Le site officiel du football européen

"Sur le banc, il y a des frustrations"

Publié: Lundi, 22 août 2005, 11.52HEC
Didier Deschamps, couvert d'or sur le terrain, entame sa cinquième saison au poste d'entraîneur de l'AS Monaco FC. Un apprentissage en accéléré sur les sommets européens et français.

Articles UEFA.com

Des enfants vivent une soirée mémorable à Istanbul
  • Des enfants vivent une soirée mémorable à Istanbul
  • Désignation historique : Stéphanie Frappart arbitrera la Super Coupe
  • 15 ans d’un programme de solidarité majeur
  • Le numéro 185 d’UEFA Direct s’arrête sur les finales et les vainqueurs
  • Deux arbitres italiennes invitées à la Super Coupe de l’UEFA
  • Les arbitres prêts pour la saison 2019/20
  • Déclaration conjointe de la FIFA, de l’AFC, de l’UEFA, de la Bundesliga, de LaLiga, de la Premier League et de la Lega Serie A concernant les activités de beoutQ en Arabie saoudite
  • Distribution des recettes des compétitions interclubs de l’UEFA 2019/20
  • L’engagement de l’UEFA en faveur du développement du football féminin
  • UEFA Nations League : Le 11 de la phase finale
1 de 10
Publié: Lundi, 22 août 2005, 11.52HEC

"Sur le banc, il y a des frustrations"

Didier Deschamps, couvert d'or sur le terrain, entame sa cinquième saison au poste d'entraîneur de l'AS Monaco FC. Un apprentissage en accéléré sur les sommets européens et français.

Par Philippe Bouillon et Jacques Valstar

Obsession de la victoire
A 36 ans, le Basque figure parmi les techniciens les plus prometteurs de sa génération. Milieu de terrain défensif diabolique, il s'est bâti le plus beau palmarès du football français en remportant la Coupe du Monde de la FIFA 1998, le Championnat d'Europe de l'UEFA 2000, deux UEFA Champions League, trois Scudetti et deux Championnats, entre autres. Entraîneur, il tente de transmettre son obsession de la victoire à ceux qui l'ont remplacé sur le pré.

Major de sa promo
Pour ce pur produit de l'école du FC Nantes Atlantique, passé par le FC Girondins de Bordeaux, l'Olympique de Marseille, puis la Juventus, le Chelsea FC et le Valencia CF, "une saison n'est réussie que s'il y a un titre au bout". Deschamps aime gagner au point qu'il est sorti major de sa promotion d'entraîneur en avril 2004.

Ancien capitaine des Bleus
Avec Monaco, qu'il a rejoint sitôt sa carrière de joueur terminée, l'ancien capitaine des Bleus (103 sélections, 4 buts), a déjà remporté une Coupe de la Ligue (en 2002/03) et atteint la finale de la Champions League. Il vise encore la plus prestigieuse compétition de clubs cette saison mais une défaite, mardi, au troisième tour de qualification aller, sur le terrain du Real Betis Balompié (1-0) lui donne quelques soucis.

uefa.com : Le but d'Edu vous a fait mal dans le temps additionnel…

Didier Deschamps : C'est grave de prendre un but de cette façon, surtout que nous n'étions pas en danger. Ce résultat et ce but à la fin effacent tout parce qu'on avait été bien en place et qu'on avait trouvé un certain équilibre.

uefa.com : Avez-vous réussi à sensibiliser vos joueurs sur l'importance de ce tour ?

Didier Deschamps : Les joueurs savent bien que c'est très important économiquement et sportivement. Une bonne saison pour nous comprend une participation à la Champions League. Maintenant il y a toujours un risque en rencontrant une grosse équipe comme le Betis.

uefa.com : Avez-vous préparé le Betis comme vous avez préparé le NK Gorica l'année dernière (tot. 9-0) ?

Didier Deschamps : La préparation a été de la même durée (quatre semaines et demie), avec une ou deux journées de Championnat. Gorica, personne ne connaissait. Là contre le Betis, c'est différent, on connaît la qualité de ce club.

uefa.com : Le Betis Séville est une équipe en pleine phase ascendante…

Didier Deschamps : C'est une équipe avec la même ossature que la saison dernière, avec les mêmes joueurs, elle a été redoutable ! Avec un secteur offensif important, cette équipe a un gros potentiel, elle a aussi du talent avec des joueurs à surveiller de près comme (Ricardo) Oliveira, Edu, Dani(el Martin), Denílson, (Marcos) et Assunção pour ses frappes sur coup de pied arrêté.

uefa.com : Comment étudie-t-on une formation qui n'a pas repris son championnat ?

Didier Deschamps : C'était un peu l'inconnu. En visionnant quelques cassettes de l'année dernière, nous les avons observés lors de leurs deux matchs amicaux, ils n'ont repris que le 10 juillet.

uefa.com : D'une manière générale, comment jugez-vous la Liga ?

Didier Deschamps : La Liga espagnole est un très bon championnat qui s'apparente au Calcio, avec plus de libertés. Les équipes de bas de tableau ne sont pas de petites équipes, elles jouent pour gagner, et ne sont pas là pour défendre. Le football est plaisant, les stades sont pleins, il y a beaucoup de passion !

uefa.com : Avez-vous des références en tant qu'entraîneur, en France où ailleurs ?

Didier Deschamps : Ceux que j'ai eus, par exemple Raynald Denoueix et Coco Suaudeau à Nantes, le regretté Raymond Goethals (à Marseille), Marcello Lippi (à la Juventus), et au niveau national, bien entendu, Aimé Jacquet. Je me suis nourri de leurs expériences, mais il faut garder sa personnalité, s'adapter, avoir un bon état d'esprit, et créer une ambiance de travail sereine.

uefa.com : Qu'avez-vous appris sur ce jeu depuis que vous n'êtes plus joueur ?

Didier Deschamps : Je vois les choses différemment. Sur le banc, il y a de la frustration, car il n'y a plus de dépense physique. A la fin du match, il y a de la tension nerveuse. On n'est plus acteur. On n'a pas la même vision sur le terrain. L'entraîneur dépend aussi de ses joueurs.

uefa.com : Repensez-vous souvent à la finale de la Champions League perdue de 2004 (contre le FC Porto à Gelsenkirchen, 3-0) ?

Didier Deschamps : Non. C'est un mauvais souvenir qui a laissé des regrets, mais ce fut une belle aventure humaine, les joueurs l'avaient méritée. Mais les finales ne sont belles que lorsqu'on les gagne.

uefa.com : Vos pire et meilleur moments en Champions League ?

Didier Deschamps : Même si avec la Juve ce fut fabuleux (victoire en 1995/96), c'est vrai, la première victoire d'un club français comme Marseille fut importante. Il y avait de l'exubérance, de la folie, surtout en battant le grand favori Milan. Le plus mauvais souvenir fut la finale perdue avec Valence, car j'étais sur le banc, et nous avons perdus aux tirs au but. Et puis… Je savais que c'était le dernier match de ma carrière.

Mis à jour le: 22/08/05 12.23HEC

En relation

Équipes

http://fr.uefa.com/memberassociations/news/newsid=328230.html#sur+banc+frustrations