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Zhevnov a du mal à y croire

Le gardien du Belarus Yuri Zhevnov avoue que réaliser l'exploit d'avoir battu la France à Saint-Denis "risque de prendre un peu de temps". Laurent Blanc, le sélectionneur français, est lui aussi incrédule, mais pour d'autres raisons.

Zhevnov a du mal à y croire
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Le goal du FC Zenit St. Petersburg a réussi un grand match, à l'image de tous les joueurs de Bernd Stange, pour enfoncer un peu plus encore l'équipe de France, qui en est maintenant à quatre défaites de rang, une première depuis 1937.

"Nous sommes heureux bien entendu. Mais on a eu du mal à faire la fête parce que nous avons laissé toute notre énergie sur le terrain", a déclaré le joueur de 29 ans, 38 sélections. "C'est l'une des plus grandes victoires de notre histoire. Il va falloir du temps avant de réaliser ce que nous avons fait. Peut-être que de retour à notre hôtel, nous serons en mesure de savourer cela."

Mardi, le Belarus recevra la Roumanie, tenue en échec par l'Albanie (1-1) et la concentration devra être maintenue pour la rencontre contre une autre grande nation du football européen, elle aussi en difficulté cependant. "Les victoire vous donnent de la force", rappelle Zhevnov. "Il faut en profiter. Tout le monde a fait preuve d'une grande discipline ce soir. Défenseurs, milieux et attaquants ont tous fait leur travail. Si on continue comme cela, on a une chance de bien faire."

"Je n'ai pas eu tant de travail que cela", a-t-il ajouté. "La France a essayé de frapper de loin mais j'ai pu lire ses tirs. Ils ne m'ont pas posé de problème. On s'attendait à ce que cette équipe connaissent des problèmes à un moment ou à un autre et c'est ce qu'ils s'est passé. Ils sont dans un nouveau cycle et ils étaient vulnérables. Ils ont commis des erreurs et nous les avons exploitées."

Le nouveau sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc ne disait pas autre chose : "Le plus difficile c'est de marquer, de concrétiser ses occasions. Et quand on ne peut pas gagner, il ne faut pas perdre. On avait les moyens de prendre un point au mieux. Rien ne nous a été favorable. Je pense aux blessures (Loïc Rémy et Louis Saha). On est dans une période difficile, rien ne nous sourit. Il va falloir combattre ça".

"J'avais regardé le nombre de sélections et le nombre de buts de mes joueurs. On n'avait pas Karim Benzema, notre meilleur buteur" a-t-il continué sur le site officiel de la Fédération française. "On n'avait pas des gens qui ont l'habitude de marquer en équipe de France. Il va falloir les aider à digérer tout ça avant d'aller en Bosnie où nous attend un match difficile. Dans la mentalité individuelle, il faut être plus performant. Sinon, on n'est pas à l'abri d'une passe en retrait et d'un but. On s'aperçoit qu'on a des joueurs pour conserver le ballon, mais pour faire la différence dans les 25 m, on est toujours à la recherche de ces joueurs."

Les Français se préparent maintenant pour un voyage périlleux en Bosnie-Herzégovine, mardi. Les joueurs de Safet Susuc sont leaders du Groupe D après leur victoire 3-0 au Luxembourg.