Les grandes équipes européennes du Mondial
mardi 10 juin 2014
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UEFA.com marque le début de la XXe Coupe du Monde de la FIFA en présentant les six plus belles épopées européennes.
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UEFA.com marque le début de la XXe Coupe du Monde de la FIFA en présentant les six plus belles campagnes des équipes européennes.
Hongrie, 1954
Les "Magyars magiques" avaient déjà remporté l’or olympique en 1952 et battu l’Angleterre à plate couture par deux fois avant de porter leur période d’invincibilité à quatre ans lors de la Coupe du Monde 1954, atomisant la Corée du Sud 9-0 et la RFA 8-3, en partie grâce à Sándor Kocsis qui allait devenir le meilleur buteur du tournoi. Mais dans le dernier match de la phase de groupes, le capitaine Ferenc Puskás se blessait et était absent lors des victoires sur le Brésil et l’Uruguay, ne faisant son retour que pour la finale, mais pas à son meilleur niveau.
Ceci et d’autres facteurs conduisaient à une immense surprise, la Hongrie s’inclinant 3-2 face à la RFA après avoir rapidement mené de deux buts. Sir Bobby Robson, sélectionneur de l’Angleterre demi-finaliste de la Coupe du Monde 1990, qui a vu les Hongrois jouer dans les années 50, explique : "Nous avons vu un style de jeu, un système de jeu que nous n’avions jamais vu auparavant. Tous ces joueurs fantastiques, ils venaient d’une autre planète par rapport à nous."
RFA, 1974
Franz Beckenbauer devenait la première personne à brandir le trophée nouvellement conçu de la Coupe du Monde de la FIFA après une victoire 2-1 face aux Pays-Bas en finale, la RFA l’emportant sur son propre sol. Le parcours jusqu’au triomphe n’était pas sans embûches, comprenant un revers 1-0 face à la RDA ainsi qu’une victoire 1-0 désormais légendaire sous la pluie contre la Pologne à Francfort, et les Oranje étaient considérés comme favoris lors de la finale à Munich.
Inspirée par le majestueux Beckenbauer, la RFA revenait au score et l’emportait grâce à un but caractéristique de Gerd Müller. "Quand je revois le but à la télé, je me demande comment j'ai fait pour le mettre au fond. J'en ai toujours la chair de poule quand j'y repense", a récemment confié "Der Bomber".
Pays-Bas, 1974
Une équipe arrivant à maturité sur la scène internationale était battue lors de cette finale à Munich. Les clubs néerlandais avaient remporté quatre Coupes des clubs champions européens consécutives entre 1970 et 1973, un triomphe du Feyenoord suivi par trois de l’AFC Ajax, et le 'football total' de Rinus Michels s’illustrait grâce à des joueurs comme Arie Haan, Ruud Krol, Johan Neeskens, Johnny Rep, Willem Wim van Hanegem et bien sûr Johan Cruyff. Après avoir battu des équipes comme l’Argentine et le Brésil, tenant du titre, la RFA arrêtait son élan, et les Pays-Bas perdaient deux nouvelles finales en 1978 et 2010.
Italie, 1982
Pas même le plus optimiste des supporters italiens ne pouvait voir les Azzurri parmi les favoris de la Coupe du Monde 1982 en Espagne. Et les attentes étaient encore plus faibles après la phase de groupes puisque l'Italie passait de justesse avec des matches nuls face à la Pologne, au Pérou et au Cameroun. Mais la confiance d'Enzo Bearzot pour ses hommes était récompensée et les Azzurri retrouvaient leur forme avec la manière, disposant de l'Argentine de Diego Maradona 2-1 et du Brésil de Zico 3-2 grâce à un triplé de Paolo Rossi. L'attaquant ouvrait également le score lors de la victoire 3-1 en finale face à la RFA à Madrid. "C'était un conte de fée", a déclaré Rossi. "Bearzot a fait la différence en bâtissant un groupe extrêmement uni."
France, 1998
La France rejoignait le club des vainqueurs de la Coupe du Monde suite à une campagne remarquable sur le sol français en 1998. Impressionnants tout au long du tournoi, les Bleus sortaient sans problème de la phase de groupes avant que des instants de génie individuel ne les fassent franchir les tours de la phase à élimination directe. Le but en or du défenseur central Laurent Blanc face au Paraguay à Lens, le sang-froid des jeunes David Trezeguet et Thierry Henry lors de la séance de tirs au but face à l’Italie en quarts de finale et le doublé improbable du latéral droit Lilian Thuram contre la Croatie dans le dernier carré ouvrait la voie aux deux coups de canon de Zinedine Zidane de la tête face au Brésil, le favori de la compétition, en finale, plaçant l’équipe d’Aimé Jacquet sur le toit du monde. "Je dois l'avouer, on avait beaucoup de qualités. On avait du talent et surtout de la cohérence. Je dois dire que je me suis appuyé sur ce collectif français", a déclaré celui qui a été nommé juste après l'échec en éliminatoires du Mondial 94 aux USA.
Espagne, 2010
L’ambition des vainqueurs de l’UEFA EURO 2008 de brandir une première Coupe du Monde de la FIFA en Afrique du Sud semblait sabordée par une défaite 1-0 face à la Suisse au premier match. Sans se démonter, l’équipe de Vicente del Bosque s’appuyait sur son jeu basé sur la possession pour avancer. L’attaquant David Villa, co-meilleur buteur du tournoi, marquait lors de chacun des succès 1-0 de son équipe face au Portugal et au Paraguay avant que la tête puissante de Carles Puyol n’offre la victoire à la Roja contre l’Allemagne en demi-finales. Le but de la victoire signé Andrés Iniesta à la 116e minute face aux Pays-Bas lors de la finale à Johannesburg concluait ce que le milieu de terrain décrivait comme une fin "incroyable".