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En route pour la finale

En route pour la finale

TOURNOI DE TRANSITIONS ET CHANGEMENTS
"Nous sommes très enthousiastes et – quand le coup d'envoi arrive – la tension n'est plus un problème", a assuré le sélectionneur de la Slovaquie Branislav Petrovič avant les débuts de son équipe au cours d'un tournoi qui faisait de cette dernière et de l'Autriche les vingt-septième et vingt-huitième nations à participer au Championnat d'Europe féminin des moins de 19 ans de l'UEFA. Il n'a fallu que 23 minutes pour que réapparaisse, cependant, une certaine tension, avec un penalty qui donnait l'avantage aux Pays-Bas et qui agissait comme un coup de massue pour le pays organisateur.

Tout le monde veut bien défendre contre l'Espagne, mais la persévérance des joueuses espagnoles finit toujours par payer.
Jarmo Matikainen, observateur de l'UEFA

Meilleure buteuse des éliminatoires, Sippie Folkertsma était sans surprise l'auteure du premier but des 11 m, ajoutant une unité aux neuf qu'elle avait patiemment collectées avant de se qualifier pour la phase finale en Slovaquie. Jill ajoutait un triplé pour gâcher la fête. "Il y a encore beaucoup à apprendre pour les filles", avait déclaré Petrovič à la veille du début du tournoi, et le deuxième match ne venait que confirmer ses propos.

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Jill Roord a rendu les débuts difficiles pour le pays organisateur

Pour les Néerlandaises, dans le même temps, le départ était idéal pour venir récupérer le titre qu'elles avaient remporté en 2014 et qu'elles n'avaient pas pu défendre en 2015 en Islande. Imperceptiblement, elles étaient "nerveuses au début", selon Roord. "Nous voulions juste marquer rapidement, mais nous n'étions pas dans le rythme. Après le premier but, nous avons pris le contrôle de la partie." Ensuite, Michelle Hendriks a faut le reste, avec un jeu intelligent au milieu de terrain, influent sur les transitions, un domaine qui allait devenir l'un des atouts du jeu néerlandais est l'un des faits marquants de tout le tournoi.

Le seul triomphe des Pays-Bas dans le Championnat d'Europe féminin des moins de 19 ans était intervenu en Norvège, dont le premier match confirmait la volonté d'aller cette fois au bout après y être presque parvenu en 2003, 2008 et 2011. Un carton rouge pour la défenseure française Hawa Cissoko, en milieu de première période, à Zlaté Moravce, a profité aux Norvégiennes qui ont bien exploité cette supériorité numérique. L'équipe de Nils Lexerød ne lâcha jamais l'initiative dans ce match. Il fallut pourtant un coup de pied arrêté pour remporter la victoire un but à zéro, quand Katrine Jørgensen reprenait de la tête un corner assez innovant de Nora Lie. La France était mise hors de position, mais cela allait être le seul but de la Norvège dans cette phase finale.

En plusieurs aspects, le premier match du Groupe B, entre l'Espagne et l'Allemagne, ressemblait déjà à un match décisif. L'Allemagne, quatre fois vainqueur, battue par l'Espagne en finale en 2004, l'année du dernier triomphe des Espagnoles, affrontait les finalistes de trois des quatre dernières éditions, dont les deux dernières. Devant des équipe comptant 11 et 13 apparitions en phase finale respectivement, on voyait sur le terrain deux des formations les plus expérimentées de ce tournoi. D'ailleurs, les deux avaient été désignées favorites pour le titre.

L'Espagne était forcée de jouer la patience dans les 45 premières minutes alors que l'Allemagne privilégiait la préparation tactique pour annihiler la menace adverse. L'Espagne évitait les passes hasardeuses et optait pour affronter le bloc allemand. Ce n'est que quand l'Allemagne se fatiguait que l'Espagne accélérait le rythme de son jeu de passes, autour de sa pièce maîtresse, Patricia Guijarro.

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L'Espagne a rapidement pris les devants contre l'Allemagne

"L'Espagne a joué la patience et savait qu'elle aurait des occasions", a commenté l'observateur technique de l'UEFA Jarmo Matikainen. "Tout le monde veut bien défendre contre l'Espagne, mais la persévérance des joueuses espagnoles finit toujours par payer."

Si bien que les 26 tentatives enregistrées étaient réparties de manière équilibrée entre les deux équipes, mais l'Espagne cadrait plus fréquemment, et il sembla toujours que le but de la victoire avait plus de chances d'échouer dans les filets de Lena Pauels. Cette hypothèse prenait un poids définitif lorsque la tête de Nahikari García – l'une des trois joueuses espagnoles à avoir participé à pas moins de cinq phases finales entre les moins de 17 ans et les moins de 19 ans, avec Nuria Garrote et Andrea Sánchez Falcón – était à l'origine du but espagnol. La réaction rapide de Pauels devant Sandra Hernández évitait à l'Allemagne de prendre un deuxième but, mais la pression était déjà sur les Allemandes qui se préparaient à affronter la Suisse.

La sélection helvétique avait célébré 39 buts dans les qualifications pour le tournoi en Slovaquie et quatre de plus allaient venir pour son centième match chez les moins de 19 ans, contre l'Autriche, débutante à ce niveau. Cinzia Zehnder a ouvert et clos le score. Naomi Mégroz et Lara Jenzer – présente dans l'équipe de Suisse finaliste chez les moins de 17 ans en 2015 – inscrivant également leur nom sur le tableau d'affichage. Pour ses débuts, l'Autriche subissait un scénario qu'elle n'avait guère souhaité. Il lui fallait remonter la pente avant d'affronter l'Espagne lors du match suivant.

Dans les matches de la deuxième journée, l'Espagne pouvait construire sur des fondations solides creusées contre l'Allemagne avec un triomphe quatre buts à zéro face à une équipe d'Autriche disciplinée, alerte, mais pas suffisamment. Cela permettait à l'Espagne de valider son billet pour les demi-finales à une journée de la fin.

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La Suisse a été trop forte pour son voisin alpin, l'Autriche, dans la première journée

Une fois de plus, Andrea Sánchez Falcón a été la pièce maîtresse de ce succès avec un coup franc sublime, une arme dont elle allait démontrer qu'elle figure à son arsenal une fois de plus en demi-finale. Ensuite, elle était passeuse décisive pour un but typiquement espagnol marqué après 16 passes dont une passe longue qui coupait en deux la défense autrichienne, une invitation délicate pour la tête de la n°10 espagnole.

La construction était l'une des vertus cardinales de cette équipe d'Espagne, comme l'observatrice technique de l'UEFA Patricia González l'expliquait : "C'est quelque chose de typique pour venir à bout d'un bloc compact et d'une défense que vous n'arrivez pas à briser". À cette occasion, comme contre la Suisse pour le dernier match de groupe, cela a très bien fonctionné et l'Espagne pouvait entrevoir le chemin de la finale.

"Nous n'avons que deux filles qui n'ont pas joué dans ce tournoi encore et pourraient très bien avoir une bonne chance de le faire pour le dernier match de groupe", a déclaré l'entraîneur, Pedro López, faisant comprendre qu'il ferait tourner son effectif contre la Suisse. Il soulignait cependant : "Ce sera un match important aussi parce que nous voulons gagner ce groupe". Dans ces deux domaines, il était fidèle à ses propos.

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L'Allemagne a quitté le tournoi prématurément

Les Espagnoles ne concédaient que deux occasions à leurs adversaires dont le voyage en Slovaquie s'achevait là. "J'ai des sentiments mitigés", résumait Irene Fuhrmann. "Nous avons fait un pas supplémentaire et nous avons réussi de meilleures performances, en faisant preuve de dévouement, davantage sur le deuxième que sur le premier match, mais le résultat est décevant et nous sommes éliminées de ce tournoi."

Ce destin, l'Allemagne pouvait également l'envisager avant d'affronter la Suisse. Malgré beaucoup de possession, les joueuses de Maren Meinert peinaient à convertir cette suprématie en occasions de but, alors que la Suisse était rapide à prendre des initiatives en contre, lisant et anticipant le jeu à merveille et se montrant menaçante en attaque.

L'extraordinaire Géraldine Reuteler, la plus jeune joueuse suisse du tournoi, âgé de 17 ans et trois mois, et la troisième plus jeune joueuse de cette phase finale, derrière la Slovaque Mária Mikolajová et la Néerlandaise Ashleigh Weerden – a été excellente après avoir pris position sur le côté gauche au début de la seconde période, offrant deux buts à la remplaçante Camille Surdez, qui eut elle aussi un gros impact sur le match et sur le tournoi.

Une victoire quatre buts à deux faisait retentir les cloches suisses à Senica et le glas pour l'Allemagne. "Le niveau de tous les autres pays ne cesse d'augmenter", reconnaissait Meinert. "Il faut vraiment être dans un bon jour pour remporter les matches. L'Espagne et la Suisse ont mérité de gagner contre nous, leur victoire n'est pas à mettre sur le compte de la réussite. Mais nous ne nous endormons pas en Allemagne, on essaie de rester en avance, mais ce n'est pas toujours possible."

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La France a changé de système et ses résultats s'en sont ressentis

La France, de son côté n'avait pas d'autre choix que d'être en avance sur la Slovaquie pour son deuxième match. Mais ce ne fut pas facile face à un bloc compact de l'équipe qui évoluait à domicile et qui voulait démontrer certaines choses après avoir été battue pour son entrée dans le tournoi.

Gilles Eyquem optait à nouveau pour un 4-3-3 qui avait pourtant manqué de tranchant contre la Norvège et qui n'en démontrait pas plus à Senec, malgré les qualités individuelles sur les deux côtés qui permettaient aux Françaises d'obtenir 8 corners dans les 45 premières minutes. Une révolution tactique se dessinait au début de la seconde période, une transformation qui pour la première, mais pas la dernière fois en Slovaquie, allait débloquer le match.

Marie-Antoinette Katoto entrait en jeu pour rejoindre Clara Mateo dans un 4-4-2, système qu'Eyquem avait toujours eu dans un coin de sa tête, mais qui ne lui avait pas toujours donné satisfaction avant ce tournoi. "Avec une joueuse derrière les attaquantes, nous avions du mal à arriver jusqu'au but. Il nous a semblé qu'avec Marie-Antoinette et deux attaquantes, nous pourrions obtenir un avantage et permettre à nos joueuses de couloirs d'être plus offensives", a-t-il déclaré.

Ce choix était le bon avec trois buts inscrits en moins de 10 minutes à l'origine desquels se trouvaient les ailières françaises libres de leurs mouvements. Grâce à la créativité de Perle Morroni, astucieusement soutenue par la remplaçante Héloïse Mansuy, et à ses combinaisons avec la finition de Katoto, la France pouvait passer la vitesse supérieure qui lui manquait pendant les 135 minutes précédentes. "Ce fut le déclic de ce tournoi", ajoutait Eyquem. "Je pensais que Marie-Antoinette Katoto constituait une présence influente sur la pelouse et je voulais apporter beaucoup à l'attaque."

Absente du match d'ouverture, la gardienne néerlandaise Paulina Quaye foulait le terrain lors de la deuxième journée, à Zlaté Moravce. "Elle a été excellente balle au pied et elle contribue à la construction du jeu", relevait l'observateur technique de l'UEFA Jarmo Matikainen, témoin des transitions rapides alors que les Pays-Bas battaient l'équipe de Norvège 1-0. Folkertsma était à l'origine d'un but crucial qui plaçait les Néerlandaises presque en position de se qualifier.

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La Norvège n'a pas pu venir à bout des Pays-Bas lors de la deuxième journée

L'Espagne mettait un terme à sa phase de groupes avec les buts de Lucía García et Nahikari García. Cette dernière donnant une suite aux deux buts qu'elle marqua dans la phase finale 2014 et au doublé dont elle était l'auteure lors du Championnat d'Europe féminin des moins de 17 ans de l'UEFA 2013, ce qui lui avait permis de terminer meilleure buteuse du tournoi.

Les deux joueuses étaient les fers de lance de l'Espagne dans un match où leur sélectionneur López faisait tourner l'équipe, sans vraiment bouleverser le reste. Les deux García se partageaient cinq buts alors que l'Espagne battait la Suisse à Myjava et faisait carton plein avec neuf points en trois matches, dix buts inscrits et aucun encaissé. La Suisse était déjà qualifiée pour les demi-finales, ce qui atténuait la déception de la défaite.

Dans le même temps, la météo faisait des siennes à Zlaté Moravce, se jouant de la tendance au beau temps ensoleillé qui caractérisait par ailleurs tout le tournoi qui se dispute en Slovaquie. La Norvège et le pays organisateur allaient en subir les conséquences.

La Slovaquie contenait bien les assauts norvégiens, atteignant la pause sans concéder de buts pour le deuxième match successif, grâce à une défense disciplinée et engagée, soutenue par des joueuses au fort potentiel physique qui remportaient des duels à la pelle. La largeur était une nouvelle fois l'élément clé de la construction norvégienne, mais les deux équipes devaient composer avec la pluie qui redoublait pendant la pause et forçait l'équipe arbitrale à repousser la reprise.

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La météo a eu raison du match entre la Norvège et la Slovaquie

Le coup d'envoi de la seconde période était donné, mais les conditions se détérioraient et cela poussait l'arbitre, Linn Andersson, à renvoyer les deux équipes aux vestiaires une fois de plus. Alors que les éléments continuaient de se déchaîner, le résultat du match de l'autre groupe arrivait aux oreilles des protagonistes, il n'y avait qu'une décision à prendre.

La France se devait de battre les Pays-Bas pour avoir une chance de se qualifier, même si sa destinée n'était pas tout à fait entre ses mains. Eyquem alignait un 4-2-3-1, mais c'est dans la mentalité que son équipe avait évolué, montrant une grande motivation, de la première à la dernière minute.

Katoto était impressionnante, comme toujours, donnant l'avantage aux Bleues devant Grace Geyoro. Elle était ensuite à l'origine du deuxième but pour remettre son équipe dans la course. Roord inscrivait un autre but de sa position de neuf et demi et le résultat final, 2-1, envoyait les deux équipes en demi-finale. À Zlaté Moravce, les projecteurs avaient rendu l'âme et les deux équipes se mettaient d'accord pour arrêter le match. On se quittait donc sur un match nul sans aucun but de marqué.

L'Allemagne et l'Autriche allaient rejoindre la Slovaquie et la Norvège au rang des éliminés. L'Allemagne sortait avec les honneurs avec une victoire 3-1, Stefanie Sanders inscrivant son troisième but dans ce tournoi et Ivana Feric marquant le premier but de l'Autriche, six minutes seulement avant la fin de son tournoi en Slovaquie. "Je suis fière de la manière dont mon équipe a joué aujourd'hui", réagissait à l'entraîneure autrichienne Irene Fuhrmann.

Avec une moyenne de 3,42 buts par match dans la phase de groupes, une tendance était déjà évidente et allait s'affirmer. Avec 11 buts au total, les demi-finales allaient être les plus prolifiques de l'histoire de ce tournoi, une orgie de buts qui a été complétée par un scénario alléchant.

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La Suisse n'a pas pu conserver son avance à la pause en demi-finales

La France et la Suisse étaient les premières en piste, à Senec. Surprise, Eyquem revenait à son 4-3-3 alors que la Suisse de Nora Häuptle restait fidèle à son 4-1-4-1, avec la pétillante Reuteler seule en pointe, mais loin d'être abandonnée. La jeune joueuse recevait un soutien nourri de la part de ses milieues de terrain alors que la Suisse parvenait à neutraliser les attaques françaises, avec Lesley Ramseier faisant office de plaque tournante de l'équipe helvétique.

Une erreur de la défense française Cissoko se payait cher quand Marilena Widmer voyait Reuteler se présenter face à la dernière défenseure française Estelle Cascarino. Mylène Chavas, la gardienne française, était battue.

Menée un but à zéro à la pause, la France devait revenir, et une fois de plus Eyquem devait ouvrir sa boîte à outils tactiques pour faire évoluer son équipe. 29 secondes plus tard, Clara Mateo et Perle Morroni faisaient leur entrée sur la pelouse et la France reprenait son 4-4-2.

Après 8 minutes et 18 secondes dans la deuxième période, le match avait changé d'âme. Katoto était servie par Mateo pour le deuxième but avant que cette dernière ne corse l'addition. "Les deux remplacements ont rendu l'équipe plus offensive", déclarait Eyquem. "J'avais mis aux repos certaines joueuses dans la première période et cela s'est avéré un bon choix, car ils ont eu un gros impact dans la deuxième."

Pour la troisième fois en trois ans, la Suisse tombait au stade des demi-finales, même si Häuptle pouvait se féliciter d'avoir sept joueuses qualifiables pour la prochaine édition, en Irlande du Nord, en 2017, elles seront plus riches de l'expérience emmagasinée en Slovaquie.

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L'Espagne a remporté un match à suspense dans la deuxième demi-finale

Le deuxième finaliste allait être l'Espagne, qui allait relever son plus grand défi après avoir inscrit 23 buts et n'en avoir concédé que 2. Pour Nuria Garrote, Nahikari García et Andrea Sánchez Falcón, c'était une nouvelle rencontre avec la Néerlandaise Jill Roord, après la finale 2014, à Oslo, et une chance de prendre sa revanche après cette défaite.

Les Pays-Bas prenaient le meilleur départ. Suzanne Admiraal décochait une belle volée qui datait Amaia Peña de 25 m. La capitaine espagnole, Sandra Hernández, faisait bien en frappant de plus loin avant que Roord ne redonne l'avantage aux Pays-Bas juste avant l'heure de jeu.

Deux buts en cinq minutes inscrits par Marta Cazalla et Hernández à nouveau, remettaient l'Espagne en tête, et la capitaine complétait son coup du chapeau avec un tir dévié qui terminait dans les filets hollandais. L'équipe de Jessica Torny n'était pas arrivée là par hasard et Michelle Hendricks faisait se lever tout le stade dans les cinq dernières minutes, terminant en beauté une combinaison rapide avec Soraya Verhoeve, juste récompense du pressing néerlandais.

L'Espagne allait tenir le coup et s'assurer une troisième finale consécutive.

"Les Pays-Bas ont joué sur un rythme élevé, mais au final, nous avons réussi à imposer notre jeu", déclaré l'entraîneur espagnol, Pedro López. "Sandra est arrivée sur ce tournoi avec l'envie de gagner, ce sera sa deuxième finale, elle est toujours prête à tout donner pour l'équipe."

Pour Garrote et Nahikari, c'était l'assurance d'une cinquième finale après 2012/13 et 2013/14 (U17) et 2013/14 et 2014/15 (WU19). En outre, Nahikari allait devenir la joueuse à avoir disputée le plus de finales dans les compétitions de jeunes de l'UEFA, tous sexes confondus, avec 22 apparitions, et Falcón celle qui aura disputé le plus de matches de compétition de jeunes, 40, là aussi garçons et filles confondues.

http://fr.uefa.com/womensunder19/season=2016/technical-report/road-to-the-final/index.html#en+route+pour+finale