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Des prétendants affamés

Publié: vendredi, 29 juillet 2005, 12.18HEC
En route pour le Championnat (II) : Pour destituer Lyon, les grands de France vont tout tenter à partir de ce week-end.

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Publié: vendredi, 29 juillet 2005, 12.18HEC

Des prétendants affamés

En route pour le Championnat (II) : Pour destituer Lyon, les grands de France vont tout tenter à partir de ce week-end.

Par Christian Châtelet

L'AS Monaco FC, le LOSC Lille Métropole et les éternels rivaux de l'Olympique de Marseille et du Paris Saint-Germain FC figurent parmi les frustrés du règne quadriennal de l'Olympique Lyonnais. Peuvent-ils, à partir de ce week-end, faire échec au roi ?

Triomphe aisé
Au final, Lyon a connu, en 2004/05, le plus aisé de ses quatre triomphes : une prise de pouvoir après 10 matches, 12 points d'avance, au final, sur son dauphin lillois, 16 sur Monaco, 24 sur Marseille et 28 sur le PSG qui étaient donnés favoris il y a un an.

Personne en face ?
L'OM et le PSG n'ont plus été sacrés depuis 1992 et 1994, Monaco depuis 2000. Le dernier champion avant Lyon était le FC Nantes Atlantique (2000/01), qui frôla la relégation en mai. Toutes les autres places fortes du football français subissent la loi des Gones. Le FC Girondins de Bordeaux (champion 1998/99) ? "Nous n'avons pas les moyens", arguent ses actionnaires. Le RC Lens (champion 1997/98) ? "Laissez-nous le temps", prie son président Gervais Martel.

Deschamps le plus marri
Tous piaffent en attendant leur tour. Le plus marri est peut-être Didier Deschamps. Le plus beau palmarès de joueur de l'histoire du football français est venu à Monaco il y a quatre ans pour remporter le titre. Ce gagneur, loin d'être rassasié par la Coupe de la Ligue 2002/03, échangerait sans hésiter sa finale de l'UEFA Champions League 2003/04 contre le titre suprême en France.

L'état d'esprit d'abord
"Une saison réussie, c'est une saison avec un titre", indique-t-il quand on le questionne sur ses ambitions. "L'année dernière, nous avons manqué de l'état d'esprit nécessaire pour aller au bout", assure l'ancien capitaine des Bleus. Il a donc effectué quelques retouches à son effectif. Après avoir pioché à l'étranger jadis, il s'est concentré sur la France : Camel Meriem (seul transfert payant), Olivier Kapo, Toifilou Maoulida ou Olivier Sorlin n'ont pas le clinquant de Javier Saviola mais s'adapteront peut-être plus vite à la Principauté.

Paris impressionne
Le recrutement le plus impressionnant a été réalisé par Paris avec les internationaux Vikhash Dhorasoo, David Rozenhal et Bonaventure Kalou, le joueur le plus cher de la L1 (10 M€). La Groupe Canal Plus, actionnaire majoritaire du PSG et bailleur de fonds de la L1 en tant que diffuseur à hauteur de 600 M€ par an, a mis en retrait son désir de cession et nommé le président bénévole Pierre Blayau, lequel a immédiatement confirmé Laurent Fournier dans ses fonctions d'entraîneur.

Pas d'Europe pour Paris
En grand frère plus qu'en censeur, Fournier a su fédérer après l'épisode Vahid Halilhodzic-Francis Graille. Saura-t-il maintenant aller plus loin ? Comme il y a deux ans (2e et victoire en Coupe de France), Paris ne sera pas gêné par les compétitions européennes. Un atout de poids.

Marseille chamboule aussi
L'unique club de la capitale est soumis à une telle pression médiatique et populaire qu'il lui faut des nerfs et des reins solides. En cela, il partage le destin de l'Olympique de Marseille, son rival du sud. En 2004/05 (5e) Marseille a aussi changé son président et son entraîneur (deux fois si on considère le remplacement de Philippe Troussier par Jean Fernandez le mois dernier).

"Résultat et spectacle"
Cette fois, tout le monde assure, à la Commanderie, que ce sera la bonne. Fernandez a recruté ses anciens Messins Franck Ribéry et Mamadou Niang. Mais aussi Sabri Lamouchi et Wilson Oruma car il trouvait le jeu trop lent. Cet amoureux de l'OM veut à la fois "des résultats et du spectacle". Le deuxième budget du Championnat (75 M€ contre 115 pour Lyon) peut-il offrir tout ça au premier public de France (52 000 personne en moyenne) ?

L'hypothèse de la surprise
Si les prétendants traditionnels faillissent à leur mission, une surprise type Lille peut difficilement détrôner le roi Lyon. Dans un championnat peu spectaculaire (2,17 buts pas match) où l'on se bat pour ne pas descendre sinon pour ne pas prendre la porte (10 entraîneurs remerciés sur 20 l'année dernière) le panache reste souvent au vestiaire.

Le maintien d'abord
Néanmoins, des clubs comme Lens (7e), qui finissait assez fort l'année dernière, le Stade Rennais FC (4e) ou l'AS Saint-Etienne (6e), poussée par son public, peuvent inquiéter les meilleurs. Pour les autres, y compris l'AJ Auxerre sans Guy Roux, l'objectif se situe "entre le 1re et la 17e place", résume l'Ajaccien Rolland Courbis.

Des novices pour promus
Dans cette course, le rôle des trois promus risque d'être minime. D'autant qu'ils sont tous menés par des techniciens qui découvrent la Ligue 1 : Pablo Correa à l'AS Nancy Lorraine, Frédéric Hantz au Mans UC 72 et Jean-Marc Furlan à l'ES Troyes AC.

Mis à jour le: 29/07/05 16.20HEC

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