Inzaghi, les 70 fruits de la passion
mardi 16 novembre 2010
Résumé de l'article
Le buteur de l'AC Milan Filippo Inzaghi est engagé sur un long chemin pour revenir après sa blessure au genou mais il s'accroche aux émotions que lui ont procurée ses 70 buts, un record, dans les Coupes d'Europe.
Contenu médias de l'article
Corps de l'article
Le buteur de l'AC Milan Filippo Inzaghi est engagé sur un long chemin pour revenir après sa blessure au genou mais il s'accroche aux émotions que lui ont procurées ses 70 buts, un record, dans les Coupes d'Europe.
Le joueur de 37 ans a égalé Raul Gonzalez lors du nul 2-2 contre le Real Madrid CF, dans la 4e journée de l'UEFA Champions League.
Son record - Tout le monde sait ce que j'ai ressenti. Malheureusement, le but du Real a un peu gâché cette superbe soirée. Cela dit, la clameur de San Siro qui m'a accueilli, et puis ce record, que j'ai tant essayé de battre, devant mes propres supporteurs, face au Real, dans un match qu'on perdait... C'était de très belles émotions que je garderai toujours dans mon cœur.
José Mourinho - Il tient toujours des propos sympas sur moi. Il y a beaucoup de respect, même s'il n'a jamais été mon entraîneur. Il a quand même félicité un joueur qui venait de marquer deux buts à son équipe, dans ce stade, avec un public hostile. Il m'a embrassé et m'a félicité pour mon record. C'était un beau geste de fair-play.
Ses débuts - Je me souviens de mes premières années professionnelles. Je me souviens que mon frère et moi marquions beaucoup de buts. Puis j'ai débuté ma carrière à Piacenza, j'ai passé ma première année à Leffe. J'avais 19 ans et c'était la première fois que je partais de chez moi. Je ne jouais pas beaucoup au début, mais ça ne me dérangeait pas de faire des sacrifices. Puis j'ai joué en C1 et j'essayais de marquer. C'était des années importantes. Puis, petit à petit, j'ai réalisé que je pouvais en faire mon métier. Puis, lors de mon passage à l'Atalanta, quand j'avais 23 ans, j'ai terminé meilleur buteur de Serie A. C'est à ce moment que j'ai réalisé que je pouvais avoir une grande carrière au plus haut niveau.
Sa première blessure - Je m'en souviens car, dès le premier jour, même si j'avais souvent été dans l'équipe adverse, j'ai ressenti un lien fort avec les supporteurs du Milan. Jusqu'en décembre, je jouais bien et je marquais beaucoup, puis j'ai eu cette blessure à un moment critique. J'étais écarté de l'équipe, et malheureusement, ce n'était pas une bonne période pour le Milan AC. Je me souviens de ce match contre Torino, parce que la veille, même si je n'avais pas joué de tout le printemps, tout le monde disait que j'étais en grande forme, que je m'étais vite remis sur pied. Le jour du match, Milan perdait, et j'ai été épaté par le public qui a commencé à m'applaudir quand je me suis levé, parce que tout le monde voulait que je joue, à San Siro. Et bien après tant d'années, j'ai vécu la même chose contre le Real. C'est beau. Je crois que les supporters ont compris que je joue parce que j'aime ce que je fais. Le reste ne m'intéresse pas. C'était vraiment grisant pour moi.