L'EURO vu par le roi des fans polonais
jeudi 28 juin 2012
Résumé de l'article
Notre reporter rencontre le roi des fans de football polonais, Andrzej Bobowski, ravi de l'UEFA EURO 2012, et des supporters irlandais en particulier.
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Andrzej Bobowski de Varsovie est connu comme le roi des fans de football polonais et il a confié à UEFA.com que son pays avait de bonnes raisons d'être fier de son travail à l'UEFA EURO 2012.
Âgé de 72 ans, Bobo a visité une grande partie de la planète grâce au football. "Au total, je me suis rendu à 16 phases finales majeures", a-t-il expliqué à UEFA.com. "J'ai été à neuf Coupes du Monde pour assister à 127 matches. L'UEFA EURO 2012 est mon sixième Championnat d'Europe, et j'ai assisté à 48 matches de cette compétition. Ajoutons à cette liste les Jeux olympiques de Sydney où j'ai assisté à trois matches, dont les finales masculine et féminine. Cela représente 180 rencontres de haut niveau. Parfois je plaisante en disant que personne n'est meilleur que Bobowski."
Il pense que la Pologne a offert un bon EURO en tant que nation. "Sur le plan de l'organisation, tout s'est bien passé, notamment si l'on se rappelle que c'est la première fois que nous organisons un tel évènement et nous avons beaucoup appris."
Bobo a été moins impressionné par les performances de l'équipe nationale, signalant être d'accord avec le sélectionneur Franciszek Smuda qui a dit avoir "joué de manière trop défensive". Il a ajouté que les stars du tournoi jusqu'ici ont été les fans de la République d'Irlande : "Jadis les fans anglais étaient les meilleurs en Europe, maintenant je pense que les n° 1 sont les Irlandais. Même menés 4-0, ils font la fête dans les tribunes. C'est inconcevable pour les supporters polonais."
Bobo ne profite d'aucune aide financière de la Fédération polonaise pour ses différents déplacements en vue de soutenir son équipe, un fait dont il est particulièrement fier. "Lorsque les médias parlent des fans les plus célèbres, on parle souvent de l'Espagnol Manolo, mais c'est plus facile pour lui car sa fédération nationale l'aide depuis longtemps", a ajouté Bobowski. "Je dois tout financer moi-même, même si parfois on m'offre un billet. Je ne compte pas tout le temps que me prennent ces déplacements ni leur coût. C'est toute ma vie."