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L’Allemagne remporte le premier tournoi UNITY EURO Cup

L’UEFA et le HCR ont uni leurs forces pour organiser un tournoi spécial à huit équipes au siège de l’UEFA qui met en avant le rôle du football dans le renforcement des liens entre les réfugiés et leurs communautés d’accueil.

L’équipe allemande soulève la coupe de la première édition du tournoi UNITY EURO Cup.
L’équipe allemande soulève la coupe de la première édition du tournoi UNITY EURO Cup. UEFA

L’Allemagne s’est imposée aux tirs au but après un match nul 2-2 contre la Suisse au cours de la finale de la première édition de la UNITY EURO Cup, un nouveau tournoi lancé par l’UEFA et l’Agence des Nations unies pour les réfugiés qui vise à promouvoir l’intégration des réfugiés.

 

Des équipes de huit associations nationales de l’UEFA composées de réfugié·e·s et de joueuses et joueurs amateurs du pays ont participé au tournoi : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la France, l’Italie, Malte, la République d’Irlande et la Suisse.

Aleksander Čeferin, président de l’UEFA

« Ce beau tournoi nous rappelle l’effet que le sport a sur notre quotidien et, dans ce cas précis, sur la vie des réfugiés et des personnes déplacées de force. Grâce à la UNITY EURO Cup, des messages forts d’amour et de tolérance ont été envoyés, qui ont renforcé les valeurs défendues par le partenariat entre le HCR et l’UEFA. Ce dernier complète parfaitement le travail considérable déjà accompli par l’UEFA dans ce domaine, notamment au moyen d’initiatives et de programmes dans le cadre de la Fondation UEFA pour l’enfance.

» Il est difficile de commencer une nouvelle vie dans un pays inconnu, car tous les nouveaux environnements ne sont pas toujours chaleureux et accueillants au premier abord. Mais les intérêts communs, comme le football, nous aident à nous intégrer et à créer des liens. Les communautés du football peuvent faire une réelle différence dans la vie des gens en donnant accès à des activités, des initiatives et des événements liés au football. Personne, en particulier les jeunes athlètes, ne devrait se voir refuser la possibilité de pratiquer ce magnifique sport, que ce soit au niveau amateur ou d’élite.

» Je ne vois pas de meilleure manière d’en savoir plus sur les uns et les autres que par le jeu lui-même. Il nous permet de grandir ensemble au lieu de nous éloigner. Trop de murs ont été bâtis dans le monde. Nous avons besoin de davantage de ponts. »

Filippo Grandi, Haut Commissaire de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR)

« Lorsque les gens sont contraints de fuir leur foyer, ils n’abandonnent pas derrière eux leurs aspirations et leurs intérêts. Le sport, et le football en particulier, peut jouer un rôle essentiel pour les aider à créer un sentiment de normalité, surtout chez les enfants et les jeunes, à s’adapter à leur nouvelle vie, à s’intégrer dans leur nouvelle communauté, et à recommencer à espérer et rêver.

» Le HCR est fier de collaborer avec l’UEFA pour tirer parti du pouvoir du football afin de créer un avenir meilleur pour les réfugiés et les personnes déplacées du monde entier. »

 

Lors de la finale, les équipes d’Allemagne et de Suisse ont été accompagnées sur le terrain par des enfants ukrainiens.
Lors de la finale, les équipes d’Allemagne et de Suisse ont été accompagnées sur le terrain par des enfants ukrainiens.

La UNITY EURO Cup a démontré et célébré la capacité du football d’aider les réfugiés, les requérants d’asile et les personnes déplacées internes à s’intégrer dans leurs communautés d’accueil, en supprimant les barrières et en créant un esprit d’hospitalité, tout en les aidant à rester en bonne santé physique et mentale.

Le responsable en chef de l’arbitrage de l’UEFA, Roberto Rosetti, qui a officié lors de la finale de l’EURO 2008, a arbitré la finale du tournoi. Chaque équipe était accompagnée d’une ambassadrice ou d’un ambassadeur célèbre du monde du football, et les enfants et les familles de la région ont pu assister aux matches au stade de Colovray à Nyon, en Suisse.

Laura Georges, ancienne joueuse internationale et ambassadrice de l’équipe française, qui a également pris part au tournoi

« Les joueuses et les joueurs sont passionnés de football et très heureux d’être là. Leur quotidien n’est pas facile. La plupart d’entre eux ont une histoire compliquée, je suis donc contente d’être ici et de partager ce moment avec eux.

» Le football est un moyen d’apprendre à connaître les gens, de partager une passion commune et d’intégrer les nouveaux arrivants pour qu’ils ne se sentent pas seuls. Il permet de nouer des liens entre les personnes et de les aider à s’intégrer dans leurs communautés.

» Le tournoi a l’effet positif de rassembler les gens : les équipes parlent entre elles et les participants apprennent à se connaître. À présent, je me réjouis de voir ce que nous pouvons accomplir au sein de la Fédération Française de Football pour poursuivre cet engagement. »

Mbo Mpenza, ancien joueur international et ambassadeur de l’équipe belge

« Je suis arrivé en Belgique à l’âge de trois mois. Nous n’étions pas réfugiés, mais je comprends ce que signifie être un réfugié dans un pays inconnu.

» La langue est difficile et la nourriture est différente, ce qui complique les choses. Il y a aussi l’environnement, les voisins et les amis. Mais il suffit d’un terrain et d’un ballon pour s’adapter plus facilement, et cela est possible grâce au football.

» Aujourd’hui, nous avions un joueur afghan dans notre équipe, et d’autres Afghans jouaient dans les équipes adverses. Ils se sont automatiquement réunis, ont parlé de leur pays et des pays qui les ont accueillis, tout cela autour d’un ballon de football. L’un d’entre eux vivait en Italie, l’autre en Belgique, et grâce au football, ils ont pu parler ensemble.

» L’équipe de Belgique n’a pas gagné. Nous voulions inscrire des buts, mais nous n’en avons pas marqué beaucoup. Mais les joueuses et les joueurs n’ont pas arrêté de sourire. Et ils représentaient la Belgique. Pour moi, nous sommes tous gagnants, et les participantes et participants qui ont perdu ont continué d’encourager les autres. C’est ça qui compte. Je suis heureux d’être ici avec eux. »

L’équipe victorieuse était représentée par le FC Motor Neubrandenburg Süd, un petit club basé à Mecklenburg-Vorpommern, au nord-est de l’Allemagne. Bien qu’il n’ait été fondé que récemment, il compte déjà plus de 200 membres, dont environ 40 % issus de l’immigration. Il recense 24 nationalités différentes parmi ses joueuses et ses joueurs, ses entraîneur·e·s et son personnel. Le club détient un rôle important dans sa région, car il aide les réfugiés à s’intégrer dans la société locale.

Arturas Osnac, joueur de l’équipe allemande

« L’expérience de la UNITY EURO Cup a été très agréable dans son ensemble. La finale était très difficile, car le soleil brillait et il faisait particulièrement chaud. Heureusement, nous avons pu gagner aux tirs au but. C’est un sentiment très agréable et une superbe expérience.

» Notre équipe est composée de joueuses et de joueurs de différents pays et compte sept ou huit nationalités. Mais peu importe qui sont vos coéquipières et vos coéquipiers ou vous adversaires, le football est un sport merveilleux, car tout le monde peut jouer. »

L’engagement de l’UEFA en faveur des droits humains

La UNITY EURO Cup a montré la capacité du football à rassembler les gens.
La UNITY EURO Cup a montré la capacité du football à rassembler les gens.UEFA

Ce nouveau tournoi est l’exemple parfait du rôle essentiel que le football peut jouer dans la société.

Le soutien aux réfugiés est une des politiques clés en matière de droits humains de l’UEFA, et s’inscrit dans la nouvelle stratégie de durabilité de l’UEFA intitulée « L'Union fait la force ». C’est pourquoi l’UEFA a signé l’année dernière un protocole de coopération avec le HCR, facilitant l’accès des réfugiés au sport et favorisant l’inclusion sociale.

Note aux médias :

 

Les photos du tournoi peuvent être téléchargées ici à des fins éditoriales uniquement.