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Les sélectionneurs européens commentent le tirage

Les sélectionneurs des pays d'Europe participant à la Coupe du Monde de la FIFA avaient des sentiments partagés après le tirage au sort.

Tirage au sort de la Coupe du Monde de la FIFA au Brésil ©Getty Images

Les sélectionneurs des pays d'Europe participant à la Coupe du Monde de la FIFA avaient des sentiments partagés après le tirage au sort de la phase de groupes, qui s'est déroulée à Costa de Sauipe, au Brésil. UEFA.com a rassemblé leurs réactions.

Groupe A : Brésil (pays hôte), Croatie, Mexique, Cameroun
Niko Kovač, sélectionneur de la Croatie

Je suis heureux que nous jouions le match d’ouverture de cette Coupe du Monde, nous aurons une grande préparation pour ce match contre le Brésil. Le monde entier va regarder la petite Croatie contre le grand Brésil. On va tout faire pour rendre notre nation heureuse. Nous irons au Brésil pour jouer le meilleur football mais on ne peut pas dire aujourd’hui si nous allons nous qualifier ou pas. Ce dont je suis persuadé, c’est que nos joueurs vont donner le meilleur d’eux-mêmes.

Groupe B : Espagne (tenante du titre), Pays-Bas, Chili, Australie
Vicente del Bosque, sélectionneur de l’Espagne
Il sera très difficile de conserver notre titre. Nous affrontons de grandes équipes, mais on va essayer. On ne peut pas dire que le tirage a été facile. Se qualifier sera dur. Mais je ne dirais pas que nous sommes dans le groupe de la mort. Il y a d’autres groupes très difficiles. Notre premier match est contre les Pays-Bas, qui ont changé depuis notre dernière rencontre en Coupe du Monde. Ils ont toujours des joueurs de qualité. Le Chili vous cause toujours des problèmes avec de bons joueurs. C’est une équipe qui peut être compliquée. Et j’imagine que l’Australie va également essayer de nous rendre la tâche difficile. Ce sera une grande Coupe du Monde.

Louis van Gaal, sélectionneur des Pays-Bas
On ne peut vraiment rien y faire, mais il est juste de dire que ce n’est pas un bon tirage pour nous. On va affronter les champions du monde en titre, l’Australie qu’on n’a jamais battue jusqu’ici et le Chili. Je les ai vus jouer contre la Colombie quand ils ont gagné 3-0 et prouvé qu’il s’agit d’une bonne équipe. Si on regarde nos adversaires, c’est un tirage difficile. On s’attend évidemment à se qualifier et on affrontera ensuite une équipe du groupe du Brésil. On pourrait rencontrer le Brésil au tour suivant, donc ce n’est pas le tirage idéal du point de vue néerlandais. J’aurais préféré le Groupe H. On n’aura pas beaucoup de temps pour se préparer après notre arrivée au Brésil, donc c’est un mauvais tirage à cet égard.

Groupe C : Colombie, Grèce, Côte d'Ivoire, Japon
Fernando Santos, sélectionneur de la Grèce
C’est un groupe très ouvert et cette fois je pense qu’on est satisfait du tirage, comme toutes les autres équipes du groupe. C’est un groupe parfaitement équilibré où tout peut se passer, comme ce fut le cas dans notre groupe en phase finale de l’EURO 2012 avec la Pologne, la Russie et la République tchèque. On pourrait donner un léger avantage à la Colombie sur les autres participants du groupe. Ce qui est important désormais, c’est d’analyser et étudier les adversaires du mieux possible et nous donner à 100 % à notre arrivée au Brésil. La Colombie est une équipe très solide et on les connaît très bien. La Côte d’Ivoire est déjà très forte et expérimentée avec (Didier) Drogba, Yaya Toure et Gervinho. C’est un groupe très équilibré mais je crois qu’on s’imposera et essaiera de gagner.

Groupe D : Uruguay, Costa Rica, Angleterre, Italie
Roy Hodgson, sélectionneur de l’Angleterre
C’est un groupe qui est compliqué. Cela ne fait pas de doute. Avec l’Uruguay et l’Italie, nous avons deux têtes de série dans notre groupe. Bien sûr, nous connaissons tous la qualité de l’Italie parce que nous avons perdu contre elle en quart de finale du Championnat d’Europe de l’UEFA. Vous espérez toujours un bon tirage mais il y a peu de scénarios qui pourraient vous faire bondir de joie. Un groupe un peu plus difficile ne me surprend pas du tout.

Cesare Prandelli, sélectionneur de l’Italie
Il y a trois anciens vainqueurs dans l’autre groupe alors il est clairement difficile. Nous ne sommes pas inquiets, cependant, on est d’autant plus en alerte lorsque l’on sait la difficulté que l’on va rencontrer. J’aurais été plus inquiet si tous les médias avaient commencé à dire que c’est un groupe facile. Nous avons un petit avantage après avoir joué la Coupe des Confédérations au Brésil et nous savons combien les conditions climatiques seront difficiles. Nous allons vraiment avoir besoin d’un groupe de 23 athlètes. On va devoir se préparer extrêmement bien. Notre premier objectif sera de sortir de ce groupe. Le Costa Rica sera une équipe difficile parce que nous ne la connaissons pas bien.

Groupe E : Suisse, Équateur, France, Honduras
Ottmar Hitzfeld, sélectionneur de la Suisse
Nous ne sommes pas mécontents de ce groupe. Il ne sera pas facile, bien sûr les gens vont dire qu’il nous faudra battre des équipes telles que l’Équateur ou le Honduras. Mais soyons honnêtes, ces équipes sont douées au plan technique et tactique. La France est une grande équipe avec de grands joueurs. Au final, je vois la France et nous-mêmes nous qualifier pour le tour suivant.

Didier Deschamps, sélectionneur de la France
Cela aurait pu être plus compliqué, au-delà des adversaires, il y a quand même une bonne chose c’est que nous ne jouons pas au nord, avec des températures et une humidité élevées, et une distance très importante. On reste plus ou moins dans le même secteur, qui n’est pas trop loin de notre camp de base. C’est plutôt la bonne nouvelle. On a commencé déjà avec notre staff à planifier le travail.

La Suisse sera forcément l’adversaire le plus difficile. On rencontre des Sud-Américains. Ce sont des équipes que je connais moins que la Suisse. J’ai vu que l’Équateur a terminé à la quatrième place des qualifications, assez loin des deux premiers et le Honduras troisième en Amérique centrale. Cela aura une influence pour nos adversaires sur les matches amicaux. Donc, dans notre préparation, on rencontrera au moins un pays sud-américain. Le match le plus important sera le premier. Le remporter nous placerait de manière idéale. Ne pas rencontrer la Suisse est bien. Ce sera le Honduras. Il faudra gagner ce match.

Groupe F : Argentine, Bosnie-Herzégovine, Iran, Nigeria
Safet Sušić, sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine
Je pense qu'on a eu un bon groupe duquel, avec un peu de chance, on peut s'extirper. On aurait pu avoir mieux, mais ce qui est fait est fait. On a joué contre l'Argentine récemment, et on n'a pas été surclassé. On peut rivaliser avec elle au Maracanã de Rio de Janeiro. J'imagine le désir des Dragons de bien figurer dès l'entame du tournoi. Le Nigeria et l'Iran sont des équipes compliquées. Pour les joueurs, disputer une Coupe du Monde est différent des matches amicaux. On a beaucoup de temps pour se préparer à jouer et on disputera au moins quatre rencontres amicales. La préparation pour le Brésil a déjà commencé.

Groupe G : Allemagne, Portugal, Ghana, États-Unis
Joachim Löw, sélectionneur de l’Allemagne
C’est un groupe dur et on va devoir beaucoup s’employer pour se qualifier. On connaît maintenant le nom de nos adversaires et les stades dans lesquels nous allons évoluer alors on va pouvoir avancer dans notre préparation à partir de maintenant. Le climat va être très important pour cette Coupe du Monde. On va essayer de s’y habituer à l’entraînement avant le tournoi. Nous avons affronté le Ghana en 2010 et le Portugal en 2012 au Championnat d’Europe de l’UEFA. Le match contre les États-Unis de Jürgen Klinsmann va être très particulier. Cela fait très longtemps que nous sommes amis.

Paulo Bento, sélectionneur du Portugal
Cela ressemble à un groupe bien équilibré avec une équipe, l’Allemagne, qui débutera comme favorite en raison de son potentiel et de son histoire, mais les États-Unis et le Ghana sont aussi des équipes bien organisées avec plusieurs bons joueurs individuels ayant l’expérience de jouer pour de grands clubs européens. Peu importe le groupe proposé, on aurait eu la même ambition : qui est de nous qualifier pour le prochain tour. Pour y parvenir, on devra prendre le plus de points possibles, à commencer face à l’Allemagne. On luttera avec nos armes en pensant qu’on peut se qualifier en tant que vainqueur ou deuxième du groupe.

Groupe H : Belgique, Algérie, Russie, Corée du Sud
Marc Wilmots, sélectionneur de la Belgique
C’est un bon tirage, il faut le dire clairement. Avec des rencontres à Rio de Janeiro et Belo Horizonte, on peut réserver notre camp de base à Sao Paulo. C’est à une heure de Rio et 45 minutes de Belo Horizonte. C’est donc idéal. Le deuxième tour doit être notre ambition. La République de Corée peut être quelque peu comparée au Japon (que la Belgique a battu 3-2 en amical en novembre). Ils livrent aussi un football rapide et technique, mais ils sont un ton en dessous du Japon.

L’Algérie vient de remporter son barrage, elle est ici et cela en dit long. La Russie possède une bonne équipe. Il faut débuter les trois matches de phase de groupes comme s’il s’agissait de trois finales de coupe. On est favori pour la qualification avec la Russie. Mais il reste à jouer les matches pour y parvenir.

Fabio Capello, sélectionneur de la Russie
C’est un bon groupe et un tirage qui n’est pas si mauvais. Une autre chose importante, c’est que nous allons jouer dans le centre du Brésil, pas dans le nord où il fait vraiment chaud et humide. Je suis content, nous avons également des adversaires intéressants. Nous connaissons la Corée du Sud, nous avons joué un match amical contre cette équipe récemment. La Belgique est l’équipe européenne la plus forte actuellement. L’Algérie est moins connue. Mais nous allons devoir jouer un bon match contre cette équipe également.