Solide comme la Roumanie
mardi 6 octobre 2015
Résumé de l'article
La Roumanie n'a encaissé qu'un petit but en huit rencontres des éliminatoires de l'EURO 2016. Impressionnant ? Oui, mais...
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Petit quiz : quelle équipe possède la meilleure défense des éliminatoires de l'UEFA EURO 2016 ? L'Angleterre ou l'Espagne ? Pas loin, mais pas tout à fait. Le Pays de Galles ? On brûle. L'Allemagne championne du monde ? Elle ne fait même pas partie du Top 20. No, il s'agit bien de la Roumanie : huit matches joués, un seul but encaissé.
Une défense hermétique
L'une des raisons derrière la vocation défensive de la Roumanie est le manque de grands noms tels que Gheorghe Hagi et Adrian Mutu dans son effectif. La plupart de l'effectif roumain évolue dans des clubs plutôt modestes, alors que ceux appartenant à de plus grandes écuries européennes sont loin d'être titulaires indiscutables...
Les défenseurs centraux Dragoș Grigore et Vlad Chiricheș, ainsi que l'arrière gauche Răzvan Raț font partie intégrante des plans du sélectionneur Anghel Iordănescu, qui a encore quelques doutes au sujet de son arrière droit. "Si j'avais Dani Alves ou Rafinha, je n'aurais pas appelé Paul Papp", admettait-il. Mais Papp s'est imposé au sein d'une défense qui a su stopper la plupart de ses adversaires, devant un Ciprian Tătărușanu auteur de plusieurs parades décisives au cours des rencontres les plus importantes.
Mais où sont passés les buts ?
Mais en Roumanie, une inquiétude demeure : rester solide derrière sera-t-il suffisant ? Trois matches nuls 0-0 consécutifs ont permis à la Hongrie, troisième, de revenir à trois longueurs des Roumains. 338 minutes se sont écoulés depuis que Claudiu Keșerü a inscrit le seul but en compétition officielle de la Roumanie en 2015, la formation de Iordănescu se trouvant à 75 minutes d'un triste record national établi en 1948.
"Je ne suis pas inquiet", confie le sélectionneur. "C'est une bonne chose d'avoir ramené deux points d'Irlande du Nord et de Hongrie. À l'heure actuelle, notre équipe national ne peut pas remporter tous ces matches comme elle le faisait il y a plusieurs années." L'époque où la Roumanie disputait trois phases à élimination directe de Coupe du Monde de la FIFA consécutives, dans les années 1990, est révolue.
Il faut dire qu'Iordănescu n'est pas forcément gâté non plus. Ciprian Marica, vedette offensive de la Roumanie ces dernières années, est actuellement sans club ; Raul Rusescu et Bogdan Stancu sont en méforme ; et, à 22 ans, le jeune joueur de Cordoue Florin Andone découvre encore le haut niveau. Beaucoup de pression semble donc reposer sur les épaules de Keșerü...
C'est grave, docteur ?
Mais peu importe, au final. Car la Roumanie pourrait se qualifier sans marquer davantage, si elle reste disciplinée et hermétique. Efficacité peut rimer avec succès, comme l'a prouvé la Grèce lors de son sacre à l'UEFA EURO 2004. Iordanescu résume parfaitement la situation : "La seule chose qui importe, c'est la qualification. On ne joue pas, on assure."