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Les arbitres invités à protéger le football

À l’heure où les arbitres européens se préparent à une nouvelle saison intense sur les plans national et international, ils sont invités à contribuer à l’image positive du football.

Roberto Rosetti, responsable en chef de l’arbitrage à l’UEFA
Roberto Rosetti, responsable en chef de l’arbitrage à l’UEFA UEFA via Getty Images

S’exprimant lors d’un point de presse à Monaco le 30 août, Roberto Rosetti, responsable en chef de l’arbitrage à l’UEFA, a insisté sur le fait qu’il était temps de mettre un terme aux comportements incorrects de la part des joueurs et des entraîneurs. Il a souligné les effets particulièrement négatifs de ces réactions sur l’opinion publique et les jeunes supporters.

« Ça suffit : il est temps d’agir », a déclaré Rosetti, qui a exhorté les arbitres à faire preuve de force et de courage en infligeant des cartons jaunes en cas de contestation, de course vers l’arbitre, d’attroupement de joueurs ou de toute autre forme de comportement antisportif.

« Des cartons jaunes doivent aussi être infligés en cas de tentative de tromper l’arbitre en feignant une blessure, en simulant ou en exagérant, ou encore en retardant la reprise du jeu, a-t-il ajouté. Et en cas de comportement offensant ou provocateur, comme des insultes ou des propos injurieux, la sanction devrait être un carton rouge. Bien sûr, le football est un jeu d’émotions, mais lorsqu’un joueur ou un entraîneur insulte un arbitre, ce comportement ne peut pas être considéré comme l’expression d’une émotion.

» Il est de notre devoir de protéger l’image du football, et nous devons saisir cette chance de changer les choses, a déclaré Rosetti. Certains comportements sur le terrain ne peuvent plus être tolérés. Nous devons montrer l’exemple aux garçons et aux filles qui aiment le football. Nous voulons que nos arbitres soient forts et agissent. » Les arbitres d’élite européens seront informés de ce que l’on attend d’eux à cet égard lors du cours d’été de l’UEFA qui se tiendra la semaine prochaine à Genève.

Les effets positifs de l’assistance vidéo à l’arbitrage

Rosetti a souligné les effets positifs de l’assistance vidéo à l’arbitrage sur le football et a assuré que tout serait mis en œuvre pour continuer à optimiser ce système, qui constitue désormais un élément essentiel du processus décisionnel sur le terrain.

« L’assistance vidéo à l’arbitrage fait désormais partie du football, a-t-il ajouté. Nous ne pouvons pas imaginer le football d’élite sans ce système. Lors de son introduction en 2018/19, cette technologie avait été employée dans 55 matches. La saison dernière, l’assistance vidéo à l’arbitrage a été utilisée lors d’un peu plus de 1800 matches des compétitions de l’UEFA, et elle représente énormément de travail. »

Selon Roberto Rosetti, ce système a été mis en place, entre autres, pour corriger des erreurs évidentes et aider les arbitres. Toutefois, il insiste sur le fait que l’assistance vidéo à l’arbitrage ne doit pas être utilisée de manière excessive lors des matches et devenir ainsi le centre de l’attention. « Si des interventions sont manifestement nécessaires dans certaines situations, nous voulons en réalité réduire le recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage : nous sommes convaincus que les arbitres doivent rester au centre du jeu et prendre les décisions. »

Rosetti a salué l’effet positif de la technologie semi-automatisée de détection du hors-jeu (SAOT) sur l’assistance vidéo à l’arbitrage et sur le football en général. Selon lui, la SAOT permet aux équipes d’arbitres assistants vidéo (VAR) de se prononcer rapidement et avec plus de précision sur les situations de hors-jeu. « Le système fonctionne très bien, car il améliore la précision et accélère la prise de décision, a-t-il expliqué. Le hors-jeu n’est plus un problème pour nous. »

Des fautes de main

Roberto Rosetti a déclaré aux journalistes que les fautes de main restaient un sujet de discussion, mais que des efforts étaient faits pour corriger les points controversés. « Nous devons essayer de prendre en compte le mouvement des joueurs lorsque nous prenons des décisions en matière de faute de main, a indiqué Rosetti. Tout contact de la main ou du bras d’un joueur avec le ballon ne constitue pas une faute. »

Selon Roberto Rosetti, les situations où les joueurs touchent délibérément le ballon de la main ou du bras en déplaçant leur main ou leur bras vers le ballon, ou le touchent de la main ou du bras en augmentant artificiellement la surface couverte par leur corps, resteront considérées comme des fautes. Les fautes de main commises délibérément doivent également continuer à être sanctionnées.

Toutefois, Rosetti a ajouté que la grande majorité des fautes de main sanctionnables n’étaient pas délibérées, mais résultaient simplement d’une position contre nature du bras d’un joueur. Un joueur ne doit pas non plus être pénalisé si le ballon a été dévié dans une direction inattendue.

« Les sanctions disciplinaires pour des fautes de main involontaires ne sont pas facilement comprises, et les conséquences sont trop sévères lorsque l'auteur de la faute a déjà reçu un avertissement au préalable : un carton rouge ou un deuxième carton jaune est alors infligé, un penalty est accordé et le joueur est suspendu.

» Nous devons être conscients que le football est un sport caractérisé par la force athlétique et le mouvement, a expliqué Rosetti, et nous demanderons aux arbitres et aux VAR de faire preuve de compréhension à cet égard. »

« Parler une seule et même langue. »

Rosetti a conclu que le processus de discussion sur l’arbitrage avec les parties prenantes du football – en particulier au sein du nouveau Conseil du football de l’UEFA, composé d’anciens joueurs de premier plan et d’entraîneurs d’élite – s’est révélé fructueux et payant.

« Nous travaillons tous ensemble, aussi avec les associations membres de l’UEFA, car nous voulons que les décisions soient cohérentes et uniformes partout. Notre objectif avoué est que tout le monde parle le même langage technique », a-t-il déclaré.

Cette semaine, l’UEFA a lancé le projet « Deviens arbitre », une nouvelle campagne visant à favoriser le recrutement en Europe. En savoir plus ici.