L'Italie quitte le tournoi au terme d'une rencontre frustrante : le penalty de Gianfranco Zola en début de match aurait pu mettre les hommes d'Arrigo Sacchi sur la voie des quarts de finale, mais l'attaquant ne parvenait pas à le convertir.
Cette conclusion n'était cependant pas illogique : après leur défaite surprise face à la République tchèque cinq jours plus tôt (2-1), les Azzurri devaient obtenir un meilleur résultat contre l'Allemagne que l'équipe de Dušan Uhrin face à la Russie, dans l'autre match du groupe. L'égalisation des Tchèques sur le fil (3-3) et le score nul et vierge de l'Italie contre l'Allemagne rendent toutefois leur élimination de l'EURO '96 sans doute d'autant plus difficile à digérer.
Face à une sélection allemande finaliste de l'édition 1992 et déjà qualifiée, les Italiens manquaient une occasion en or après seulement neuf minutes, lorsque le dégagement de Mattias Sammer était intercepté par Pierluigi Casiraghi, fauché par le gardien.
Andreas Köpke se rachetait cependant de son erreur en arrêtant le tir du plat du pied de Zola, d'un plongeon inspiré sur sa gauche. Les Allemands se créaient ensuite peu d'occasions, se contentant de gérer les assauts italiens, à plus forte raison après l'expulsion de Thomas Strunz juste avant l'heure de jeu.
Les Azzurri auraient pu marquer par Roberto Donadoni, mais Köpke était impérial. Même cette occasion manquée n'était pas rédhibitoire, car la nouvelle se propageait qu'à Anfield, la Russie, un temps menée 2-0, avait fait son retour et menait contre les Tchèques. Si la Russie et l'Italie conservaient leur score respectif, les hommes de Sacchi étaient qualifiés... Mais c'était sans compter sur l'égalisation de Vladimír Šmicer à Liverpool.