Le site officiel du football européen

Italie - France : quatre classiques

Publié: Lundi, 12 novembre 2012, 15.27HEC
"Nous sommes voisins, il y a de la rivalité", a admis le sélectionneur de la France Didier Deschamps avant l'amical contre l'Italie. La preuve par quatre.
par Paolo Menicucci et Christian Châtelet
Italie - France : quatre classiques
L'Italie célèbre sa victoire contre la France en finale de la Coupe du Monde 2006 ©AFP

Publié: Lundi, 12 novembre 2012, 15.27HEC

Italie - France : quatre classiques

"Nous sommes voisins, il y a de la rivalité", a admis le sélectionneur de la France Didier Deschamps avant l'amical contre l'Italie. La preuve par quatre.

À l'occasion du match amical entre voisins français et italiens mercredi, UEFA.com revient sur les deux victoires les plus mémorables des Azzurri contre Les Bleus, et sur deux voyages transalpins amicaux qui pourront inspirer les Français.

Italie 1-1 France (Italie 5-3 t.a.b), finale de la Coupe du Monde de la FIFA, 9 juillet 2006
Ce jour-là, l'Italie a remporté sa quatrième couronne mondiale et s'est imposée comme la nation européenne la plus titrée de l'histoire de la Coupe du Monde. Sans compter que les Azzurri ont pris leur revanche sur la finale perdue contre la France à l'UEFA EURO 2000, balayant au passage le spectre des trois éliminations successives aux tirs au but dans la compétition.

Marco Materazzi, suppléant Alessandro Nesta, blessé, a effacé le penalty de Zinédine Zidane en égalisant de la tête à la 19e minute. Et si les deux équipes se procuraient plusieurs occasions, le dénouement se jouait au point de penalty. David Trezeguet manquait le sien, pas Fabio Grosso. "Je me suis endormi avec mon fils Christian et la Coupe", avouait le capitaine Fabio Cannavaro, qui jouait son 100e match international ce soir-là. "Son grand sourire au réveil valait tout l'or du monde."

Italie 2-0 France, phase de groupe de l'UEFA EURO 2008, 17 juin 2008
L'absence de Cannavaro, blessé, se faisait lourdement sentir quand ces deux meilleurs ennemis se retrouvaient pour la dernière rencontre de la phase de groupe de l'UEFA EURO 2008. Malgré une entrée en matière au ralenti - toutes deux perdaient contre les Pays-Bas et accrochaient un nul contre la Roumanie - la France et l'Italie avaient encore l'occasion de se qualifier en cas de victoire des Oranje dans l'autre match du groupe.

Le tournant arrivait à la 25e minute de jeu, quand Éric Abidal était exclu pour une faute dans la surface sur Luca Toni. Andrea Pirlo ne tremblait pas et ouvrait le score. Daniele De Rossi doublait la marque en seconde période sur un coup franc dévié par Thierry Henry, offrant ainsi à l'Italie sa première victoire contre la France dans le temps réglementaire depuis 30 ans, ainsi que la qualification pour les quarts. "Contre les Pays-Bas, nous avons montré notre pire visage en 12 ans", a admis le gardien Gianluigi Buffon. "Battre la France était la meilleure manière de demander pardon aux supporters."

Italie 3-4 France, amical, 17 mars 1912
Eugène Maës jouait un rôle déterminant dans la première victoire de la France en Italie lors de la troisième opposition entre les deux pays, il y a un peu plus de 100 ans. C'était aussi la première grande victoire de ceux que l'on n'appelaient pas encore les Bleus. Maës réussissait son coup du chapeau en arrachant des gants de de Vittorio Faroppa le ballon de la victoire. Le joueur du Red Star FC 93 n'avait eu la permission de quitter son poste à l'armée que la veille du match. Ce fut toutefois l'un de ses derniers matches, puisqu'après 15 buts en 11 sélections avec les Bleus (le deuxième taux de réussite de l'Histoire de l'équipe de France, derrière Just Fontaine), il devait mettre un terme à sa carrière en raison d'une blessure survenue lors de la Première Guerre mondiale. Maës n'allait pas survivre à le deuxième au cours de laquelle il allait être fusillé.

"J'ai dû faire le trajet depuis Caen, où j'étais en garnison, jusqu'à Turin tout seul", se souvenait Maës en 1929 dans "L'Ami du Peuple". "Je suis arrivé le matin du match et j'étais épuisé. C'était mon match le plus dur. Dur parce que c'était très serré et personne ne pouvait dire qui allait gagner ; dur à cause du voyage ; dur parce que je n'avais pas l'habitude de jouer avec les ailiers (Étienne) Jourde et (Fernand) Faroux ; dur parce que Renzo De Vecchi me marquait à la culotte ; et dur à cause des supporters locaux."

Italie 0-1 France, amical, 16 février 1994
Il aura fallu 82 ans pour que la France s'impose une seconde fois en Italie en 14 rencontres, mais le succès à Naples allait ouvrir une nouvelle ère pour Les Bleus, qui manquaient la qualification à la Coupe du Monde 1994 avec le sélectionneur Gérard Houllier. Pour le premier match d'Aimé Jacquet sur le banc, Youri Djorkaeff inscrivait le but de la victoire. Le joueur de l'AS Monaco FC reprenait une passe de David Ginola après un mauvais renvoi de Franco Baresi.

Jacquet allait ensuite conduire la France au triomphe lors de la Coupe du Monde 1998. L'Italie cédait encore en finale de l'UEFA EURO 2000 à Rotterdam - 2-1 après prolongation. Mais l'actuel sélectionneur Didier Deschamps - titulaire en 1994 - ne perd pas de vue l'importance de ce match amical : "Je me souviens parfaitement de ce match", a-t-il déclaré avant la rencontre de mercredi. "Nous sommes voisins, il y a de la rivalité entre nous. L'Italie a évolué, passant d'une tactique défensive à quelque chose de plus surprenant à l'EURO. Cesare Prandelli a introduit de la jeunesse et de la fraîcheur. Maintenant, ils cherchent à gagner au lieu d'éviter la défaite."

Mis à jour le: 08/05/14 6.38HEC

En relation

Équipes

http://fr.uefa.com/worldcup/news/newsid=1892342.html#italie+france+quatre+classiques

  • © 1998-2014 UEFA. Tous droits réservés.
  • La désignation UEFA, le logo de l'UEFA et toutes les marques liées aux compétitions de l'UEFA sont protégés en tant que marques et/ou droits d'auteur de l'UEFA. Toute utilisation de ces marques déposées à des fins commerciales est interdite. L'utilisation de la plate-forme UEFA.com implique que vous acceptez les Conditions générales et les Dispositions en matière de vie privée.