit. C’était sans compter sur l’exceptionnel réalisme du FC Porto.

Alenitchev décisif
L’estocade était portée à 20 minutes du coup de sifflet final. A trois contre trois, Deco servait Dmitri Alenitchev en profondeur. Le Russe, entré en jeu à la place de Carlos Alberto, pénétrait dans la surface de réparation et rendait la monnaie à Deco. Le meneur de jeu contrôlait et ajustait Roma du pied droit. 2-0. Le rocher monégasque se fissurait. Il s’écroulait quelques minutes plus tard lorsque Alenitchev fusillait le gardien italien à bout portant.

Tour préliminaire
Onze ans après l’Olympique de Marseille, tombeur de l’AC Milan (1-0), un club de l’Hexagone retrouvait la finale de la plus prestigieuse des coupes européennes. Monaco, troisième du championnat de France, n’aura pas imité son homologue marseillais et devra disputer le tour préliminaire de l’UEFA Champions League cet été. Et peut-être à nouveau réaliser un grand parcours européen.

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