Ederson : "City peut gagner la Champions League"

Arrivé de Benfica à Manchester City l'été dernier, Ederson s'est imposé dans le but du leader de la Premier League, qui reçoit Bâle, mercredi en 8es retour. UEFA.com se devait d'aller rencontrer le gardien brésilien.

Ederson à l'entraînement avec Manchester City
Ederson à l'entraînement avec Manchester City ©AFP/Getty Images

Né à Osasco dans le sud-est du Brésil, Ederson est arrivé à 16 ans au Portugal, s'imposant aussi vite à Ribeirao, Rio Ave et Benfica qu'à City. Sélectionné pour la première fois par le Brésil en octobre dernier, le double champion du Portugal, 24 ans, fait partie des grands espoirs de son pays à ce poste. UEFA.com est parti à sa rencontre.

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Ederson stoppe un penalty face à Naples
Ederson stoppe un penalty face à Naples©Getty Images

UEFA.com : Parlez-nous de la campagne de Manchester City jusqu'à présent.
Ederson :
Tout se passe bien pour nous en Champions League cette saison. On a fini premiers de notre groupe, et si nous continuons à travailler dur comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant, je pense que nous pouvons aller très loin dans la compétition.

Le jeu au pied est très important pour ce gardien
Le jeu au pied est très important pour ce gardien©Getty Images

La Champions League est très importante pour Manchester City...
Ce club n'a pas encore gagné la Champions League, donc nous pouvons écrire l'Histoire de Manchester City en remportant ce trophée. C'est une véritable source de motivation pour nous tous. Nous sommes conscients qu'il s'agit de la compétition la plus difficile à remporter en Europe, mais je pense que nous avons tout ce qu'il faut pour y parvenir.

Quel est le rôle du gardien dans une formation entraînée par Pep Guardiola ?
C'est un poste très important, le gardien joue beaucoup au pied et est considéré comme le premier relanceur. Guardiola demande à son gardien d'être toujours concentré et capable de jouer court ou d'allonger quand il le faut.

La différence avec un autre joueur de champ est que le gardien n'a pas le droit à l'erreur. À Benfica, on ne me demandait pas autant de jouer au pied. Ici, je n'ai pas le droit de me relâcher une seule seconde.

Ederson, parmi les gardiens les plus chers
Ederson, parmi les gardiens les plus chers

Parlez-nous de votre relation avec lui...
Travailler avec Pep est quelque chose d'incroyable. C'est un super entraîneur, dont les schémas tactiques permettent vraiment à l'équipe d'être performante. En match, on ne fait que répéter ce que l'on a travaillé à l'entraînement.

Il a permis à l'équipe de franchir un nouveau palier, surtout au niveau du jeu de passes et de la conservation du ballon. Il fait tout pour que cela nous semble facile de jouer au football.

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Vous avez déjà affronté Guardiola, alors entraîneur du Bayern, quand vous étiez à Benfica...
Oui, ce fut un match très difficile face à une grande équipe. À l'aller, en Allemagne, nous nous étions dit "n'ayons pas peur de pratiquer notre football". On a très bien défendu, mais on a malheureusement perdu 1-0. L'équipe a ensuite livré un autre superbe match au retour, mais ça n'a pas suffi. Nous étions si près des demies, mais nous sommes tombés sur plus fort...

Ces rencontres m'ont beaucoup appris. J'ai pu me rendre compte de l'importance de rester concentré à 100 % lors de ce genre de matches. La moindre erreur se paie cash. Il est très important de bien communiquer avec ses coéquipiers, de s'entraider sur le terrain.

Ederson face au Zenit
Ederson face au Zenit©AFP/Getty Images

Quel souvenir gardez-vous de votre première en Champions League, face au Zenit Saint-Pétersbourg ?
J'étais calme en apprenant que j'allais jouer. Je savais qu'il s'agissait d'une rencontre très importante pour Benfica. Je voulais surtout prendre du plaisir et montrer de quoi j'étais capable. Je pense avoir bien joué.

Découvrir la Champions League à l'occasion d'un 8e de finale représentait un grand pas en avant pour ma carrière. J'étais très heureux de disputer un match de la sorte et j'ai quitté la pelouse satisfait de ma prestation. Je me suis rendu compte ce soir-là à quel point la Champions League était une compétition spéciale. J'en garde un souvenir extrêmement positif.

Parlons de votre enfance, au Brésil. Comment avez-vous découvert le football ?
J'ai commencé à jouer dans la rue, avec mes amis et mes cousins. On jouait pieds nus, sur du béton, ça faisait très mal aux orteils ! J'ai eu une enfance très heureuse, j'ai passé énormément de temps à jouer au football étant gamin. C'est à ce jeune âge que je suis tombé amoureux du football.

J'ai commencé en tant qu'arrière gauche, mais j'avais du mal à marquer les ailiers rapides. Alors j'ai demandé à mon coach de l'époque de me mettre au but. Je m'en suis bien tiré lors de mon premier entraînement et je n'ai plus quitté ce poste depuis.

Ederson sous le maillot de Benfica
Ederson sous le maillot de Benfica©AFP/Getty Images

Vous avez débarqué en Europe à 16 ans...
Oui, c'était très difficile au début. Être loin de chez soi à un si jeune âge, ce n'est pas évident. Mais au moins, les gens parlent la même langue au Portugal et la nourriture n'est pas trop différente. Je me suis vite fait des amis brésiliens à Benfica, ils m'ont beaucoup aidé à trouver mes marques.

Après, j'ai signé à Rio Ave où je jouais déjà avec les pros à 18 ans. J'y ai passé trois années très importantes pour ma formation. Ce club m'a permis de beaucoup progresser et je leur en suis très reconnaissant. Je suis ensuite retourné à Benfica, où j'ai remporté cinq titres en deux superbes années au club.

La présence de Júlio César, gardien que vous avez remplacé, à Benfica a dû énormément vous aider ?
Oui, il était déjà là à mon arrivée au club et il m'a énormément aidé. Il était toujours là pour me donner des conseils, j'ai beaucoup appris à ses côtés. Il a remporté de nombreux titres en Europe.

Lui parler et le regarder s'entraîner m'a permis de progresser. Je tiens à le remercier. Partager une chambre et un vestiaire avec lui aura été très important pour ma carrière. C'est un homme humble et un bosseur hors-norme.

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